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23. Sondage Angus Reid de 2010 sur le multiculturalisme – Bon ou mauvais pour le Canada?

Multiculturalisme

En ce qui a trait à la politique en matière de multiculturalisme, pensez-vous que le multiculturalisme a été bon ou mauvais pour le Canada?

 

Région

 

Total

C.B.

Alb.

Man./Sask.

Ont.

Qc

Atl.

Très bon / bon

55 %

65 %

51 %

54 %

57 %

49 %

50 %

Mauvais / très mauvais

30 %

23 %

39 %

27 %

28 %

31 %

31 %

Pas certain(e)

16 %

12 %

10 %

19 %

14 %

20 %

18 %

24. Sondage Angus Reid de 2010 - creuset ou mosaïque?

Multiculturalisme

Lequel des énoncés suivants se rapproche le plus de votre point de vue?

 

Région

 

Total

C.B.

Alb.

Man./Sask.

Ont.

Qc

Atl.

Le Canada devrait constituer un creuset – les immigrants devraient s’assimiler et se fondre à la société canadienne

54 %

50 %

60 %

52 %

50 %

64 %

41 %

Le Canada devrait constituer une mosaïque – les différences culturelles au sein de la société sont précieuses et devraient être maintenues

33 %

42 %

32 %

21 %

38 %

22 %

40 %

Pas certain(e)

13 %

8 %

9 %

27 %

12 %

14 %

19 %

Autres sondages d’opinion connexes

Selon un sondage récent de l’Association d’études canadiennes, 50 % des Canadiennes et Canadiens pensent que les nouveaux arrivants devraient rejeter leurs traditions et devenir « davantage comme nous », comparativement à 36 % de la population canadienne en 2007 (Patriquin et Gillis, 2010, cités dans Sharify-Funk, 2011). Un autre sondage (2007) révélait que seulement 69 % de la population canadienne pensaient que le multiculturalisme aidait à forger le sentiment d’identité et de citoyenneté des Canadiennes et Canadiens, comparativement à 80 % en 2001 (Sharify-Funk, 2011). Un autre sondage d’opinion publique mené en 2010 par la firme Angus Reid auprès de 1 006 adultes canadiens choisis au hasard a montré que ce nombre avait augmenté depuis 2008. Des répondants à ce sondage, environ 54 % ont indiqué vouloir que le Canada devienne un creuset, c’est-à-dire que les immigrants s’assimilent et se fondent à la société canadienne (comparativement à 33 % des Canadiennes et Canadiens, qui préfèrent l’approche de la mosaïque, qui valorise et maintien les différences culturelles). En Ontario, les résultats obtenus étaient seulement légèrement différents.

Cette tendance générale pourrait être en partie le résultat d’une réaction défavorable à la diversité religieuse croissante, et de plus en plus visible, de la société canadienne. Selon un sondage de 2008 mené par la firme Léger Marketing auprès de 1 522 Canadiennes et Canadiens pour le compte de l’Association d’études canadiennes et de la Fondation canadienne des relations raciales, les personnes les plus susceptibles de s’opposer à la politique canadienne en matière de multiculturalisme sont aussi les plus susceptibles de blâmer les minorités pour toute discrimination dont elles font l’objet (le gros du blâme étant dirigé vers les musulmans suivis des juifs, des homosexuels et des Noirs).

25. World Values Survey de 2005-2008 – Importance accordée à l’adoption par les immigrants des valeurs de son pays

Importance accordée à l’adoption par les immigrants des valeurs de son pays (%)

Très important

Assez important

Pas important

Canada

58

32

10

Suède

24

44

32

Brésil

26

61

13

Corée du Sud

27

58

15

Andorre

30

53

17

Serbie

34

47

20

Argentine

34

47

20

Italie

35

40

26

Pologne

35

48

17

Roumanie

36

39

25

Norvège

37

42

21

Moldavie

39

48

13

Ukraine

40

45

15

Taïwan

40

46

14

Suisse

42

47

11

Trinidad-et-Tobago

43

33

24

Chypre

43

35

22

Uruguay

43

39

17

Chine

44

41

15

Finlande

47

46

7

Rwanda

47

48

5

Espagne

47

42

11

Slovénie

48

39

13

Chili

50

34

16

Bulgarie

53

33

14

Allemagne

53

38

9

Éthiopie

54

37

9

Zambie

57

29

15

Mexique

58

30

12

Inde

58

27

14

États-Unis

59

32

9

Afrique du Sud

59

28

13

Burkina Faso

59

27

14

Malaisie

60

37

2

Indonésie

62

28

10

Jordanie

62

23

15

Vietnam

63

31

5

Turquie

64

27

10

Thaïlande

65

32

3

Ghana

67

24

10

Australie

68

26

6

Maroc

68

25

7

Égypte

69

22

9

Mali

73

20

7

Géorgie

84

14

2

(World Values Survey de 2005-2008)

Source : Citoyenneté et Immigration Canada. Étude documentaire de la recherche sur l’opinion publique canadienne concernant le multiculturalisme et l’immigration pour la période 2006-2009, 2010. Extrait le 6 avril 2013 de www.cic.gc.ca/francais/pdf/recherche-stats/2012-por-multi-imm-fra.pdf

26. Enquête sur la diversité ethnique de 2003 –La religion comme source de discrimination chez les répondants ayant perçu une discrimination

  Pourcentage ayant défini la religion comme source de la discriminatio perçue Population non autochtone total âgée de 15 ans et plus (Limite du EDE) Population non autochtone totale âgée de 15 ans et plus fois le pourcentage
Total de la population non autochtone âgée de 15 ans et plus 13 % 22 445 490 402 470
Homme 11 % 10 947 760 188 190
Femme 16 % 11 497 730 214 270
Population – minorité visible 10 % 2 999 850 99 450
Homme 10 % 1 443 120 50 910
Femme 9 % 1 556 730 48 550

Source : Statistique Canada. Enquête sur la diversité ethnique, 2003b, tel que cité dans Seljak et coll., 2007. Pourcentages calculés à partir du total des réponses valides.

27. Pourcentage de chaque groupe ethnique canadien, par race et religion (2002)

 

Aucune religion

Catholi-cisme

Protestant-isme

Autre confes-sion chrétien-ne

Islam

Judaïsme

Boud-dhisme

Hindou-isme

Sikhisme

Autre religion

Blancs

Canadiens

6,1

4,2

6,3

4,0

-

5,1

-

-

-

-

Francophones

8,8

38,5

3,1

11,4

-

-

-

-

-

-

Anglophones

35,1

15,2

55,1

20,9

-

4,6

-

-

-

33,9

Européens du Nord et de l’Ouest

13,8

5,8

17,6

13,2

-

-

-

-

-

-

Russes et Européens de l’Est

7,7

7,3

5,2

17,4

-

33,9

-

-

-

-

Européens du Sud

0,4

0,6

-

-

-

-

-

-

-

-

Juifs et Israéliens

-

-

-

-

-

34,6

-

-

-

-

Arabes / Asiatiques de l’Ouest/ Africains du Nord

0,4

0,4

-

2,2

9,4

-

-

-

-

-

Latino-Américains, Centraméricains et Sud-Américains

-

0,2

-

-

-

-

-

-

-

-

Grecs

-

-

-

6,9

-

-

-

-

-

-

Italiens

1,9

7,8

0,6

1,3

-

-

-

-

-

-

Portugais

-

2,4

-

-

-

-

-

-

-

-

Européens - autres

1,1

0,5

0,4

-

-

6,7

-

-

-

-

Total – minorités non visibles

82,2

92,4

93,4

84,2

14,6

97,8

-

-

-

62,8

 

Minorités visibles

Chinois

12,0

1,1

1,4

4,7

-

-

45,2

-

-

-

Asiatiques du Sud

0,8

0,6

0,4

1,3

37,6

-

2,9

88,6

100

-

Noirs

1,5

1,2

3,1

3,4

7,8

-

-

-

-

-

Philippins

-

2,2

0,3

0,6

-

-

-

-

-

-

Latino-Américains

0,5

1,3

0,3

0,9

-

-

-

-

-

-

Asiatiques du Sud-Est

0,8

0,3

-

0,2

-

-

28,0

-

-

-

Arabes et Asiatiques de l’Ouest

0,5

0,3

-

1,9

35,6

-

-

-

-

-

Coréens

-

0,2

0,3

1,5

-

-

-

-

-

-

Japonais

0,7

-

0,2

0,4

-

-

4,1

-

-

-

Minorité visible, n.i.a.

0,2

0,2

0,3

0,6

2,5

-

-

11,4

-

-

Minorité visible multiple

0,3

0,2

-

0,2

-

-

-

-

-

-

Total – minorités visibles

17,8

7,6

6,6

15,8

85,4

2,2

83,8

100

100

37,2

 

Total N

7 850

14 630

11 700

3 410

840

680

570

530

650

130

                       

Remarque : Tous les pourcentages sont pondérés au moyen de facteurs de pondération élaborés par Statistique Canada, à l’exception des données de la rangée « N » qui ne sont pas pondérées, mais ont été arrondies. Certaines cases ont été omises en raison de la taille des cases, inférieure à 30.

Source : Reitz, Banerjee, Phan and Thompson 2008.

28. Iniquité objective et signalée au Canada, selon la race et la religion, 2002

 

Inégalité (revenu/ménage) par rapport à la MOY (RMR).

Discrimination signalée (%)

Vulnérabilité signalée (%)

N

Blancs

 

 

 

 

Aucune religion

3 036 $

11,7

13,8

5 800

Catholicisme

214 $

9,2

17,1

12 670

Protestantisme

1 977 $

9,4

14,7

10 440

Autre confession chrétienne

-206 $

14,4

18,0

2 580

Islam

-17 690 $

10,6

28,1

130

Judaïsme

14 004 $

22,9

35,0

670

Total

1 237 $

10,2

16,2

32 290

 

Minorités visibles

Aucune religion

-6 669 $

35,9

34,7

2 040

Catholicisme

-5 099 $

36,7

39,1

1 960

Protestantisme

-8 757 $

38,6

39,9

1 250

Autre confession chrétienne

-10 061 $

40,6

33,6

830

Islam

-15 320 $

34,1

38,0

700

Bouddhisme

-8 273 $

32,4

35,1

510

Hindouisme

-4 886 $

36,0

47,0

530

Sikhisme

-6 646 $

27,3

32,9

650

Total

-7 684 $

35,9

37,3

8 470

Remarque : Tous les pourcentages sont pondérés au moyen de facteurs de pondération élaborés par Statistique Canada, à l’exception des données de la colonne « N » qui ne sont pas pondérées, mais ont été arrondies. Parmi les groupes raciaux, seuls les groupes confessionnels dont la taille de la cellule est suffisante ont été inclus au tableau. Des tests d’hypothèse des différences entre les groupes peuvent être obtenus des auteurs.

Source : Reitz, Banerjee, Phan and Thompson, 2008.

29. Enquête Focus Canada sur l’expérience des musulmans du Canada en matière de discrimination

Au cours des deux dernières années, avez-vous vécu personnellement une mauvaise expérience en raison de votre race, de votre groupe ethnique ou de votre religion, ou cela ne vous est-il pas arrivé? (Musulmans seulement) [Pourcentage de personnes ayant répondu « oui »]

Graphique à barres montrant le pourcentage de cas de discrimination dont ont fait l'objet les musulmans du Canada par rapport aux autres pays  entre 2006-2007 en raison de leur race, ethnicité ou religion.  Une description des données suit.

Source : Citoyenneté et Immigration Canada. Étude documentaire de la recherche sur l’opinion publique canadienne concernant le multiculturalisme et l’immigration pour la période 2006-2009www.cic.gc.ca/francais/ressources/recherche/rop-multi-imm/sec02-4.asp. Source originale : Environics Research Group. Focus Canada 2006­­­-4; données internationales tirées du 2005 Pew Global Attitudes Survey.

Enquête Focus Canada sur l’expérience des musulmans du Canada en matière de discrimination

 (% ayant répondu « oui » durant les deux dernières années)

Canada

31 %

Grande-Bretagne

28 %

France

37 %

Espagne

25 %

Allemagne

19 %

30. Sondage Angus Reid de novembre 2010 sur le niveau de tolérance de la population canadienne, selon le groupe social

Multiculturalisme

Dans l’ensemble, diriez-vous que la société canadienne est tolérante ou intolérante envers les groupes suivants?

 

Tolérante

Intolérante

Incertain(e)

Musulmans

52 %

33 %

15 %

Canadiens d’ascendance autochtone

62 %

30 %

9 %

Immigrants de l’Asie du Sud (comme l’Inde et le Pakistan)

64 %

24 %

12 %

Gais et lesbiennes

72 %

16 %

12 %

Personnes handicapées

75 %

15 %

10 %

Immigrants de l’Asie (comme la Chine et Hong Kong)

81 %

10 %

9 %

Immigrants de l’Amérique latine

79 %

7 %

14 %

Immigrants de l’Europe

89 %

4 %

7 %

31. Laïcité ouverte par opposition à fermée

LAÏCITÉ OUVERTE

LAÏCITÉ FERMÉE

  • Laïcité en tant que pluralisme (Berger 2002)
  • Laïcité en tant qu’a-religiosité (Berger 2002)
  • Modèle archétypal adopté à l’origine en réaction à la diversité et au pluralisme religieux
  • Modèle archétypal adopté à l’origine en réaction à la domination excessive de l’Église au sein d’une société homogène relativement religieuse
  • Aucun « mur de séparation » entre l’Église et l’État. Dans les sociétés ayant adopté ce modèle, la laïcité est une forme d’arrangement institutionnel flexible qui vise à protéger les droits et libertés, et non un principe juridique ou constitutionnel explicite et autonome (c’est-à-dire pas un « principe directeur »)
  • « Mur de séparation » entre l’Église et l’État. Dans les sociétés ayant adopté ce modèle, la laïcité constitue un principe constitutionnel explicite et autonome
  • Modèle de « mosaïque » flexible et tolérant sur le plan religieux qui s’inspire des théories politiques pluralistes et libérales axées sur la diversité et le multiculturalisme
  • Modèle de « creuset » républicain plus stricte et rigoureux qui s’inspire du modèle révolutionnaire français, lequel érige la laïcité en idéologie (« Lumières ») pour se justifier
  • Libéralisme ou modus vivendi pluraliste. L’État n’utilise pas ses mécanismes politiques et juridiques pour inculquer de vision unique et significative de ce qui constitue le bien, la vérité ou le beau. Il recherche plutôt des terrains d’entente entre les différents modes de vie et fait place à la diversité en signe du fait qu’il y a différentes façons de mener une bonne vie (Chiodo 2012a s’inspirant de Gray 2000 et Benson 2004)
  • Libéralisme de convergence. L’État utilise des mécanismes politiques et juridiques pour promouvoir les principes libéraux universels et le consensus rationnel sur le mode de vie optimal. La tolérance à l’égard des autres modes de vie repose sur la foi en leur disparition graduelle à mesure que les citoyens adoptent une vision « éclairée » de la vérité, du bien et de la beauté (Chiodo 2012a s’inspirant de Gray 2000 et Benson 2004)
  • « [N]e cherche pas à accroître la laïcisation ou à éliminer progressivement la croyance religieuse, et ne sert pas à neutraliser ou à éliminer la capacité de “marqueur d’identité” de la religion (Woehrling 2011, p. 91) »
  • Cherche à accroître la laïcisation, à éliminer progressivement la croyance religieuse et à neutraliser ou éliminer la capacité de « marqueur d’identité » de la religion
  • « La neutralité de l’État à l’égard des religions et la séparation de l’Église et de l’État ne sont pas perçues comme des fins en soi, mais comme des moyens permettant d’atteindre le double objectif, fondamental, de respect de la religion et de l’égalité morale, et de la liberté de conscience et de religion (Woehrling 2011, p. 91) »
  • La neutralité de l’État à l’égard des religions et la séparation de l’Église et de l’État sont perçues comme des fins en soi
  • N’est pas en faveur de la religion, mais ne s’y oppose pas
  • L’athéisme constitue la position étatique/publique privilégiée, soit de fait (comme c’est le cas en France) ou de droit (comme c’était le cas dans l’ancienne Union soviétique)
  • Reconnaissance de la contribution positive de la religion
  • Maîtrise, marginalisation et discréditation active de la religion, qui est traitée d’irrationnelle, de rétrograde, de tribale, d’inégalitaire et (ou) de potentiellement violente
  • Restriction des pratiques religieuses à la sphère privée (sphère des associations à participation volontaire, de la famille ou de l’individu), en respectant uniquement le droit à la vie privée
  • Soutien à l’accommodement de la religion dans la sphère publique
  • Accommodement interdit de la religion dans la sphère publique au nom de la neutralité et de la séparation de l’Église et de l’État. « [L]es citoyens doivent éviter de traîner dans la sphère publique leurs convictions, pratiques ou principes religieux (Berger 2002) »
  • Cherche à concilier les droits individuels et collectifs, en partie en reconnaissant et en faisant valoir des droits d’association religieuse considérables, libres d’intervention de l’État
  • Préférence accordée aux droits individuels plutôt que collectifs, et restriction considérable des droits à l’association religieuse, qui sont soumis à l’intervention de l’État
  • Priorité accordée à la protection de la liberté de religion et de conscience, ainsi qu’à l’égalité sur le plan de la religion et des convictions, même s’il faut relativiser le principe de la neutralité et de la séparation de l’Église et de l’État (p. ex. permettre aux employés du gouvernement de porter des signes religieux)
  • En cas de conflit entre l’accommodement religieux et la neutralité religieuse de l’État, l’accommodement doit l’emporter
  • Priorité accordée au principe de neutralité plutôt qu’à la liberté de conscience et de religion et qu’à l’égalité sur le plan religieux

 

  • En cas de conflit entre l’accommodement religieux et la neutralité religieuse de l’État, l’idéal de la neutralité doit l’emporter.
  • Les idéaux laïques régissent les institutions de l’État et activités du gouvernement, mais non les usagers et employés des services publics
  • Les activités des institutions de l’État et les pratiques des employés de l’État et usagers des services publics sont soumises aux idéaux laïques (neutralité de l’État, séparation de l’Église et de l’État)
  • Motifs religieux acceptés dans la sphère publique afin de favoriser la « citoyenneté inclusive », tant que les institutions ou acteurs de l’État ne privilégient pas ces motifs au détriment de points de vue contradictoires
  • Discours religieux interdit dans la sphère publique. Les arguments de nature religieuse sont jugés diviseurs et controversés en soi, et néfastes à l’harmonie politique et civique, puisqu’ils reposent sur des principes ou dogmes a priori ne pouvant pas faire l’objet de débat politique rationnel

Exemples de pays à laïcité ouverte :

  • Inde
  • Canada (dans la plupart des cas, sauf le Québec)

Exemples de pays à laïcité fermée :

  • France
  • Ancienne URSS

Exemples pratiques :

  • Accommodement des pratiques religieuses à l’école
  • Prières et symboles religieux permis au Parlement tant qu’il y a représentation de la diversité
  • Possibilité pour les parents de formuler une justification religieuse de leurs préférences en matière de programme d’études, mais interdiction pour l’école de privilégier ce point de vue au détriment de points de vue opposés (voir la décision Chamberlain)

Exemples pratiques :

  • Interdiction du port de signes religieux applicable à tous les employés du gouvernement
  • Interdiction du port du foulard à l’école ou au moment d’obtenir des services publics
  • Interdiction de la prière et des symboles religieux de nature quelconque dans l’espace public

Exemples de critiques :

  • Trop grande permissivité sur le plan religieux
  • Affaiblissement des rapports civiques et de l’identité nationale
  • Création de vases clos ethniques/religieux, promotion de la politique identitaire et division de la nation
  • Risque sur le plan de la sécurité et de la stabilité de l’État
  • Coûteux et moins efficace sur le plan administratif

Exemples de critiques :

  • Personnes traitées comme des entités abstraites sans valeurs et engagements culturels et religieux préexistants; donc, aucun respect de l’intégrité et de la dignité de la personne et de l’identité
  • Modèle autoritaire, paternaliste et assimilationniste
  • >Règles de jeu inéquitables pour les citoyens religieux. Bien que les gens puissent adopter en privé quelque point de vue que ce soit,  ces points de vue doivent demeurent immatériels, ou pour le moins silencieux, dans bien des sphères qui importent le plus - par exemple le débat public et les politiques sur l’environnement, l’énergie, la guerre et les services sociaux (Novak)
  • La religion n’a jamais été entièrement du domaine privé et ne peut l’être (p. ex. mouvement des droits civiques, mouvement de lutte à l’esclavage)

Traduit et adapté principalement du résumé et de l’adaptation du rapport de la Commission Bouchard-Taylor (2008) effectués par Woehrling’s (2011).

32. Définitions du terme « Secular » du Canadian Law Dictionary

The Dictionary of Canadian Law (4e édition, Carswell), à la p. 1168

Secular, adj.

(1) La double exigence que l’éducation soit « laïque » et « non confessionnelle » signifie que les écoles ne doivent pas servir à l’endoctrinement ou à l’inculcation de préceptes de quelque religion, et elle n’empêche pas les personnes qui, sur des questions d’intérêt public, ont des positions morales d’inspiration religieuse de débattre de l’enseignement moral dans les écoles publiques. Chamberlain c. Surrey School District No. 36, [2002] 4 RCS 710.

(2) L’expression « strictly secular » dans la School Act ne peut signifier que pluraliste en ce sens qu’il faut faire une place publique aux positions morales indépendamment de leur fondement religieux ou non. Elle signifie donc pluraliste ou inclusif dans leur sens le plus large. Chamberlain v. Surrey No. 36, 2000 Carswell BC 2009 (voir également les autres sources suivantes : BCLR, WWR, DLR, BCAC, WAC, Admin LR, E, M, P JJA).

(3) Ayant trait au monde matériel plutôt que spirituel.

Laïcité, n.

  • Toutefois, l’exigence de laïcité fait en sorte que nul ne peut invoquer les convictions religieuses des uns pour écarter les valeurs des autres. Bien que le conseil scolaire puisse tenir compte des préoccupations religieuses des parents, l’exigence de laïcité l’oblige à accorder une même reconnaissance et un même respect aux autres membres de la collectivité. Les convictions religieuses qui interdisent la reconnaissance et le respect des membres d’un groupe minoritaire ne peuvent être invoquées pour exclure le point de vue minoritaire. Chamberlain c. Surrey School District No. 36, [2002] 4 RCS 710.

Words and Phrases, Westlaw (2008), W&P 25036

Laïque

Cour suprême du Canada

Le fait que la School Act [R.S.B.C. 1996, c. 412] insiste sur la stricte laïcité ne signifie pas que les considérations religieuses n’ont aucune place dans les débats et les décisions du conseil scolaire. Les conseillers scolaires ont le droit et, en fait, le devoir, aux réunions du conseil, de faire valoir les points de vue des parents et de la collectivité qu’ils représentent. La religion jouant un rôle important dans de nombreux milieux, ces points de vue seront souvent dictés par des considérations religieuses. La religion est un aspect fondamental de la vie des gens, et le conseil scolaire ne peut en faire abstraction dans ses délibérations. L’exigence de laïcité fait en sorte que nul ne peut invoquer les convictions religieuses des uns pour écarter les valeurs des autres. Bien que le conseil scolaire puisse tenir compte des préoccupations religieuses des parents, l’exigence de laïcité l’oblige à accorder une même reconnaissance et un même respect aux autres membres de la collectivité. Les convictions religieuses qui interdisent la reconnaissance et le respect des membres d’un groupe minoritaire ne peuvent être invoquées pour exclure le point de vue minoritaire.

Chamberlain c. Surrey School District No. 36, [2002] 4 RCS 710 par. 19, juge en chef McLachlin (avec l’accord des juges Arbour, Binnie, Iacobucci, L’Heureux-Dubé and Major).

 

 

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