Skip to main content

Annexe

Pionnier : Algonquin and Lakeshore Catholic District School Board

David DeSantis, directeur de l’éducation, Algonquin and Lakeshore Catholic District School Board

Avant le début de l’enquête, certains districts scolaires de premier plan et de nombreux éducateurs avaient déjà commencé à remettre en question leur méthode d’enseignement en littératie et faisaient en sorte que leurs pratiques concordent avec les avancées scientifiques sur l’apprentissage de la lecture.

En 2018, notre équipe multidisciplinaire entamait des discussions autour des lacunes constatées dans les compétences en lecture et écriture des élèves du palier élémentaire et au-delà. Le personnel clinique notait des tendances alarmantes dans les évaluations psychopédagogiques qui résultaient non pas d’une hausse des besoins particuliers, mais des lacunes au niveau de la conscience phonémique et phonologique et de l’analyse graphophonétique qui auraient dû être traitées en classe bien avant les évaluations formelles.           

Il en a résulté des discussions enrichissantes concernant la refonte de l’enseignement de niveau 1, des évaluations et des mesures de soutien à l’éducation de l’enfance en difficulté dans les écoles pour tous les élèves de l’élémentaire. Notre équipe a reconnu qu’il y avait là un enjeu d’équité qui ne pouvait être traité que par un plan systémique visant à renforcer les compétences des éducateurs et des responsables, en commençant par les tendances observées et en s’appuyant sur les enseignements tirés d’une année sur l’autre. 

La formation à distance du personnel, initiée durant la pandémie, était loin de constituer une solution idéale. Néanmoins, la motivation profonde de notre démarche était la conviction que les enfants ne pouvaient pas attendre plus longtemps. Nous avons lancé la formation du personnel sans certitude quant à sa réception, mais elle a été accueillie avec enthousiasme et soulagement. Les membres du personnel ont apprécié d’être écoutés et aidés face aux difficultés qu’ils rencontraient dans leurs classes, sans pour autant disposer des compétences ou des outils nécessaires. 

À la fin de l’année 2020, des objectifs précis liés à la science de la lecture ont été intégrés à notre plan stratégique pluriannuel afin que toutes les écoles respectent nos engagements. De même, nous avons simplifié le plan stratégique pluriannuel et les plans d’amélioration de l’école pour le rendement et le bien-être des élèves, réduisant ainsi le nombre de priorités contradictoires afin de fixer des objectifs précis en assurant le suivi nécessaire pour les atteindre.

En définitive, nous considérons que notre contribution dans le domaine de la science de la lecture au sein de l’Algonquin and Lakeshore Catholic District School Board est essentielle à notre mission qui vise à ce que tout un chacun se sente aimé et inspiré et réussisse.

 


 

Les écoles publiques du Lakehead District School Board s’engagent à suivre les recommandations de la CODP formulées dans le rapport « Le droit de lire »

Whitney Lundstrom, éducatrice

À l’instar de la CODP, les écoles publiques du Lakehead District School Board s’engagent pleinement dans l’amélioration des méthodes d’enseignement en littératie pour tous les élèves. Depuis le début de l’année 2021, elles ont formé leur personnel enseignant à plusieurs reprises, s’appuyant sur les recommandations du rapport « Le droit de lire ». Elles ont organisé des discussions et des ateliers de perfectionnement professionnel visant à déceler les obstacles et à les éliminer, comme les méthodes fondées sur les systèmes d’indices et la littératie équilibrée, pour se conformer aux recommandations formulées dans le rapport de la CODP.

Durant ces ateliers de formation professionnelle, destinés au personnel d’immersion en français dans les écoles élémentaires, nous avons abordé les fondements de la science de la lecture, ainsi que les six éléments clés pour viser un enseignement efficace en littératie. Nous avons eu recours à des ressources comme « Pratique Phonémique », « Alphagraphe », « I can read in French », et à des textes décodables permettant d’assurer un enseignement explicite, systématique et direct, que ce soit en classe entière, en petits groupes ou en tête-à-tête avec un élève.

Les écoles publiques du Lakehead District School Board reconnaissent l’importance de détecter au plus tôt les besoins des élèves en matière de littératie. Les enseignantes et enseignants ont participé à la formation IDAPEL et ont mis en œuvre des outils de dépistage dans leur enseignement. Les résultats de ces évaluations permettent de planifier et de mettre en place des mesures d’intervention mettant l’accent sur les méthodes d’apprentissage de la lecture au primaire.

En continuant de faire évoluer et d’affiner ses méthodes d’enseignement, tout en explorant de nouvelles formes d’apprentissage, les écoles publiques du Lakehead District School Board entendent rendre l’enseignement en littératie aussi juste et accessible que possible, pour le bien de tous les élèves.

 


 

Le Trillium Lakelands District School Board améliore l’enseignement de la lecture pour TOUS les élèves

Lindsey Sheldrake, conseillère en littératie, et Melanie Blackburn, conseillère de la petite enfance 

Notre engagement en faveur de l’amélioration du rendement des élèves est ce qui a motivé le Trillium Lakelands District School Board à accueillir avec enthousiasme le rapport de la CODP. En avril 2022, Wes Hahn, le directeur du conseil scolaire, a convié tous ses éducateurs pour former un « comité consultatif en littératie » afin de réfléchir aux conclusions du rapport et de recueillir leur avis sur les mesures efficaces qui pourraient être prises. À l’issue de cette réflexion, Jay MacJanet, le surintendant et son équipe pédagogique ont élaboré un plan stratégique triennal visant à renforcer l’enseignement en littératie. Ce plan devait être lancé en septembre 2022. Les mesures stratégiques mises en œuvre dès la première année ont significativement amélioré le rendement des élèves durant l’année scolaire 2022-2023 :

  • Mise en place de formations professionnelles continues et fourniture de ressources à tous les éducateurs en maternelle et en 1re année, concernant les compétences de base en littératie et leurs méthodes d’enseignement. 
  • Recrutement de tuteurs en lecture afin d’apporter un soutien aux élèves de la maternelle à la 8e année.
  • Distribution de ressources pédagogiques permettant au personnel enseignant d’employer les nouvelles notions de façon efficace.
  • Acquisition de nouveaux livres décodables permettant aux élèves de pratiquer l’analyse graphophonétique et la conscience phonologique lors de leur apprentissage de la lecture.
  • Affectation d’un accompagnateur pédagogique dans chaque école afin de faciliter la mise en œuvre des nouvelles méthodes d’enseignement en littératie.
  • Fourniture d’outils destinés à l’évaluation des compétences de base.
  • Participation à un projet pilote portant sur l’évaluation des outils de dépistage.

Enseignante en maternelle à la Monck Public School, Lindsay Nelan a tout de suite modifié son enseignement de la lecture. « En tant que conseil, nous nous sommes mobilisés pour maîtriser les compétences de base en littératie, nous avons analysé en détail les différentes étapes d’une évaluation de qualité et nous avons obtenu les ressources nécessaires pour amorcer immédiatement la transformation de notre enseignement. Désormais, dans chaque classe et dans chaque école, tous les élèves peuvent se voir dispenser un enseignement explicite comparable pour une meilleure continuité pédagogique dans leur parcours scolaire, d’une année à l’autre, et d’un établissement à l’autre. »

Pour la 2e année, le Trillium Lakelands District School Board a initié le dépistage précoce des troubles de la lecture et a formé l’équipe pédagogique pour qu’elle tienne lieu de mentore et garantisse tant l’efficacité que la pérennité de la mise en œuvre efficace du système. Depuis septembre 2023, des accompagnateurs et des spécialistes ont fourni un soutien direct au personnel enseignant, en les faisant participer à des ateliers de perfectionnement professionnel au sein des écoles, axés sur la collecte, l’analyse et l’interprétation des données issues des dépistages en lecture. À présent, l’ensemble des enseignantes et enseignants de la maternelle à la 3e année dans nos 41 écoles élémentaires ont été formés à l’utilisation d’Acadience, un outil devenu central dans leur travail en classe. L’équipe pédagogique continue de soutenir au quotidien le personnel enseignant dans les écoles qui lui sont attribuées. Elle favorise la mise en œuvre du nouveau curriculum en effectuant une planification concertée, en assurant un enseignement direct, en organisant des ateliers d’apprentissage lors des réunions du personnel, en prévoyant des journées pédagogiques et en animant des séances de formation lors des pauses déjeuner. 

Nous vivons une période enthousiasmante dans le domaine de l’éducation et nous sommes fiers de voir comment la communauté d’apprentissage du conseil scolaire a évolué et s’est renforcée afin de promouvoir une éducation pour TOUT LE MONDE.

 


 

La transformation de la littératie au sein du Greater Essex County District School Board

Angeline Humber, conseillère pédagogique - Français langue seconde

Le Greater Essex County District School Board a reconnu qu’il est nécessaire que tous ses élèves, dans tous les programmes, profitent d’une expérience d’apprentissage équitable, inclusive et accessible en littératie. S’inspirant des recommandations formulées dans le rapport sur l’enquête « Le droit de lire », l’équipe de littératie du conseil a élaboré et lancé un plan ambitieux, mais indispensable, en commençant par mettre l’accent sur l’enseignement de la lecture de la maternelle à la 3e année. Nous étions conscients que la réussite de ce plan dépendait de l’autonomisation et du renforcement des compétences de nos éducateurs. 

Notre équipe de littératie, regroupant des membres du service de l’éducation de l’enfance en difficulté et des programmes, s’est appuyée sur son expertise interne ainsi que sur les connaissances d’organismes et de spécialistes externes afin de réduire l’écart entre les travaux de recherche et la mise en pratique. Nous avons reconnu que chaque communauté scolaire possède des atouts et des savoirs spécifiques en matière de littératie structurée et avons opté pour un travail en petites équipes scolaires afin d’évaluer les compétences de chaque école et d’adapter l’apprentissage selon les besoins.

Conscients depuis longtemps de l’importance d’un dépistage précoce universel, nous avions débuté en 2019 une formation sur la mise en œuvre des évaluations Acadience Reading et IDAPEL. Notre équipe centrale, incluant le personnel enseignant spécialisé dans le soutien à l’apprentissage et l’anglais langue seconde, a déployé ces outils et collecté des données afin d’éclairer notre prise de décisions. Nous visons à présent l’extension de ces capacités de dépistage par la formation de tous les éducateurs de la maternelle à la 2e année.

Nous avons également examiné les ressources en littératie employées dans nos écoles, effectuant une analyse des lacunes qui a permis de repérer les ressources obsolètes, non conformes à l’état actuel de la recherche ou sans lien avec les programmes-cadres de l’Ontario. Notre équipe a donc acquis de nouvelles ressources afin de moderniser et de diversifier notre bibliothèque de sorte qu’elle corresponde davantage aux diverses identités de nos élèves, tout en se conformant aux méthodes fondées sur des données probantes d’évaluation et d’enseignement de la lecture. Conscients de la nécessité d’effectuer une évaluation diagnostique fondée sur la recherche pour le programme French Immersion, nous avons formé, avec l’aide financière du ministère de l’Éducation, une équipe interdisciplinaire dans tout le Canada en vue de mettre au point un nouvel outil d’évaluation diagnostique.

Nous sommes fiers des progrès que nous avons accomplis dans l’enseignement de niveau 1 de la maternelle à la 3e année. Le rapport sur l’enquête “Le droit de lire” nous a servi de boussole et de moteur pour apporter des changements positifs au sein de notre système éducatif. Nous poursuivons notre collaboration pour que les éducateurs et leurs élèves aient les moyens d’agir dans le cadre des efforts que nous déployons en permanence pour appliquer les recommandations de ce rapport. 

 


 

Le Waterloo Region District School Board met en place un système de perfectionnement professionnel en cours d’emploi 

Ines Bijl, éducatrice

Le Waterloo Region District School Board se réjouit des progrès accomplis dans la mise en place de la littératie structurée pour l’enseignement de la lecture dans l’ensemble de son réseau. Cette initiative a débuté à l’été 2021, avant même la diffusion du rapport sur l’enquête « Le droit de lire ». Depuis, notre expérience s’est enrichie et nous avons procédé à plusieurs ajustements bénéfiques tant pour les administrateurs et le personnel enseignant que pour les élèves eux-mêmes.

Parmi les évolutions notables au sein du conseil scolaire, citons l’intégration d’un enseignant-ressource en lecture à temps partiel. En tant qu’éducateurs sur le terrain, les enseignants-ressources en lecture jouent un rôle essentiel en aidant leurs collègues à mettre en œuvre un enseignement explicite et systématique, axé sur la conscience phonémique et l’analyse graphophonétique. Ils fournissent un soutien régulier, ciblé et opportun aux enseignantes et enseignants en classe, contribuant ainsi à l’amélioration de l’enseignement de niveau 1. Ils se sont avérés essentiels dans la mise en œuvre des nouvelles initiatives de littératie dans tout le conseil scolaire, notamment celles d’UFLI et d’Acadience. Leur capacité à effectuer un suivi des progrès et à tenir compte des données dans le cadre d’un enseignement en petits groupes a constitué un aspect clé de leur rôle. 

Les enseignants-ressources en lecture et le personnel enseignant formé invitent leurs collègues à venir dans leurs classes, notamment ceux qui n’ont pas encore suivi de formation. Ces moments d’observation facilitent la collaboration de manière à renforcer l’adoption de la littératie structurée. 

Au Waterloo Region District School Board, nous sommes extrêmement fiers de nos éducateurs, eu égard aux efforts qu’ils déploient pour mettre en œuvre la littératie structurée et au dévouement dont ils font preuve pour que chaque élève sache lire et acquière des compétences!

 


 

Le Greater Essex County District School Board élabore et distribue ses ressources en classe

Le nouveau continuum des apprentissages linguistiques (Annexe B3) (en anglais uniquement) explique de manière détaillée les éléments de la syntaxe, de la structure de phrase, de la grammaire, de l’usage des majuscules et de la ponctuation à enseigner de façon explicite et systématique. Ces éléments n’étaient pas précisés dans le curriculum (Français) de l’Ontario de 2006. Pour de nombreux membres du personnel enseignant, l’enseignement explicite de ces nuances de la langue est une approche totalement inédite.

Pour pallier le manque de ressources permettant de soutenir les éducateurs dans la mise en œuvre des nouvelles directives, Melinda Hinch, orthophoniste pour le Greater Essex County District School, a recensé et adapté des plans de cours du Syntax Project, disponibles en libre accès. Elle a adapté ces excellents outils australiens pour qu’ils respectent les exigences du nouveau programme ontarien et a les mis à la disposition de ses collègues éducateurs du Greater Essex County District School. De plus, en partageant ces ressources sur ONlit.org, ce conseil scolaire de district a fait un magnifique cadeau aux enseignantes et enseignants de la province.
 

 


 

L’approche novatrice d’une école des Premières Nations en faveur du droit de lire

Catherine Shawana, leader pédagogique du curriculum de la maternelle à la 8e année, Lloyd S. King Elementary School Première Nation mississauga de New Credit

En tant que leader pédagogique du curriculum allant de la maternelle à la 8e année et éducatrice des Premières Nations dans une école financée par le gouvernement fédéral et administrée par une bande, je me suis sentie obligée de donner suite au rapport « Le droit de lire » publié par la Commission ontarienne des droits de la personne et de faire respecter les Normes d’exercice de la profession enseignante. Inspirée par l’étendue des recherches et le savoir de mes prédécesseurs, l’idée de revoir l’enseignement de la littératie a commencé à germer. Le rapport « Le droit de lire » a montré de manière flagrante que les groupes protégés par le Code étaient caractérisés par les plus grandes lacunes en matière de rendement. Face à l’ampleur des défis systémiques qui se présentaient à nous, il était impératif de réfléchir à notre rôle en tant qu’éducateurs engagés pour la réussite de nos élèves dans leurs apprentissages.

Au printemps 2020, nous nous sommes alors plongés dans l’étude approfondie de la science de la lecture, constatant que la première étape devait consister à enrichir nos connaissances, nos compétences et notre compréhension des travaux de recherche. Nous avons commencé notre perfectionnement professionnel en visionnant des vidéos, en écoutant divers balados, en participant à des webinaires et en constituant une bibliothèque professionnelle contenant les dernières publications. L’International Dyslexia Association of Ontario (IDA Ontario) s’est révélée être une mine de renseignements utiles pour monter en compétences. Nous avons pris part à la conférence sur la littératie et l’apprentissage, ainsi qu’aux formations « Top 10 Tools » et « Basics of Decoding and Spelling Instruction ». À ce stade, nous étions prêts à mettre en pratique nos nouvelles connaissances.

Notre transition vers la littératie structurée a débuté par la mise en œuvre des éléments clés. Après avoir défini un cadre et une progression, nous avons pu mettre au point notre méthode. Rapidement, nous avons passé en revue les outils de dépistage universel et, à l’automne 2023, nous avons choisi de soumettre TOUS nos élèves, de la maternelle à la 8e année, à un test de dépistage. Cet outil devait nous fournir les données essentielles pour confirmer nos besoins en matière d’enseignement de niveau 1. Nous avons logiquement mis en place un système de soutien à plusieurs niveaux. Je suis fière de pouvoir dire que notre collaboration et notre engagement commencent à porter leurs fruits. Nous voyons des enfants rayonnants, ayant confiance en leurs compétences de base en littératie, et nous sommes en voie de réduire les écarts!

L’école a réagi au rapport « Le droit de lire » de la Commission ontarienne des droits de la personne avec beaucoup d’entrain et un sens aigu des responsabilités. Nous avons constaté les conséquences sur la communauté d’un apprentissage insuffisant de la lecture. Nous reconnaissons et rendons hommage aux sept générations qui nous ont précédés et nous nous engageons pour les sept prochaines générations.

 


 

Expérience du Near North District School Board avec la littératie structurée 

Stephen Krause, directeur du rendement et du bien-être des élèves, de la maternelle à la 12e année

En tant que directeur du rendement et du bien-être des élèves de la maternelle à la 12e année, avec un accent particulier sur la littératie dans mes fonctions, j’ai eu l’honneur de contribuer à la manière dont le Near North District School Board a accueilli le rapport « Le droit de lire » de la Commission ontarienne des droits de la personne. 

Depuis le printemps 2020, notre équipe s’est investie pour que la littératie structurée fasse partie de notre curriculum dans tout le réseau. La publication du rapport « Le droit de lire » en février 2022 nous a permis de faire concorder notre enseignement et nos efforts préalables avec ses recommandations, nous en servant ainsi pour sensibiliser et éclairer toutes les parties prenantes au sein de notre district sur les mesures à prendre dans tout le réseau. 

Nous avons commencé par proposer à nos éducateurs des formations professionnelles dirigées par notre orthophoniste principale, Kara Macie. Cette initiative avait pour objectif non seulement de renseigner les éducateurs, mais aussi de leur fournir les outils et les stratégies nécessaires pour favoriser l’apprentissage de la lecture et de l’écriture de manière efficace. Pour de nombreux éducateurs et administrateurs, ce moment a été décisif pour saisir les modifications à apporter à notre méthode d’enseignement de la littératie. Il a aussi incité notre conseil à s’intéresser de près à l’enseignement de la littératie et à faire profiter nos éducateurs de son expertise en les mettant en relation avec un réseau de spécialistes en la matière.

Les efforts, le soutien et la collaboration considérables dont nous avons fait preuve nous ont permis de franchir plusieurs jalons importants dans le cadre de nos initiatives en matière de littératie. Notre principal accomplissement a été l’adoption précoce d’Acadience Reading comme outil d’évaluation et de dépistage pour tous nos élèves de la maternelle à la 8e année. Nous en sommes actuellement à la 2e année de mise en œuvre volontaire par nos éducateurs en littératie à l’échelle du réseau. Cet automne, nous avons récolté les données de critères pour plus de 80 p. 100 de nos élèves de l’élémentaire et plus de 90 p. 100 de nos élèves de la maternelle à la 2e année, permettant une détection rapide et précise des élèves ayant des difficultés en matière d’apprentissage de la lecture et facilitant la prise de décision au niveau des élèves, des classes et de l’ensemble du réseau. 

Ces premières initiatives se sont révélées très positives. Nous avons observé une hausse de la confiance et des aptitudes en lecture et écriture parmi les élèves, leur permettant d’atteindre leur plein potentiel et de réussir sur le plan scolaire. À l’avenir, nous comptons capitaliser sur ces réussites et affiner nos stratégies afin de mieux satisfaire les besoins en constante évolution de nos élèves aux profils variés.

La réaction du Near North District School Board au rapport « Le droit de lire » a été marquée par un dévouement, un esprit de collaboration et un engagement sans faille à l’égard de la réussite de chaque élève du district. Malgré les défis à venir et la conscience que notre travail est encore loin d’être achevé, nous sommes convaincus que nous pourrons apporter des changements significatifs et dessiner un horizon où chaque élève pourra s’épanouir par le biais de la littératie. Ensemble, nous continuerons à assurer aux prochaines générations un avenir plus radieux.

 


 

Le dépistage effectué par le Northeastern Catholic District School Board met en évidence les effets positifs de la littératie structurée

Daphne Brumwell, surintendante de l’éducation

Lorsque le rapport sur l’enquête « Le droit de lire » a été publié, nous avons immédiatement pris des mesures. Nous avons constitué un comité chargé de l’examen des recommandations, de la participation à la formation sur la littératie structurée et de l’élaboration d’un plan de mise en œuvre.

À l’automne 2022, toutes nos classes de niveaux élémentaire et intermédiaire ont adopté la littératie structurée, privilégiant l’enseignement explicite de la conscience phonologique et de l’analyse graphophonétique. À l’automne 2023, cet enseignement explicite s’est étendu à l’écriture, à l’orthographe, à la grammaire et au vocabulaire au sein de nos cycles moyen/intermédiaire. 

La mise en œuvre du dépistage en lecture pour tous les élèves de la maternelle à la 8e année a constitué une étape clé du processus. Depuis l’automne 2022, notre équipe tente de repérer trois fois par an les élèves à risque au moyen de l’évaluation aimsweb™ Plus. Pour la première fois depuis plus de dix ans, nous pouvons visualiser l’ensemble des données de chaque élève. Bien que les progrès soient lents, nous pouvons déjà nous réjouir des deux résultats suivants :

  • À l’automne 2022, notre dépistage révélait que 43 p. 100 de nos élèves de 2e année de maternelle étaient à risque. À l’automne 2023, nous avons constaté avec satisfaction que ce chiffre n’était plus que de 31 p. 100. Pour notre deuxième année de mise en œuvre, notre objectif est d’atteindre un taux encore inférieur.
  • Pour l’année 2022-2023, les résultats de dépistage révélaient que 87 p. 100 de nos élèves de 1re année étaient à risque en septembre. Les modifications apportées à l’enseignement en classe ont réduit ce chiffre à 74 p. 100 en juin. 

Ces données sont essentielles si l’on veut planifier des mesures d’intervention à plusieurs niveaux pour nos élèves. Le soutien fourni en classe par nos éducateurs, nos enseignants-ressources et nos responsables est maintenant mieux ciblé et adapté aux besoins des élèves. Nous attendons avec impatience de mesurer les effets des efforts que nous avons déployés! Nous remercions vivement les éducateurs dévoués qui ont souscrit à notre vision et qui se forment au quotidien pour que chaque élève du conseil scolaire puisse apprendre à lire et à écrire dans les meilleures conditions. 

 


 

Le dépistage et les mesures d’intervention du Renfrew County District School Board favorisent la progression des élèves

Jordan Sloan, accompagnateur en littératie bilingue, Petawawa, Deep River et Madawaska Valley

Avant la publication du rapport sur l’enquête « Le droit de lire », les accompagnateurs en littératie bilingues du Renfrew County District School Board, un conseil scolaire modeste, mais couvrant une vaste zone géographique de l’Est de l’Ontario, s’étaient déjà intéressés à la littératie structurée. Suite au rapport et à ses recommandations sur le dépistage, nous avons décidé de lancer notre projet afin de déterminer les moyens à employer pour fournir un soutien structuré à l’apprentissage de la littératie. 

 

Six enseignantes et enseignants spécialisés dans les mesures de soutien et d’intervention en littératie (LIST) se sont chargés du dépistage chez tous nos élèves, de la 2e année de maternelle à la 2e année de l’élémentaire. Le dépistage nous a permis de recueillir des données utiles pour déterminer comment apporter un soutien efficace au réseau. Les LIST interviennent sur des périodes de six semaines dans les écoles du comté, et parallèlement, les accompagnateurs en littératie travaillent avec le personnel enseignant à la mise en œuvre des pratiques de littératie structurée de niveau 1. 

Cette année, les ressources financières ont été réduites, d’où la présence de seulement trois LIST. Néanmoins, nous avons intensifié nos efforts pour promouvoir la littératie structurée parmi le personnel enseignant et pour intégrer le programme de l’UFLI dans nos classes, renforçant ainsi notre capacité dans tout le conseil scolaire. Les enseignantes et enseignants témoignent de leurs réussites et nous observons des progrès tangibles chez nos élèves. Nous poursuivons notre progression avec la mise en place de partenaires en littératie dans chacune de nos écoles en espérant élargir notre formation en matière de dépistage, d’évaluation des élèves et d’évaluation des programmes.

 


 

Le Limestone District School Board et son « grand plan » pour la littératie

Erika Chesnick, éducatrice

À l’automne 2022, ma supérieure, la surintendante adjointe Stephanie Sartor, et moi-même avons pris le temps de définir la voie que nous souhaitions que le Limestone District School Board emprunte en matière de littératie. Après avoir lu intégralement le rapport sur l’enquête « Le droit de lire », nous avons déterminé les domaines où le conseil pouvait améliorer son soutien aux élèves. C’est ainsi que notre plan quinquennal, surnommé « le grand plan », a commencé à se dessiner, avec, pour la première année, l’objectif de mettre en œuvre plusieurs mesures avec passion et rigueur.

Un volet du « grand plan » visait à accroître les compétences de nos responsables. Dès le début, Stephanie et moi avons reconnu la nécessité de faire en sorte que nos responsables, ceux qui sont aux manettes, pour ainsi dire, saisissent bien notre vision. C’est dans cet esprit que nous avons lancé une série de formations professionnelles sur la littératie au sein du conseil. Tout au long de l’année scolaire, nous avons organisé sept séances de formation pour nos directeurs d’école élémentaire et quatre pour nos directeurs adjoints, axées sur la littératie structurée, le dépistage universel et le leadership en matière de mise en œuvre et de gestion du changement. 

Nos administrateurs se sont engagés dans ce processus en écoutant des balados, en analysant des données de dépistage, en participant à divers types de leçons (UFLI, Word Connections, Morpheme Magic, etc.) et en lisant des chapitres du livre « Speech to Print », ainsi que des articles portant sur la littératie. Comme tout professionnel travaillant dans les écoles de l’Ontario vous le dira, il n’est pas simple de s’absenter de son établissement. Pourtant, nos responsables ont manifesté leur enthousiasme, leur engagement, leur motivation commune et leur souhait collectif d’améliorer la situation de nos élèves. 

Nous les avons vus prendre en main leur apprentissage afin d’améliorer la situation dans leurs établissements. Que ce soit en collaborant avec les éducateurs pour recueillir les données du dépistage universel, en organisant des clubs de lecture à l’école, en intégrant l’enseignement explicite du vocabulaire aux annonces matinales ou en dirigeant leurs propres petits groupes d’intervention en littératie, nos responsables tiennent le bon cap.

 


 

L’Upper Canada District School Board propose un soutien intensif visant à renforcer la confiance et la réussite des élèves au secondaire.

Le directeur de l’éducation de l’Upper Canada District School Board a mis en avant la mise en œuvre des recommandations du rapport de la CODP. Il a procédé à une évaluation de tous les établissements scolaires afin de savoir quels types de ressources s’y trouvent disponibles pour l’enseignement de la lecture et son soutien. Des tests de dépistage ont ensuite été effectués à différents niveaux scolaires, révélant un nombre préoccupant d’élèves non-lecteurs et des retards significatifs, notamment chez les élèves de 6e année et au-delà. 

Un plan d’action a été mis sur pied, comprenant une approche pluridisciplinaire et une collaboration avec la société LEARNstyle afin d’assurer des mesures d’intervention intensives de niveau 3 en lecture pour les élèves les plus âgés, et ce, tout en accroissant la capacité du conseil en formant les éducateurs au programme de lecture corrective « SRA Corrective Reading ».

Au début du programme, les formateurs de LEARNstyle ont mené quotidiennement des interventions personnalisées auprès des élèves, via Zoom. Par la suite, le conseil s’est engagé à certifier au moins un enseignant-ressource en éducation de l’enfance en difficulté par école élémentaire afin d’enseigner le programme de lecture corrective. En outre, les élèves du secondaire suivant des cours d’anglais élaborés localement participeront au programme de lecture corrective en fonction des résultats du dépistage. 

 

Cas pratique :

L’élève « N » manquait de confiance en ses capacités de lecture. En 9e année, après avoir été évalué au programme de lecture corrective à un niveau équivalent à la 4e année, il se détachait de l’école et refusait de participer à la plupart des cours. L’élève « N » a accepté de participer au programme de lecture virtuelle avec un suivi personnalisé. Les séances se sont déroulées dans le bureau d’orientation, lieu où il se sentait à l’aise. Dès le premier jour, il a fait part de son enthousiasme pour le programme, se sentant valorisé. Progressivement, sa confiance s’est renforcée. Malgré son absence régulière à d’autres cours, il s’est pleinement investi dans les séances de lecture corrective. Lors d’une évaluation dans son cours d’anglais, il a expliqué l’importance à ses yeux de cette intervention en lecture. Voici un extrait de son témoignage :

«... J’ai choisi d’écrire au sujet de mon programme de lecture, car c’est important pour moi. Je n’allais pas en classe parce que je me sentais mal à l’aise. J’avais l’impression que les enseignants me considéraient comme stupide en me confiant des tâches plus simples. En participant à ce programme de lecture, j’ai pu observer mes progrès quotidiennement, ce qui m’a donné confiance. Je savais que j’étais intelligent. Toute une équipe m’a apporté son soutien, et j’ai trouvé la force de lire à haute voix devant mon professeur d’anglais de 9e année. Maintenant, je peux lire des histoires longues de plusieurs paragraphes. Je suis capable de lire et d’épeler de nombreux mots. C’est vraiment un plaisir d’apprendre à lire. Ce que j’ai fait m’inspire de la fierté.  »

-  N , élève de 9e année, Upper Canada District School Board

 


 

La faculté d’éducation de l’Université Western renouvelle et élargit son offre de cours en littératie pour soutenir le droit de lire

Perry Klein, professeur, faculté d’éducation

Dès septembre 2024, le programme du baccalauréat en éducation sera révisé. Il comprendra un nouveau cours de 36 heures portant sur l’enseignement adaptatif en littératie, désormais nécessaire pour tous les candidats et candidates à l’enseignement au niveau élémentaire/intermédiaire. Ce cours a été conçu de sorte que les futurs enseignantes et enseignants disposent des connaissances et des compétences nécessaires pour enseigner aussi bien à des élèves dyslexiques ou ayant d’autres besoins particuliers qu’à des élèves ayant un développement typique. Ce changement s’avère essentiel, car des études antérieures ont montré des lacunes dans la préparation du personnel enseignant en ce qui concerne les principes de base de l’apprentissage initial de la littératie et les méthodes d’enseignement efficaces fondées sur des données probantes. 

Le nouveau cours remplacera un module de 18 heures qui portait sur le soutien aux lecteurs et aux rédacteurs en difficulté. Cette année, j’ai travaillé avec d’autres formateurs afin d’actualiser notre cours en tenant compte des recommandations du rapport « Le droit de lire » ainsi que du nouveau curriculum de l’Ontario. Les étudiantes et étudiants commenceront par aborder le modèle dynamique interactif de littératie, en apprenant l’importance de la conscience phonémique, de la connaissance des lettres et de l’analyse graphophonétique dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture chez les jeunes élèves. Progressivement, ils découvriront des notions plus complexes telles que les correspondances graphèmes-phonèmes, la morphologie, la compréhension du discours et l’autorégulation, ce qui leur permettra de comprendre la dyslexie et d’autres besoins particuliers influençant la lecture et l’écriture, ainsi que les attentes du curriculum, l’évaluation en lecture et les mesures d’intervention. 

Grâce au cours d’enseignement adaptatif en littératie, les candidats et candidates à l’enseignement disposeront d’une bonne connaissance des méthodes d’enseignement adaptées aux élèves de l’élémentaire de différents niveaux d’aptitudes. En outre, le programme s’enrichit de modules sur l’enseignement direct explicite, la construction de phrases et la grammaire, ainsi que la lecture et l’écriture dans divers genres littéraires et les techniques d’intervention en littératie. 

Depuis des années, l’Ontario a renoncé à appliquer des mesures d’intervention fondées sur des données probantes pour soutenir les élèves ayant des difficultés en lecture. Aujourd’hui, le vent tourne. C’est un honneur de participer à ce changement.

 


 

D’après les parents, les élèves du secondaire ont besoin de mesures d’intervention adaptées

Melissa Mercer, parent, Toronto Catholic District School Board

« Il est important de s’attaquer aux obstacles rencontrés par les élèves dyslexiques, en particulier au niveau secondaire. Mon fils est un élève en 11e année au Toronto Catholic District School Board, suivant un enseignement général. Il a prouvé qu’il pouvait réussir en disposant des bons outils d’accessibilité, mais peine à réussir le test de littératie du TPCL. Pour réussir sur le plan scolaire, il a besoin de commentaires constructifs sur ses faiblesses et de conseils personnalisés lui permettant de s’améliorer. Actuellement, les élèves, les familles et les éducateurs ne reçoivent qu’une note de réussite ou d’échec, sans analyse précise des points à améliorer. Il est urgent de renforcer les mesures d’intervention à l’école afin de préparer correctement les élèves ayant des troubles de l’apprentissage à l’évaluation en littératie. Malheureusement, à mesure que les élèves progressent dans le secondaire, le manque de soutien adéquat force les familles à chercher des ressources externes afin de pallier les lacunes de leurs enfants en lecture et en écriture.

 


 

Les parents accueillent favorablement le passage à la littératie structurée 

Lorie Mason, parent, Renfrew County District School Board

« Je suis très heureuse et rassurée de voir mon cadet (6 ans) apprendre à lire grâce à la littératie structurée proposée par l’UFLI. Je suis convaincue qu’il pourra ainsi réussir et mieux appréhender la langue anglaise. Mon autre fils (16 ans) a rencontré des difficultés pendant ses études au palier élémentaire. Ses enseignantes et enseignants ont fait de leur mieux, mais rien ne semblait efficace ni compréhensible pour lui. Ses difficultés en lecture et en écriture ont non seulement compliqué sa scolarité, mais aussi affecté sa santé mentale. Il avait du mal à avoir une bonne image de lui-même. Ses camarades avaient l’air de maîtriser sans peine la lecture et l’écriture, tandis que lui manquait d’assurance et demeurait dans l’expectative. Actuellement, les choses se sont améliorées pour lui, mais ces aptitudes lui posent toujours problème et lui demandent un travail acharné pour atteindre un niveau proche de ce que ses camarades accomplissent avec aisance. Malgré les difficultés, les évolutions en cours en Ontario me remplissent de joie et d’optimisme. Je crois fermement en leur capacité à transformer significativement la vie des élèves, des familles et des collectivités. Nos enfants doivent pouvoir profiter de ces changements. »

 


 

Point de vue d’une enseignante sur l’initiative locale d’adoption de la littératie structurée

Kim Lockhart, enseignante, Limestone District School Board

« Mon école, Rideau Public, a pris les devants en matière d’adoption de la littératie structurée. Dès 2020, nous nous sommes lancés avec ardeur dans cette démarche, conscients que l’initiative ne pouvait pas venir uniquement de la hiérarchie. Faute de formation ou de soutien officiel du conseil scolaire à ce moment-là, nous avons investi du temps et de l’argent personnels. Nous avons mis en place des clubs de lecture et de journalisme, proposé des balados et organisé des petits-déjeuners-conférences. Nous nous sommes même réunis dans nos jardins en 2020, en respectant la distance sociale, afin de maintenir un rythme soutenu d’apprentissage! 

Au printemps 2022, notre école a obtenu des notes remarquables aux tests de l’OQRE de 3e année, avec 83 p. 100 des élèves satisfaisant aux attentes en lecture et 68 p. 100 en écriture. Pour mettre ces résultats en perspective, le taux de réussite général du conseil pour la 3e année était de 59 p. 100 en lecture et de 47 p. 100 en écriture. Ces résultats sont d’autant plus remarquables que sur les 61 écoles du conseil, Rideau Public se situe parmi les cinq établissements ayant le niveau socioéconomique moyen le plus bas. Malgré un nombre significatif d’élèves à risque à l’entrée à l’école, la méthode de la littératie structurée nous a permis de toucher davantage d’élèves, surpassant même les écoles les plus favorisées du conseil.

 


 

Point de vue d’une enseignante dans une collectivité du Nord

Marissa Griese, Moosonee District School Area Board

Avant la publication du rapport sur l’enquête « Le droit de lire », des spécialistes du Sud nous rendaient visite pour recommander l’utilisation exclusive en classe de matériel didactique sur les lettres créé par les élèves eux-mêmes. Ces spécialistes nous conseillaient de recourir à des niveaux de lecture comportant trois stratégies de conjecture. Nous savions que cette méthode n’était pas efficace pour nos élèves, ayant observé leur incapacité persistante à lire et à écrire au palier élémentaire. Comme il s’agissait de spécialistes, il y avait une forte pression à suivre leurs directives. 

L’enquête « Le droit de lire » nous a apporté les orientations et la clarté tant nécessaires. Elle a validé nos observations directes, à savoir la nécessité de structurer l’enseignement. Grâce à cette enquête, nous avons pu revoir nos méthodes d’enseignement. Dans notre école, depuis deux ans, nous appliquons quotidiennement un enseignement par analyse graphophonétique et la conscience phonologique, au moyen de livres adaptés au décodage, en montrant la formation correcte des lettres et en enseignant explicitement les bases de l’écriture. Grâce à ce virage vers un enseignement explicite et structuré, nous avons observé et continuons d’observer des progrès notoires chez nos élèves de la maternelle à la 3e année.  

 


 

Une éducatrice observe une amélioration notable des compétences et de la confiance chez les jeunes lecteurs

Sarah-Isobel Moore, école élémentaire publique Des Sentiers, Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario

« Dans ma classe, je m’efforce de susciter chez mes élèves un amour pour la lecture, en leur faisant découvrir un éventail varié de livres. C’est un véritable enchantement de les voir se métamorphoser en avides lecteurs. Depuis l’adoption d’une méthode d’enseignement de la lecture fondée sur les données scientifiques, ma confiance s’est renforcée, et je peux témoigner de ses effets bénéfiques sur mes élèves. Par exemple, un élève particulièrement timide en début d’année a réussi à vaincre ses difficultés de décodage grâce à des activités de cartographie orthographique. Ce déclic a amélioré sa compréhension des liens entre les sons et les lettres. Il s’est même mis à pratiquer à la maison et à enseigner à son petit frère! Sa confiance en soi s’accroît, et il s’épanouit non seulement en tant que lecteur, mais aussi en tant que rédacteur. Il est incroyablement encourageant de le voir partager avec enthousiasme ses passages préférés et écrire avec assurance ses idées et ses histoires. »

 


 

Réflexion d’une enseignante sur la mise en œuvre des pratiques recommandées par la science de la lecture

Suzanne Young, Perth Avenue Junior Public School, Toronto District School Board

« En 27 ans de carrière, je n’ai jamais rien vu transformer ma façon d’enseigner comme l’ont fait les pratiques exemplaires recommandées par la science de la lecture. Ces quatre dernières années, j’ai utilisé le programme Heggerty dans mes cours de 1re année et cela fait maintenant deux ans que je mets en œuvre le programme de l’UFLI. Les effets sur mes élèves de la mise en œuvre d’un programme d’analyse graphophonétique systématique sont tout simplement remarquables. Je suis extrêmement fière de pouvoir œuvrer à l’établissement d’une assise solide pour mes jeunes élèves et je suis reconnaissante de disposer des moyens nécessaires pour y parvenir. »

 


 

Point de vue d’enseignantes : les mesures d’intervention à plusieurs niveaux renforcent la réussite des élèves

Kathryn Hayes-Waldhuber et Amanda Tolton, Hamilton-Wentworth District School Board

« En tant qu’enseignantes-ressources, nous avons déployé un cadre de soutien à plusieurs niveaux à partir des résultats du test d’Acadience. Nous avons repéré les élèves susceptibles de rencontrer des difficultés dans l’apprentissage de la lecture afin de leur proposer un accès équitable aux mesures d’intervention de niveau 2 et de niveau 3. Le suivi continu de leurs progrès nous permet d’évaluer l’efficacité de nos mesures et de nous assurer que les élèves progressent de manière adéquate grâce au soutien dont ils disposent. » 

 


 

Expériences d’une éducatrice : dépistage et progression rapides des élèves 

Melissa Monette-Smith, York Region District School Board

« Lorsque j’ai évalué mes élèves de maternelle avec le test d’Acadience ainsi qu’un test diagnostique lettres-sons, j’ai constaté que si la majorité comprenait les correspondances lettres-sons, ils ne savaient pas s’en servir pour lire des mots. Initialement, seuls 4 élèves sur 16 arrivaient à lire des mots. Toutefois, trois mois plus tard, après avoir travaillé sur l’analyse graphophonétique et la conscience phonémique, et lu des textes décodables, 14 élèves sur 16 étaient capables de lire des mots, y compris 7 élèves sur 12 de première année de maternelle!»

 


 

Les enseignantes et enseignants du CEPEO évaluent les progrès des élèves au moyen d’outils de dépistage et de mesures d’intervention

Enseignante de 1re année

« Je suis tellement fière de mes lecteurs de 1re année. Lors du premier dépistage des graphèmes-phonèmes en octobre, mes élèves connaissaient en moyenne la moitié des noms et des sons des lettres. Quelques mois plus tard, lors du deuxième dépistage, la plupart de mes élèves connaissent presque tous les noms et les sons des lettres. Quel bel outil qui me permet de voir les progrès de mes élèves! J’ai bien hâte de commencer à travailler les graphèmes plus complexes. »

 


 

Enseignante de 2e année

«Une enseignante de la 2e année remarque un élève de sa classe choisir de faire de la lecture lors de l’accueil. Il est à son pupitre et fait sa lecture à voix haute par choix. L’enseignante est bouche bée. Ordinairement cet élève n’aime pas la lecture puisqu’il éprouvait de grandes difficultés. Suite au dépistage, il a participé au groupe de lecture intensive. Il a progressé, a développé sa confiance et fait maintenant le choix de lire pour le plaisir! En début d’année scolaire, son dépistage communique qu’il ne connaît pas 31 graphèmes complexes. En janvier, le deuxième dépistage communique une bonne amélioration. Il passe de 31 graphèmes complexes manquants à 22 graphèmes complexes. Quelle belle réussite!»

 


 

Enseignant affilié au programme de l’ALF

« Les outils de dépistage et l’enseignement de la littératie structurée des conseillères pédagogiques m’ont beaucoup aidé jusqu’à présent. Dès le premier dépistage, nous étions en mesure de connaître les élèves avec des besoins en lecture et de créer des petits groupes de lecture intensifs deux fois par semaine. Puisque les dépistages nous permettaient de savoir ce que les élèves ne connaissaient pas, nous avons créé des PIC (plan d’intervention ciblée) où nous ciblons des graphèmes à travailler et où nous travaillons des activités de segmentation et de fusion. Après un bloc de 6 semaines, les apprentissages sont mesurés et nous sommes ravis des résultats. » 

 


 

Enseignant-ressource

« L’appui intensif en lecture, en petits groupes, offre un lieu sécuritaire permettant aux élèves de prendre des risques. La participation et la collaboration, entre les élèves, sont positives. La progression est tangible et ceci est reflété dans les résultats des dépistages. Les élèves gagnent de la confiance en lecture, en s’appropriant le code et ceci rehausse leur estime de soi en tant que lecteur et lectrice. »

 


 

Enseignant affilié au programme de l’ALF

« Il y a deux ans, j’avais un élève de 3e qui ne pouvait pas lire. L’impact de ces difficultés se manifestait dans ses comportements. Deux ans plus tard, il se trouve maintenant en 5e année et il est ciblé pour nos blocs d’appui intensif en lecture. Dans son premier dépistage, on apprend qu’il a 27 graphèmes complexes à apprendre. Pendant les blocs d’appui, il fait le travail, il s’investit dans les activités et il est souvent surpris lorsqu’il fait un apprentissage. Le sourire sur son visage lorsqu’il apprend sa progression, lors du deuxième dépistage, vaut tous nos efforts. Il lui reste seulement 16 graphèmes complexes à s’approprier. Ceci confirme l’impact positif des interventions mises en place pour l’aider. À la grande surprise de son enseignante titulaire, cet élève tente même la lecture d’un roman! »