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Dénoncez-le : Racisme, discrimination raciale et droits de la personne

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Transcription Dénoncez-le : Racisme, discrimination raciale et droits de la personne

[Narrateur]:
Bienvenue à Dénoncez-le! le cours électronique de la Commission ontarienne des droits de la personne sur le racisme, la discrimination raciale et les droits de la personne. Allons-y.

[Narrateur]:
Commençons par une question. Connaissez-vous quelqu’un qui a déjà subi du racisme ou de la discrimination raciale? Davantage que de l’intolérance ou des préjugés.

[Narrateur]:
Au Canada, le racisme est plus courant que ne le croit la plupart des gens. En fait, 40 % des Ontariennes et des Ontariens racialisés sondés par la Commission des droits de la personne en 2017 ont rapporté avoir fait l’objet de discrimination en raison de leur race ou couleur au cours des 5 dernières années.

[Narrateur]:
Il se peut que beaucoup de personnes répondent « non » parce qu’elles ne connaissent pas le sens de « racisme » ou pensent que le mot fait uniquement référence aux convictions ou préjugés personnels. D’ailleurs, 40 % des Ontariennes et des Ontariens racialisés qui ont été sondés par la Commission ontarienne des droits de la personne en 2017 affirment avoir subi de la discrimination dans les 5 dernières années en raison de leur race ou couleur.

[Narrateur]:
Le présent cours inclut 3 sections. La première section porte sur l’histoire du racisme au Canada. La seconde porte sur les formes que peuvent prendre le racisme et la discrimination raciale dans la vie des gens. La dernière section examine les façons de prévenir et d’éliminer la discrimination raciale dont on fait l’objet. À la fin de ce cours électronique, vous serez en mesure de : - commencer à reconnaître les répercussions historiques et l’héritage continu du racisme au Canada; - nommer des éléments du Code des droits de la personne de l’Ontario et les différents niveaux de racisme et formes de discrimination raciale; - repérer la discrimination et le harcèlements fondés sur la race en milieu de travail.

[Narrateur]:
Commençons par sélectionner la section 1 : Racines du racisme

[Narrateur]:
(Après avoir terminé la section 1) Nous vous avons parlé du rôle considérable qu’a joué l’histoire sur le plan du racisme actuel. Rendons-nous un peu plus à l’aise à parler de racisme. Sélectionnez la section 2.

[Narrateur]:
(Après avoir terminé la section 2) Saviez-vous que le racisme était autant enraciné? Explorons le module 3 pour trouver des façons d’aider à éliminer le racisme dans nos sociétés.

[Narrateur]:
Bon travail! Vous avez terminé les trois parties. Faisons maintenant un petit test pour voir ce que vous avez appris.

[Narrateur]:
Allons rejoindre Florencia et Dev, deux collègues qui discutent dans la salle de conférence de leur travail.

[Dev]:
As-tu entendu que Steve avait été promu au poste de gérant des ressources humaines?

[Florencia]:
Oui.

[Dev]:
Je pensais qu’ils te donneraient la promotion.

[Florencia]:
Ils auraient dû. J’ai les compétences et l’expérience...

[Dev]:
Oui. C’est surprenant.

[Florencia]:
Mais ça ne m’a pas surpris. Je ne pense pas être le type de gérante qu’ils recherchent ici.

[Dev]:
Non? Je pense que tu as l’air professionnel.

[Florencia]:
Oui. J’ai les bonnes chaussures, mais je ne pense pas avoir la « tête » de l’emploi, pas pour un poste de gérante dans cette compagnie.

[Florencia]:
Les promotions ici n’ont rien à voir avec l’expérience et les compétences.

[Dev]:
Je n’y ai jamais pensé.

[Florencia]:
La plupart des gens n’y pense pas.

[Narrateur]:
La réalité, c’est que le racisme existe depuis très longtemps, et est très enraciné dans le passé colonial du Canada. Les effets des inégalités et des traumatismes qu’ont subis les personnes racialisées par le passé persistent encore aujourd’hui. Cela est particulièrement apparent sur le plan social et économique.

[Narrateur]:
Le Canada est une nation d’immigrants. C’est ainsi que nous sommes devenus l’un des pays les plus diversifiés au monde. Arrêtons-nous pour y penser un peu : À moins d’être issue d’une communauté autochtone, votre famille ou vous avez immigré dans ce pays. Répondez aux deux questions et soumettez votre réponse. Cette information ne sera jamais utilisée à des fins de collecte de données.

[Narrateur]:
Peu importe si vous êtes arrivé au Canada hier ou il y a de nombreuses années. En tant que Canadienne ou Canadien, vous portez en vous l’héritage et l’histoire du racisme des générations qui vous ont précédé.

[Narrateur]:
Le Canada ne s’est pas montré accueillant envers tous ceux et celles qui ont voulu venir s’y établir. 1.2.1 [Lorsque l'utilisateur clique sur « Personnes d’ascendance africaine »] - Entre 1628 et les années 1800, 3 000 personnes d’ascendance africaine réduites à l’esclavage aux États-Unis ont été amenées au Canada et maintenues ici en esclavage. L’esclavage est l’un des secrets les mieux gardés du Canada. Bien que le Canada était aussi la destination du chemin de fer clandestin, des générations de Canadiennes et de Canadiens d’ascendance africaine ont fait face à de la discrimination manifeste en matière d’emploi, de logement, d’éducation et de transport collectif, et de la part d’églises, de restaurants et d’hôpitaux. La dernière école ségrégée de l’Ontario n’a pas fermé ses portes avant 1964. 1.2.2 [Lorsque l'utilisateur clique sur « Peuples autochtoness »] – Grâce à la Commission de vérité et réconciliation, plus de personnes savent maintenant que les institutions et les gouvernements ont soumis les membres des Premières Nations à des traitements inqualifiables. De 1886 à 1996, 150 000 enfants métis, inuits et membres de Premières Nations ont été arrachés à leur famille et forcés à fréquenter des pensionnats autochtones où ils ont été soumis à de l’isolement, à du dénigrement et à de la violence. Les traumatismes causés par les pensionnats autochtones et la rafle des années 1960 ont été transmis de génération à génération. Cet héritage perdure aujourd’hui. 1.2.3 [Lorsque l'utilisateur clique sur « Immigrants chinois » ] – Bien que le Canada ait ouvert grandes ses portes aux colons du Royaume-Uni et de l’Europe de l’Ouest, il n’était pas très accueillant envers d’autres groupes. De 1881 à 1884, 17 000 travailleurs chinois sont venus travailler pour le Canadien Pacifique. Une fois le chemin de fer terminé, au prix de la vie de nombreux de ces travailleurs, le Canada a imposé une série de « taxes d’entrée » s’appliquant uniquement aux immigrants chinois. Après avoir perçu 23 millions de dollars en taxes d’entrée, le Canada a refusé l’entrée aux immigrants chinois de 1923 à 1947. 1.2.4 [Lorsque l’utilisateur clique sur « Population Sud-Asiatique »] – Le Canada a ouvert ses portes aux sujets britanniques, mais pas aux personnes effectuant la traversée sur le Komagata Maru. En 1914, 376 passagers sikhs, hindous et musulmans se sont vus refuser l’entrée dans le port de Vancouver. Le navire a dû retourner en Inde, où 19 hommes ont été abattus et de nombreux autres ont été emprisonnés. 1.2.5 [Lorsque l’utilisateur clique sur « Population juive »] – Des politiques d’immigration discriminatoires étaient appliquées sur la côte est du Canada. En 1939, le Canada a bloqué l’accès aux MS St. Louis, un paquebot transportant 908 réfugiés juifs. Forcés de retourner en Europe, le quart des passagers sont plus tard décédés durant l’Holocauste. 1.2.6[Lorsque l’utilisateur clique sur « Population japonaise »] – Durant la Seconde guerre mondiale, le gouvernement canadien a emprisonné 20 000 Japonaises et Japonais – dont 75 % étaient citoyens canadiens – dans des camps d’internement, et confisqué leurs maisons, bateaux de pêche et entreprises. Après la guerre, 4 000 personnes ont été déportées au Japon. 1.2.7 [Lorsque l’utilisateur clique sur « Immigration de l’après-guerre »] – Après la guerre, le Canada a maintenu ses politiques d’immigration discriminatoires qui favorisaient les immigrants du Royaume-Uni et de l’Europe de l’Ouest, et excluaient les membres de communautés raciales d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes. On croyait les personnes d’ascendance européenne mieux adaptées, culturellement, à la vie au Canada, et davantage capables de s’habituer au climat. Il a fallu attendre jusqu’à 1976 avant que le Canada n’adopte un système d’immigration plus juste, fondé sur des points.

[Narrateur]:
Les peuples racialisés se sont heurtés à d’importants désavantages culturels, sociaux, économiques et même politiques en raison de discrimination. Ce passé de discrimination et de désavantage fondés sur la race continue aujourd’hui de nuire aux personnes racialisées. Nous examinerons quelques effets sociaux et économiques ressentis de nos jours au Canada.

[Narrateur]:
La discrimination raciale subtile et systémique demeure ancrée dans de nombreuses cultures, politiques, pratiques et procédures institutionnelles. Cela devient plus clair lorsqu’on examine les tendances en matière d’emploi. Les adolescents âgés de 15 à 24 ans qui ne sont pas racialisés ont un taux de chômage de 16 %. Les jeunes racialisés ont beaucoup plus de difficultés à trouver un emploi, et leur taux de chômage atteint 23 %. De plus, les personnes racialisées courent un risque disproportionné d’occuper un emploi peu payant.

[Narrateur]:
Parmi les personnes vivant dans la pauvreté et âgées de 25 à 64, les personnes racialisées sont beaucoup plus susceptibles de détenir un certificat ou un diplôme universitaire. D’ailleurs, 32 % des personnes racialisées vivant dans la pauvreté ont un niveau élevé d’éducation, comparativement à 13 % des personnes pauvres non racialisées. Lorsqu’on ajoute ça au fait que 22 % des personnes racialisées vivent dans la pauvreté, soit un taux deux fois plus élevé que celui des personnes non racialisées, on voit bien que les pauvres effets de la discrimination raciale persistes encore aujourd’hui.

[Narrateur]:
Les effets sociaux modernes de la discrimination raciale se font bien sentir au sein des communautés japonaises canadiennes de l’après-guerre. Après s’être vues confisquer leurs maisons et entreprises, ces communautés jadis prospères ont eu la vie difficile. Leurs membres nés entre les années 40 et 60, connus sous le nom de « Sansei », ont grandi dans des collectivités à prédominance blanche. Bon nombre d’entre eux n’ont jamais appris à parler japonais. Les trois quarts des membres de cette génération se sont mariés avec des personnes non japonaises, ce qui a accentué la perte de la culture japonaise au Canada.

[Narrateur]:
L’histoire du Canada inclut des chapitres sinistres durant lesquels le racisme et la discrimination raciale ont fait pour certains la différence entre la vie et la mort. Elle inclut aussi son lot de personnes qui ont eu le courage de dénoncer la discrimination raciale et d’imposer des changements. Examinons un des principaux outils de lutte contre la discrimination raciale : le Code des droits de la personne de l'Ontario.

[Narrateur]:
Les efforts des militants du mouvement syndical et des droits civils se sont multipliés après la guerre, motivés par une variété de facteurs, dont les horreurs de l’Holocauste juif et des crimes de guerre commis en Europe et en Asie durant la Seconde Guerre mondiale. À ceux-ci se sont ajoutés d’autres facteurs de motivation, dont le mouvement des droits civils des Noirs aux États-Unis, les mouvements de décolonisation et d’auto-détermination de l’hémisphère Sud et des communautés des Premières Nations et le rôle du Canada dans l’élaboration de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Sélectionnez une époque pour en apprendre davantage sur les lois relatives aux droits de la personne de l’Ontario au fil des décennies :

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur « 1940s »] – La Racial Discrimination Act de l’Ontario de 1944 interdisait la publication, l’affichage ou la diffusion de toute indication de discrimination fondée sur la race ou la croyance, ainsi que les enseignes « Blancs seulement » ou « Aucun chien ni juif permis » à Toronto.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur « 1950s »] – Grâce aux efforts de militants comme l’ancien combattant canadien d’ascendance africaine Hugh Burnett, le premier ministre Leslie Frost a adopté la Fair Employment Practices Act en 1951 et la Fair Accommodation Practices Act en 1952. Ces deux lois ont servi de modèle au Code des droits de la personne de l'Ontario.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur « 1960s »] - La Commission ontarienne des droits de la personne a été établie en 1961 et le Code des droits de la personne de l’Ontario a été adopté en 1962. Ce nouveau code procurait les mesures de protection des droits de la personne les plus exhaustives du Canada.

[Narrateur]:
Le premier Code des droits de la personne de l’Ontario interdisait la discrimination basée sur la race, la croyance, la couleur, la nationalité, l’ascendance et le lieu d’origine dans les secteurs des services, des installations, de l’hébergement public et de l’adhésion à des syndicats ou à d’autres organisations d’employés. D’autres motifs de discrimination interdits ont depuis été ajoutés.

[Narrateur]:
Le Code des droits de la personne de l’Ontario fait en sorte que toute personne en Ontario ait le droit de vivre à l’abri de la discrimination et du harcèlement fondé sur la race. Cela inclut le droit de vivre à l’abri de la discrimination raciale dans cinq dimensions de la vie appelées des domaines sociaux : l’emploi, les services, les biens et les installations comme les restaurants et les bibliothèques publiques, le logement comme les appartements et les copropriétés, les contrats et, enfin, l’adhésion à un syndicat ou à des associations professionnelles.

[Narrateur]:
Le Code fait particulièrement référence à la race, mais interdit toute discrimination fondée sur plusieurs motifs connexes, notamment la couleur, l’origine ethnique, l’ascendance, le lieu d’origine, la citoyenneté et la croyance.

[Narrateur]:
L’expérience de discrimination peut aussi faire intervenir d’autres motifs de discrimination interdits par le Code qui chevauchent la race, comme le sexe, l’âge et le handicap, ou encore l’identité sexuelle ou son expression, l’état familial ou l’orientation sexuelle. Par exemple, l’expérience d’un jeune homme noir pourrait être différente de celle d’une femme noire âgée ayant un handicap.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur obtient une réponse correcte - 1.7.1] – C’est exact.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur obtient une réponse incorrecte - 1.7.2] – C’est faux.

[Narrateur]:
Allons rejoindre Dev et Florencia, qui discutent d’une réunion prévue.

[Dev]:
« À quel point es-tu raciste? »

[Florencia]:
« Qui traites-tu de raciste? »

[Dev]:
C’est la question d’ouverture de la formation de demain. « Viendras-tu? »

[Florencia]:
Je ne sais pas... Je pense prendre un congé de maladie.

[Dev]:
Vraiment? Pourquoi?

[Florencia]:
Ce n’est pas que je ne pense pas que ce soit important, mais après qu’ils ont choisi de donner le poste à Steve plutôt qu’à moi… et puis on est tous tellement mal à l’aise de parler de racisme.

[Dev]:
Mais c’est comme ça qu’on se rend à l’aise. On en parle.

[Narrateur]:
À quel point êtes-vous à l’aise de parler de racisme? Reconnaîtriez-vous le racisme si vous y étiez confronté? Et la discrimination raciale? Commençons par examiner les termes suivants relatifs à la race: race, racialisation, racisme, discrimination raciale. On dirait des synonymes, et pourtant ils ont des sens différents.

[Narrateur]:
Plus tôt, nous avons discuté de la façon dont le Code des droits de la personne interdit la discrimination fondée sur la race d’une personne. Cela soulève une question intéressante. Que signifie le terme race? Si on vous demandait de l’expliquer, que diriez-vous? A) La race est biologique. Elle est liée à des caractéristiques physiques inhérentes comme la couleur de la peau, le type de cheveu ou les traits du visage, et est perçue comme étant basée sur la réalité. B) La race est une construction sociale qui varie au fil du temps et d’un endroit à l’autre. C’est un terme qui classe les personnes dans des groupes en fonction de différences physiques que la société choisit de mettre en lumière.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur la colonne A:] C’est faux. La classification selon la race n’a aucun fondement scientifique légitime. Ne croyez donc jamais une personne qui vous dit le contraire. Maintenant que vous savez que la race est une construction sociale, vous aimeriez peut-être savoir d’où elle provient. On appelle « racialisation » le processus de construction sociale de la race.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur la colonne B] Vous avez raison! La classification selon la race n’a aucun fondement scientifique légitime. Maintenant que vous savez que la race est une construction sociale, vous aimeriez peut-être savoir d’où elle provient. On appelle « racialisation » le processus de construction sociale de la race.

[Narrateur]:
La racialisation fait référence au fait d’attribuer des traits et des caractéristiques aux gens selon les perceptions raciales qu’on a d’eux. Pouvez-vous penser à des caractéristiques qui pourraient servir à racialiser une personne?

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur ne clique pas sur toutes les options:] En fait, chacune d’entre elles pourrait servir à racialiser des gens. Au Canada, le groupe dominant est associé à la culture européenne. Les croyances religieuses, les noms, les aliments, les coiffures et les vêtements européens sont donc perçus comme la norme. Lorsqu’on évalue des gens en les comparant au groupe dominant, lequel définit ce que signifie être « Canadienne ou Canadien », les traits qui ne sont pas européens sont trop souvent jugés « anormaux » ou « de moindre valeur ».

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur toutes les réponses:] Vous avez raison! chacune d’entre elles pourrait servir à racialiser des gens. Au Canada, le groupe dominant est associé à la culture européenne. Les croyances religieuses, les noms, les aliments, les coiffures et les vêtements européens sont donc perçus comme la norme. Lorsqu’on évalue des gens en les comparant au groupe dominant, lequel définit ce que signifie être « Canadienne ou Canadien », les traits qui ne sont pas européens sont trop souvent jugés « anormaux » ou « de moindre valeur ».

[Narrateur]:
Le fait de faire des suppositions sur une personne en se basant sur des caractéristiques présumées constitue du stéréotypage. Le stéréotypage repose sur l’utilisation de catégories sociales comme la race, la couleur, l’origine ethnique, la croyance ou autre en vue de l’acquisition, du traitement et du rappel d’information au sujet d’autrui. Un des principaux moyens de traiter les gens différemment au quotidien est de les stéréotyper. On n’a qu’à ouvrir la télévision pour obtenir des exemples de stéréotypage. Qui sont représentés comme des trafiquants de drogues? Des membres du crime organisé? Des terroristes? À l’autre extrémité du stéréotypage, on retrouve le « privilège blanc », c’est-à-dire le fait de traiter le fait blanc comme la norme. Cela peut entraîner des conséquences pour les personnes non blanches. Le privilège blanc crée de nombreux désavantages pour les personnes racialisées. Par exemple, les membres de la culture dominante sont rarement perçus comme des « étrangers » et sont moins susceptibles d’avoir à expliquer d’où ils viennent, mais s’ils sont des nouveaux arrivants. Ils sont aussi moins susceptibles d’être jugés une menace pour les commerçants lorsqu’ils fréquentent leurs entreprises et plus susceptibles d’être représentés de façon positive dans les médias. Enfin, les employeurs ont davantage tendance à trouver qu’ils correspondent à un emploi sans qu’ils n’aient à expliquer ou prouver leurs habiletés. Nous avons examiné le sens du mot race et le processus de racialisation. Examinons maintenant le racisme et la discrimination raciale.

[Narrateur]:
Connaissez-vous la différence entre « racisme » et « discrimination raciale »?

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur clique sur une réponse] – De nombreuses personnes pensent qu’il s’agit de synonymes, alors qu’il existe d’importantes différences entre ces termes. Examinons ces concepts de plus près.

[Narrateur]:
Commençons par parler de « racisme ». Comment pensez-vous que le racisme se manifeste dans la société canadienne? Cochez les cases qui s’appliquent selon vous puis sélectionnez « soumettre ».

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur soumet la bonne réponse] C’est exact! Le racisme peut prendre de nombreuses formes au Canada, dont toutes celles qui ont été énumérées. Les attitudes et croyances d’une personne peuvent contenir des éléments de racisme, comme les pratiques d’une organisation. Le racisme peut être profondément enraciné dans les systèmes institutionnels comme l’éducation. Il est important de se rappeler que le racisme est lié au pouvoir, ou à la capacité de mettre des croyances en application au moyen de façons concrètes ayant un impact sur les gens.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur soumet la mauvaise réponse] Ce n’est pas tout à fait vrai. Le racisme peut prendre de nombreuses formes au Canada, dont toutes celles qui ont été énumérées. Les attitudes et croyances d’une personne peuvent contenir des éléments de racisme, comme les pratiques d’une organisation. Le racisme peut être profondément enraciné dans les systèmes institutionnels comme l’éducation. Il est important de se rappeler que le racisme est lié au pouvoir, ou à la capacité de mettre des croyances en application au moyen de façons concrètes ayant un impact sur les gens.

[Narrateur]:
La discrimination raciale est interdite aux termes de la loi. Il y a discrimination raciale quand on effectue une distinction, adopte une conduite ou prend une mesure quelconque, de façon intentionnelle ou non, qui est fondée sur la race d’une personne et a pour résultat de lui imposer un fardeau non imposé aux autres. Il pourrait y avoir discrimination raciale quand quelqu’un fonde une conduite sur des croyances et attitudes racistes dans des domaines couverts par le Code, comme l’emploi, les services et le logement. Pour que la conduite constitue de la discrimination raciale, il doit être plus probable qu’improbable que la race ait joué un rôle dans le traitement préjudiciable.

[Narrateur]:
Le racisme peut se produire à trois niveaux : - au niveau individuel ou interpersonnel, ce qui inclut le « racisme de tous les jours » qui imprègne le discours, les regards et les actions; - au niveau institutionnel ou systémique, qui concerne les organisations comme les gouvernements et les systèmes d’éducation ou de justice. Le racisme systémique peut être non intentionnel. Il est souvent le résultat de partis pris enfouis dans les politiques, les pratiques et les procédures qui limitent les possibilités et résultats de personnes en raison de la race. Par exemple, un gouvernement adopte des politiques économiques ou de logement public qui, par inadvertance, déplacent les personnes racialisées ou autochtones à l’extérieur du centre économique de la ville, où celles-ci se retrouvent concentrées et ont accès à moins de ressources et de possibilités de transport et d’emploi. Par conséquent, la ségrégation raciale augmente dans les écoles de quartier; - Le troisième niveau est au niveau sociétal, qui concerne l’ensemble des institutions de la société, c’est-à-dire ses institutions politiques, économiques et sociales, en plus de l’idéologie ou la culture dominante de la société. Le racisme sociétal est souvent couramment exprimé et enraciné sous forme de stéréotypes ou de partis pris de tous les jours. Nous en voyons de nombreux exemples dans les médias.

[Narrateur]:
Maintenant que nous avons les définitions, examinons différentes formes de discrimination raciale à l’aide d’expériences personnelles. Les exemples qui suivent sont fondés sur des situations réelles. Les noms des personnes ont été changés...

[Narrateur]:
Voici Fatima. Elle fait la file pour acheter des billets d’autobus.

[Narrateur]:
Pendant qu’elle attend, elle entend deux employés parler d’elle.

[Employee 1]:
Bon. Je sens qu’on va avoir des problèmes.

[Employee 2]:
Je sais ce que tu veux dire. Les gens comme elle ruinent tout.

[Narrateur]:
Fatima intervient.

[Fatima]:
Y a-t-il un problème?

[Employee 1]:
Pourquoi ne retournes-tu pas d’où tu viens?

[Fatima]:
Je suis née ici...

[Narrateur]:
C’était un échange désagréable, c’est certain. Mais peut-on dire qu’il s’agit de discrimination raciale?

[Narrateur]:
Le harcèlement qu’elle a subi en contexte de services pourrait être lié à sa croyance ou à son sexe. D’ailleurs, l’islamophobie est un nouveau type de harcèlement racial qui devient de plus en plus courant. Aux termes du Code, le harcèlement racial peut aussi inclure : - des épithètes, insultes ou blagues; - des injures et des surnoms; - des caricatures ou graffitis; - des commentaires ridiculisant une personne en raison de traits caractéristiques, de vêtements ou autres ayant un lien avec la race; - ou des plaisanteries adressées à une personne et se rapportant à la race, à l’ascendance, au lieu d’origine ou à l’origine ethnique. Étant donné que cet incident s’est produit dans le cadre de l’obtention d’un service, le Code pourrait s’appliquer.

[Narrateur]:
Voici Desmond. Il est venu à la clinique sans rendez-vous se faire vacciner contre la grippe.

[Receptionist]:
Au suivant... Carte Santé svp.

[Desmond]:
Voilà.

[Receptionist]:
Vous devez renouveler votre carte.

[Desmond]:
Oh. Vraiment?

[Narrateur]:
En entendant cela, la femme blanche debout en file derrière Desmond fait une réalisation.

[Stacey]:
Oh! Ma carte Santé a expiré il y a deux semaines.

[Receptionist]:
Vous pouvez la faire renouveler un peu plus loin sur la rue. Vous y trouverez les formulaires nécessaires.

[Desmond]:
Ok. Merci.

[Receptionist]:
Au suivant... Carte Santé svp.

[Narrateur]:
Lorsque Desmond quitte, la femme qui attendait derrière lui se présente au comptoir.

[Stacey]:
Désolée. Ma carte Santé est expirée. Mais de peu.

[Receptionist]:
Hmmm. Je vais faire une exception. Mais vous devrez la faire renouveler, c’est compris?

[Narrateur]:
Desmond n’a pas été traité de façon impolie, mais pourrait-on dire qu’il a fait l’objet de discrimination raciale?

[Narrateur]:
Cela peut sembler innocent, mais le fait d’appliquer sélectivement des règles de cette façon peut constituer une forme de « racisme de tous les jours » et pourrait équivaloir à de la discrimination raciale aux termes du Code. Ce qui arrive ici à Desmond est assez subtil, mais la discrimination raciale n’est pas toujours apparente et elle n’a pas besoin d’être intentionnelle. Rappelez-vous qu’en droits de la personne, la race de Desmond n’a qu’à constituer un des facteurs ou raisons pour qu’il y ait traitement différentiel et la norme de preuve est établie sur la «prépondérance des probabilités ».. Tout le monde a droit à un traitement équitable en matière de services.

[Narrateur]:
Voici Jacqueline. Elle vient d’obtenir un nouvel emploi et s’est donc procuré de nouveaux vêtements pour le travail.

[Narrateur]:
Quand Jacqueline quitte le magasin, un garde de sécurité l’interpelle.

[Guard]:
Attendez un petit peu. Je dois vérifier vos sacs.

[Jacqueline]:
Quel est le problème?

[Guard]:
Montrez-moi ce qu’il y a dans le sac s’il-vous-plaît.

[Jacqueline]:
J’ai les reçus. Voilà.

[Guard]:
Je vous ai vu aller dans le rayon de la lingerie, mais il n’y a pas de lingerie dans ces sacs. Où l’avez-vous cachée?

[Jacqueline]:
Vous pensez que je vole?

[Guard]:
Il vaut mieux coopérer. Vous pouvez venir avec moi au poste de sécurité et je vais téléphoner à la police.

[Jacqueline]:
Pendant que nous y sommes, faites venir votre superviseur.

[Narrateur]:
Les actions du garde de sécurité pourraient-elles constituer de la discrimination raciale?

[Narrateur]:
Les actions du garde pourraient constituer du profilage racial si les antécédents raciaux de Jacqueline avaient constitué un facteur, réel ou perçu, dans sa décision de l’interpeller et de la fouiller. Le profilage racial implique des gestes posés pour assurer la sureté, la sécurité ou la protection du public. Il peut se produire lorsque les actions prises sont basées sur des croyances stéréotypées à propos de la race, la couleur, la croyance ou d’autres motifs liés à la race. La prise à partie d’une personne pour lui imposer un contrôle accru ou un traitement particulier peut aussi constituer du profilage racial. Quels autres facteurs pourraient s’ajouter au profilage racial dans ce cas? Et si la police était appelée sur les lieux au moyen d’un message du genre « ADULTE VOL À L’ÉTALAGE ».

[Narrateur]:
Voici Anne. Elle travaille dans une boulangerie.

[Narrateur]:
Alors qu’Anne travaille dans la cuisine, son collègue David l’approche.

[David]:
Anne, je dois sortir et poster quelque chose. Pourrais-tu surveiller la caisse?

[Anne]:
Je suis super occupée pour l’instant. Peux-tu demande à Ranpreet?

[David]:
Tu sais, je pense que le patron n’aime pas avoir des gens qui, (en baissant la voix) portent un turban, (en reprenant un ton normal) à l’avant. Elle dit que les clients n’aiment pas ça. En plus, il a un accent…

[Anne]:
Qu’est-ce que tu viens de dire?!

[Narrateur]:
Cette interaction entre Anne et Steve pourrait-elle constituer de la discrimination raciale?

[Narrateur]:
Il pourrait se produire ici deux formes de discrimination raciale. La première porte le nom de discrimination indirecte parce que des employés qui ont des caractéristiques racialisées comme de la barbe, des vêtements associés à la religion ou d’autres marqueurs de l’identité comme un accent, n’ont pas droit aux mêmes privilèges que le reste du personnel. Il pourrait aussi s’agir d’un milieu de travail empoisonné. Avez-vous remarqué l’affiche avec les mots « retourne chez toi » griffonnés sur le visage du joueur de hockey noir, ou le dessin d’une banane? Même si le graffiti ne vise pas un membre du personnel particulier, l’affiche pourrait empoisonner le milieu de toute personne issue d’un groupe racial. Chaque employeur, propriétaire et fournisseur de services a la responsabilité de maintenir un environnement exempt de ce genre de comportements et de politiques, même si personne ne s’y oppose.

[Narrateur]:
Voici Hank. Il est directeur et passe en revue des demandes d’emploi avec son adjoint.

[Assistant]:
Bon, j’ai ramené la liste à trois candidats. J’ai leurs CV ici.

[Hank]:
Qu’est-ce qu’on a?

[Assistant]:
Bon, premièrement, on a Zhou An Lin.

[Hank]:
Désolée, Joanne Lynne ou Joe Allen?

[Assistant]:
Pardon. C’est Zhou. Z-H-O-U.

[Narrateur]:
Hank consulte le CV

[Hank]:
(soupirs)

[Assistant]:
Tu peux voir, là, qu’elle a une bonne expérience et toutes les compétences qu’on recherche.

[Hank]:
(non convaincu) : Hmmm. Ok. Je vais y penser. Qui d’autre?

[Assistant]:
Ok. Il y a Martell King.

[Narrateur]:
Encore une fois, Hank consulte le CV

[Assistant]:
Il a vraiment bien réussi son entrevue téléphonique. Bonnes compétences relationnelles. Qu’en penses-tu?

[Hank]:
Hmmm. Et bien... Écoute, tu me connais. Je suis prêt à embaucher n’importe qui. Mais certains de nos plus gros clients sont plutôt …de la vielle école. Je ne voudrais pas embaucher quelqu’un qui pourrait nous coûter un client. Ce ne sont peut-être pas les bonnes personnes pour le poste.

[Assistant]:
Ok, il nous reste Becky Winters. Un peu la même affaire. Elle a la bonne expérience et semble futée.

[Narrateur]:
Hank consulte le CV, mais cette fois avec plus d’intérêt.

[Hank]:
Hmmm. Ok. Convoquons donc cette Becky à une entrevue. Si ça ne marche pas, on pensera à d’autre chose.

[Narrateur]:
Hank ne semble avoir rien dit de négatif à propos de l’un ou l’autre des candidats. Ces gestes pourraient-ils quand même constituer une forme de discrimination raciale?

[Narrateur]:
Le comportement de Hank paraît subtil, mais pourrait quand même constituer de la discrimination raciale. Il pourrait s’agir de discrimination systémique. La discrimination systémique découle de politiques, de pratiques et de comportements qui font partie des structures sociales et administratives d’une organisation et qui créent des obstacles pour les personnes racialisées. En milieu de travail, la discrimination systémique inclut souvent des pratiques discriminatoires répandues à l’échelle de l’organisation dont ne se départit pas l’organisation. La discrimination systémique peut inclure ce qui suit : - exclure les personnes racialisées de réseaux formels ou informels ; - limiter l’accès des personnes racialisées à des possibilités de formation et de perfectionnement offertes à d’autres; - traiter différemment les personnes racialisées sous sa supervision; - affecter les personnes racialisées à des tâches ou fonctions moins désirables; • percevoir comme de l’insolence ou de l’insubordination les divergences d’opinion normales de personnes racialisées; - percevoir un comportement normal comme agressif lorsque son auteur est une personne racialisée; - pénaliser une personne racialisée parce qu’elle ne s’entend pas bien avec des collègues, bien que la tension soit causée par des attitudes ou comportements discriminatoires. La discrimination raciale systémique est aussi souvent le résultat de politiques et de procédures, de structure de prise de décisions et de processus qui, bien que ce ne soit pas leur intention, excluent les personnes racialisées ou autochtones, ou les mettent en situation de désavantage.

[Narrateur]:
Voici Rennie et Bella. Elles viennent de commencer un nouvel emploi. Pour renforcer l’esprit d’équipe, leur employeur effectue souvent des activités sociales après le travail, et il s’attend à ce que tous les employés y participent.

[Narrateur]:
Un collègue de travail vient discuter avec Rennie et Bella.

[Lee]:
Salut. Toute l’équipe va prendre un verre demain après le travail. C’est une bonne occasion de faire du réseautage. Vous venez?

[Narrateur]:
Bella et Rennie se regardent, un peu mal à l’aise.

[Rennie]:
Ah. Je ne peux pas. J’ai un engagement familial.

[Lee]:
Allons. Tu ne viens jamais prendre un verre avec nous. Tu ne pourrais pas reporter ton activité familiale, juste une fois?

[Rennie]:
Non, je ne crois pas. La prochaine fois peut-être.

[Lee]:
Bon. Comme tu voudras alors. . Et toi Bella?

[Narrateur]:
Le Code des droits de la personne de l’Ontario n’encadre pas les interactions sociales, et cette conversation a l’air très agréable. Mais ce pourrait-il qu’il s’agisse de discrimination?

[Narrateur]:
Si le fait d’aller prendre un verre est facultatif ou ne se produit qu’une fois, le Code ne s’applique pas. Mais s’il s’agit d’un événement habituel, il pourrait s’agir d’une pratique systémique faisant partie de la culture d’une entreprise. Dans une telle situation, en n’allant pas prendre un verre, le personnel racialisé peut manquer d’importantes occasions de faire du réseautage. Le Code des droits de la personne de l’Ontario ne dicte pas les interactions sociales, et de nombreux collègues de travail se voient à l’extérieur du travail. De nombreuses raisons pourraient pousser des employés à ne pas participer à des activités sociales, y compris des responsabilités familiales, des situations médicales et des questions d’argent. Mais lorsqu’on ne tient pas compte de pratiques culturelles qui sont protégées par le Code au motif de la race ou de l’origine ethnique, le fait de devoir aller prendre un verre après le travail pourrait constituer un véritable obstacle pour certaines personnes racialisées, en limitant leurs possibilités de réseautage ou en donnant l’impression qu’elles n’ont pas l’esprit d’équipe.

[Narrateur]:
Voici Shayla. Elle vient de faire le 911 et de demander qu’on envoie d’urgence des ambulanciers au logement de son grand-père dans une coopérative d’habitation des membres des Premières Nations.

[Shayla]:
Ils devraient arriver à tout moment.

[Narrateur]:
La police est la première à arriver.

[Shayla]:
Ici. Je pense que mon grand-père a eu un AVC.

[Officer]:
Monsieur, quelle est votre nom? Pouvez-vous me regarder? Madame, a-t-il pris quelque chose?

[Shayla]:
Quoi? Non.

[Officer]:
Vous me comprenez? Vous parlez français?

[Shayla]:
Il ne semble pas pouvoir parler.

[Officer]:
C’est bon. Calmez-vous Madame. Les services médicaux d’urgence vont arriver. Où sont-ils?!

[Narrateur]:
L’agent téléphone au répartiteur.

[Officer]:
Bonjour, j’ai un homme âgé ici, non réceptif, qui est peut-être sous l’effet de l’alcool. Il serait bon d’avoir un agent à la salle des urgences à notre arrivée, en cas de problème. Le patient est bien bâti.

[Narrateur]:
La façon dont l’agent a traité la situation pourrait-elle constituer de la discrimination raciale?

[Narrateur]:
Le grand-père de Shayla habite dans une coopérative d’habitation des Premières Nations. L’agent de police présume, en raison de stéréotypes, que l’alcool pourrait être en cause, ou que Shayla ou son grand-père pourrait causer des problèmes à l’hôpital.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur obtient une réponse correcte - 2.9.1] – C’est exact.

[Narrateur]:
[Lorsque l’utilisateur obtient une réponse incorrecte - 2.9.2] – C’est faux.

[Narrateur]:
Le racisme est un sujet dont de nombreuses personnes ne se sentent pas à l’aise de discuter. Apprendre à reconnaître le racisme et la façon dont la discrimination raciale se manifeste est un moyen d’en faciliter la discussion et, à partir de cela, d’adopter des mesures pour veiller à ce que tout le monde ait un milieu de travail sain et sûr, qui soit libre de harcèlement et de discrimination. Avant de terminer, allons rejoindre Dev et Florencia une dernière fois.

[Florencia]:
Comment a été la formation?

[Dev]:
Bien, la formation m’a mieux fait comprendre de la promotion que tu n’as pas eue. Il y a de nombreuses façons d’avantager ou de désavantager des gens en fonction de leur race, à elle seule ou en combinaison avec leur âge, leur croyance, leur identité sexuelle ou d’autres motifs du Code. Ça ne m’était pas si apparent plus tôt, même si ça se passait sous mes yeux. Mais par où commencer pour faire changer les choses?

[Florencia]:
Une part du travail consiste à déterminer comment aller au cœur de l’organisation, c’est-à-dire ses politiques, pratiques, comment les décisions sont prises…

[Dev]:
Et la culture organisationnelle. Comme le portrait accroché dans la salle de conférence (soupir).

[Florencia]:
La Commission ontarienne des droits de la personne a des ressources qui peuvent aider. Comme son guide d’élaboration de politiques et de procédures, appelé Introduction à la politique.

[Dev]:
Et Comptez-moi!, sur la collecte de données relatives aux droits de la personne.

[Florencia]:
Génial! D’autres idées?

[Dev]:
Oui. Un cours électronique qui porte exclusivement sur la lutte contre la discrimination raciale.

[Florencia]:
Pour l’instant, pourquoi ne pas commencer par parler des démarches que les organisations peuvent adopter pour prévenir et éliminer le racisme?

[Narrateur]:
Les organisations peuvent prévenir et éliminer le racisme et la discrimination raciale en passant en revue leurs politiques, pratiques et méthodes décisionnelles pour y déceler tout cas de discrimination raciale systémique. Parfois, des politiques discriminatoires sur le plan racial sont uniquement en place parce que personne n’a pris le temps de les réexaminer. L’examen de la culture organisationnelle, comme ses modes de communication, relations interpersonnelles et réseaux sociaux, est une autre façon de prévenir et éliminer le racisme et la discrimination raciale. Lorsque les voies de communication sont ouvertes et équitables pour tous, on évolue dans un environnement qui aide à promouvoir l’inclusion. La collecte et l’analyse de données numériques peut également servir la lutte contre le racisme et la discrimination raciale. Parfois, l’examen objectif de telles données est le seul moyen de faire ressortir des tendances organisationnelles discriminatoires sur le plan racial. Par exemple, une compagnie pourrait apprendre qu’elle compte peu de personnes en position de leadership.

[Narrateur]:
Une approche courante de lutte contre la discrimination raciale consiste à adopter une stratégie antiracisme. De telles stratégies reconnaissent activement l’existence de racisme et de discrimination raciale, et tentent de les éliminer de façon proactive. Cette approche pourrait inclure : 1. un énoncé de vision antiraciste et antidiscriminatoire, accompagné d’une politique et de procédures antiracistes rigoureuses visant à responsabiliser les parties; 2. des activités de surveillance. Une organisation devrait procéder à la collecte de données lorsqu’elle croit qu’il pourrait exister à l’interne des obstacles systémiques ou des situations de discrimination et de perpétuation de désavantages historiques. 3. La mise en œuvre de stratégies comportant des buts et objectifs clairs et mesurables. La lutte contre le racisme exige d’apporter des changements fondamentaux aux structures et systèmes des organisations. 4. Le programme de lutte contre le racisme devrait faire l’objet d’une évaluation continue pour en assurer l’efficacité.

[Narrateur]:
C’est exact!

[Narrateur]:
C’est faux!

[Narrateur]:
Maintenant que vous avez terminé le module, vous devriez être en mesure de reconnaître les répercussions historiques et l’héritage continu du racisme au Canada, de nommer des éléments du Code des droits de la personne de l’Ontario, d’identifier les différentes formes de racisme et de discrimination raciale, et de repérer la discrimination et le harcèlement fondés sur la race en milieu de travail.

[Narrateur]:
C’est exact! C’est ce qu’on appelle la responsabilité du fait d’autrui. L’organisation et son « âme dirigeante », c’est-à-dire ses hauts dirigeants, peuvent être tenus responsables du fait d’autrui.

[Narrateur]:
C’est faux! C’est ce qu’on appelle la responsabilité du fait d’autrui. L’organisation et son « âme dirigeante », c’est-à-dire ses hauts dirigeants, peuvent être tenus responsables du fait d’autrui.

[Narrateur]:
Absolument pas. Il s’agit d’un point très important. L’impact des expériences passées de discrimination à l’endroit des personnes racialisées a encore un effet sur la vie des autres. Les désavantages historiques créés par la discrimination passée persistent aujourd’hui, et une discrimination raciale systémique et subtile reste ancrée dans de nombreuses cultures organisationnelles et politiques, pratiques et procédures.

[Narrateur]:
C’est exact! Il s’agit d’un point très important. L’impact des expériences passées de discrimination à l’endroit des personnes racialisées a encore un effet sur la vie d’autrui. Les désavantages historiques créés par la discrimination passée persistent aujourd’hui, et une discrimination raciale systémique et subtile reste ancrée dans de nombreuses cultures organisationnelles et politiques, pratiques et procédures.

[Narrateur]:
C’est exact! Le Code des droits de la personne de l’Ontario interdit la discrimination raciale dans les domaines sociaux protégés.

[Narrateur]:
C’est faux. Le Code des droits de la personne de l’Ontario interdit la discrimination raciale dans les domaines sociaux protégés.

[Narrateur]:
Il n’est pas acceptable qu’une organisation ou institution ferme les yeux sur des situations de violation des droits de la personne, qu’une plainte ait ou non été déposée. Une organisation viole le Code si, directement ou indirectement, intentionnellement ou non, elle enfreint l’une ou l’autre de ses dispositions.

[Narrateur]:
Il n’est pas acceptable qu’une organisation ou institution ferme les yeux sur des situations de violation des droits de la personne, qu’une plainte ait ou non été déposée. Une organisation viole le Code si, directement ou indirectement, intentionnellement ou non, elle enfreint l’une ou l’autre de ses dispositions.

[Narrateur]:
C’est exact! Le stéréotypage pourrait impliquer l’utilisation de catégories sociales comme la race, la couleur, l’origine ethnique, la croyance ou autre en vue d’acquérir, de traiter et rappeler des informations sur les autres.

[Narrateur]:
C’est faux! Le stéréotypage pourrait impliquer l’utilisation de catégories sociales comme la race, la couleur, l’origine ethnique, la croyance ou autre en vue d’acquérir, de traiter et rappeler des informations sur les autres.

[Narrateur]:
Bravo! Vous avez terminé le cours. Il n’est pas toujours facile de parler de racisme et de discrimination raciale. Mais si on n’en parle pas, les choses ne changeront jamais. Pour parler du racisme, il faut être honnête par rapport au passé et comprendre les traumatismes intergénérationnels et effets continus de la discrimination raciale historique et actuelle. Il faut comprendre comment se manifeste le racisme et quelles mesures mettre en place pour contrer les effets systémiques de la discrimination fondée sur la race. Parler du racisme est la première étape à franchir pour le combattre. Prendre des mesures pour éliminer la discrimination raciale est la seconde. Ce cours marque le début de ce cheminement.

[Narrateur]:
Les ressources ci-après vous aideront à prévenir et éliminer le racisme et la discrimination raciale en Ontario. Pour obtenir plus de renseignements sur vos droits et responsabilités aux termes du Code, consultez les politiques de la CODP, y compris : - Politique et directives sur le racisme et la discrimination raciale; - Politique sur la prévention de la discrimination fondée sur les troubles mentaux et les dépendances; - Politique sur la prévention de la discrimination fondée sur la croyance; Comptez-moi! Collecte de données relatives aux droits de la personne; Une introduction à la politique : Guide d’élaboration des politiques et procédures en matière de droits de la personne.

Des brochures en langage simple ont également été produites sur chacun de ces sujets.

Les membres de la Fonction publique de l’Ontario peuvent aussi communiquer avec les services de prévention de la discrimination et du harcèlement en milieu de travail ou la direction générale de l’action contre le racisme.

Cliquez sur le lien à l’écran pour obtenir d’autres ressources.

Dénoncez-le!

Cours électronique interactif de 30 minutes qui présente des renseignements de base sur la race, la discrimination raciale et les protections en matière de droits de la personne prévues par le Code des droits de la personne de l'Ontario. Le cours donne un aperçu historique du racisme et de la discrimination raciale, explique les termes « race » et « discrimination raciale », et propose des méthodes de prévention et d'élimination de la discrimination raciale.

Veuillez noter : Dénoncez-le est conçu pour être utilisé sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables et les tablettes en mode « paysage ».

Cliquez sur l'image ci-dessous pour commencer.

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