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Message de la commissaire en chef

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Il y a cinquante ans, la toute nouvelle Commission ontarienne des droits de la personne savait ce qu’il lui faudrait affronter. La discrimination était aussi criante que les écriteaux qui disaient « Les demandes d’emploi des Juifs et des Noirs ne sont pas acceptées ». Mais pour le gouvernement d’alors, il était évident qu’il fallait plus que des lois pour s’attaquer à la discrimination. Le premier directeur de la Commission, Daniel G. Hill, disait que l’objectif était de « contester les préjugés et stéréotypes populaires au sujet des gens » et décrivait les mesures législatives en matière de droits de la personne comme « un mélange savant de techniques éducatives et juridiques dans la quête de justice sociale ».

Au fil des ans, notre perception collective de ce qui est un préjugé et de ce qui est la réalité est devenue plus claire. Les années 70 ont mené à une meilleure compréhension de la discrimination sexuelle, à la revendication d’un salaire égal pour un travail égal et à l’affirmation du droit de vivre sans harcèlement sexuel.

En 1981, après la révision du Code des droits de la personne, on ajoutait parmi les motifs illicites de discrimination l’état matrimonial et familial et le handicap. Cinq ans plus tard, on y a aussi ajouté l’orientation sexuelle.

Nous parlons d’ajouter des « motifs » au Code, mais, en réalité, ce sont des personnes que l’on ajoute. Les Ontariennes et les Ontariens en sont venus à reconnaître qu’il est fondamentalement immoral de traiter des personnes et des groupes de manière différente parce qu’ils sont « différents » de l’image conventionnelle qu’on a de la population ontarienne, tant dans son aspect extérieur que dans ses façons d’agir, de prier et de se divertir.

Cinquante ans plus tard, la discrimination directe est moins évidente, mais des obstacles subtils continuent d’entraver le progrès et la réussite d’un grand nombre des personnes les plus vulnérables de l’Ontario. Ces préjugés populaires sont souvent intégrés aux structures des milieux où nous travaillons et vivons, ce qui crée une discrimination systémique.

Pour répondre à cette évolution, le gouvernement de l’Ontario a réaménagé il y a trois ans le système ontarien pour l’avancement des droits de personne. Aujourd’hui, la Commission a pour mandat principal d’éduquer, d’autonomiser et d’agir afin de veiller à ce que toutes et tous soient inclus dans la société et aient la possibilité de réussir. Comme vous le verrez dans les pages qui suivent, nous élaborons également de nouveaux outils pour aider les travailleurs et leurs employeurs, les fournisseurs de services et d’autres établissements à examiner leurs structures sous l’angle des droits de la personne afin d’éliminer les obstacles à l’équité.

Au fil des ans, inévitablement sans doute, la façon dont notre société avait changé soulevait des préoccupations. Pour certains, cette évolution suscitait un certain malaise, voire une menace. Mais chaque fois qu’un nouveau motif illicite était ajouté au Code, que l’on reconnaissait l’existence de discrimination, qu’un nouveau groupe de personnes était protégé, on en venait de plus en plus à accepter que l’intégration est dans l’intérêt de toute la population.

Encore une fois cette dernière année, j’ai eu le privilège de travailler avec un groupe brillant, consciencieux et passionné de commissaires et de membres du personnel. Leur dévouement à notre tâche est une véritable inspiration pour moi et je les en remercie.

Comme le disait Daniel G. Hill, le travail d’avancement des droits de la personne nous présente un « immense défi, mais d’extraordinaires perspectives ». Cinquante ans plus tard, le défi n’est pas moins immense et les perspectives tout aussi extraordinaires.

La commissaire en chef,
Barbara Hall

 

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