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Protéger les travailleuses et les travailleurs vulnérables contre la discrimination

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À l’occasion de la Journée international de la femme de mars 2017, la CODP a publié un nouveau rapport qui explique les engagements pris par plusieurs chaînes de restaurants, qui comptent parmi les plus importantes et les plus connues de l’Ontario, pour éliminer les codes vestimentaires discriminatoires s’appliquant au personnel de leurs restaurants. Pas au menu : Rapport d’enquête sur les codes vestimentaires sexualisés et fondés sur le sexe dans les restaurants de l’Ontario expose les conclusions d’une enquête sur les codes vestimentaires dans certains restaurants dans la province.

Les personnes qui travaillent dans les restaurants peuvent être victimes de harcèlement sexuel et de discrimination à caractère sexuel en raison de la nature précaire de leur travail. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de prendre une mesure supplémentaire, à savoir celle de contacter les restaurants après avoir appris que les travailleuses et les travailleurs se sentaient souvent incapables de faire part de leurs préoccupations par peur de représailles.

Suite à la publication en mars 2016 du document « Position sur les codes vestimentaires sexualisés et fondés sur le sexe », la CODP a écrit aux entreprises pour les informer de préoccupations concernant les codes vestimentaires et des obligations connexes en vertu du Code, et leur demander de s’engager à prendre des mesures pour s’y conformer.

Nous avons sélectionné des « leaders du secteur » afin d’avoir l’impact le plus grand possible – 14 entreprises représentant plus de 25 marques multisites et des centaines de restaurants. Certains sont présents uniquement à Toronto ou en Ontario, tandis que d’autres sont des entreprises plus importantes, présentes dans l’ensemble du pays.

Bien que l’enquête ait mis l’accent sur des entreprises précises, tous les restaurants et autres employeurs de l’Ontario ont l’obligation légale de veiller à ce que leurs codes vestimentaires respectent le Code.


« L’excellence sur le plan du service à la clientèle ne dépend pas de la taille du soutien-gorge. J’espère que les femmes feront appel à notre aide juridique si le décolleté est considéré comme une compétence essentielle sur leur lieu de travail. »

— Kathy Laird, ancienne directrice générale, Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne


Voici certains des restaurants participants :

  • Cactus Club Café
  • Bier Markt
  • East Side Mario’s
  • Kelsey’s
  • Milestones
  • Montana’s
  • Fionn MacCool’s
  • Earl’s Kitchen and Bar
  • Firkin Group of Pubs
  • Duke Pubs
  • Bâton Rouge
  • JOEY Restaurants
  • The Keg Steakhouse and Bar
  • Moxie’s Restaurants
  • Shoeless Joe’s Sports Grill
  • Canyon Creek
  • Jack Astor’s
  • REDS
  • Gabby’s

Obtenir des résultats...

La réponse des entreprises a été encourageante puisque toutes élaborent en ce moment de nouvelles politiques ou modifient celles existantes. En général, les entreprises ont mentionné qu’elles souhaitaient résoudre les problèmes liés aux codes vestimentaires, au harcèlement sexuel et à d’autres préoccupations en matière de droits de la personne sur leurs lieux de travail.

La CODP tient à remercier Restaurants Canada (@RestaurantsCA) et l’Ontario Restaurant, Hotel and Motel Association (@ORHMA) pour avoir accepté de partager ses ressources avec leurs membres et pour l’avoir aidée à cerner et à résoudre les problèmes.


 

Les retours de l’enquête

« Sur un marché compétitif, la valeur [d’un établissement] doit se baser sur l’expérience client – les plats, les boissons, l’ambiance et la qualité du service –, pas sur la sexualisation des travailleuses et des travailleurs. »

— Expert du secteur de l’accueil

« L’employeur est responsable du bien-être de ses employés. S’il est intelligent, il sait que leur roulement sera inférieur en les traitants bien. En effet, il gagne du temps et de l’argent en évitant de devoir sensibiliser et former de nouvelles personnes trop souvent. Il a ainsi de meilleurs résultats – des employés heureux assurent un meilleur service et sont plus fiables – s’il fait preuve de respect à leur égard. C’est une affaire de bon sens. »

— Expert du secteur de l’accueil

 « Les hommes pensent que c’est normal de draguer [les serveuses] dans un restaurant et de faire des commentaires à caractère sexuel, et je pense vraiment que c’est la conséquence directe de la façon dont on nous met en scène [en suivant les exigences d’un code vestimentaire]. »

— Courriel adressé à la CODP

« Il existe toute une culture sexiste dans ce secteur, qui comprend des codes vestimentaires mais va également au-delà : la « promotion canapé », l’âgisme, le sexisme... De nombreuses serveuses sont harcelées par les cuisiniers dans l’arrière-boutique. Les serveurs sont aussi victimes de harcèlement, mais le service est assuré principalement par des femmes et l’arrière-boutique compte essentiellement des hommes. »

— Expert du secteur de l’accueil

« Qu’il s’agisse de travailleuses et de travailleurs migrants, de personnes occupant un emploi tertiaire rémunéré au salaire minimum ou d’employés n’ayant pas de contrat permanent, ce qui devient la nouvelle norme, ils craignent souvent tous de faire valoir leurs droits ou de dénoncer une discrimination. Nombreux sont celles et ceux qui pensent qu’il vaut mieux composer avec la discrimination ou le harcèlement au travail plutôt que ne pas avoir d’emploi du tout. »

— La commissaire en chef Renu Mandhane, discours lors du sommet Vibrant Communities Canada, Cities Reducing Poverty: When Business is Engaged


 

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