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Lettre au rédacteur

Lettres au rédacteur
Toronto Star
1, rue Yonge
Toronto (Ontario) M5E 1E6

Objet : RĂ©sidents en colĂšre Ă  cause d’un projet de logement

Madame, Monsieur,

La Commission ontarienne des droits de la personne estime que le mouvement discriminatoire NIMBY “Not in My Back Yard” (« Pas dans mon jardin ») constitue une menace aux droits de la personne et un obstacle majeur au dĂ©veloppement nĂ©cessaire de logements abordables et de logements avec services de soutien.

Il est tout Ă  fait lĂ©gitime que des questions concernant l’amĂ©nagement du territoire se posent durant le processus de planification. Toutefois, des rĂ©unions qui autorisent les gens Ă  dĂ©cider qui doit vivre dans leur quartier sont autre chose.

Des personnes et groupes visĂ©s par le Code des droits de la personne de l’Ontario ne devraient pas avoir Ă  demander Ă  de futurs voisins la permission d’emmĂ©nager. Tenter de rejeter des personnes handicapĂ©es, dont celles atteintes de maladie mentale, n’est pas moins choquant que d’empĂȘcher des personnes racialisĂ©es de s’installer dans un quartier.

Un Canadien sur cinq est atteint d’une forme de maladie mentale ce qui ne l’empĂȘche pas d’ĂȘtre un bon citoyen et un bon voisin dans chaque collectivitĂ© de la province. Il n’y a aucune raison valable de prĂ©sumer qu’il existe un lien entre maladie mentale et criminalitĂ©. J’applaudis les efforts du conseiller Mammoliti, en qualitĂ© de prĂ©sident du comitĂ© du logement abordable, en vue d’empĂȘcher un tel stĂ©rĂ©otype des personnes atteintes de maladie mentale.

Meilleures salutations.
Barbara Hall, B.A., LL.B, Ph.D (hon.)
Commissaire en chef