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Le racisme en Amérique du Nord, jadis et maintenant

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Par Amanda Nguyen

Le racisme repose sur l’idée que les personnes peuvent être réparties en différentes catégories selon le comportement ou le succès économique et politique de certains membres du groupe auquel elles appartiennent. Les chercheurs ont démontré que ces hypothèses sont fautives. Au contraire, on a découvert qu’il y a des différences plus grandes au sein des groupes qu’entre les groupes. Le racisme touche surtout les gens de couleur.

Dans les années 1900, les noirs étaient victimes de discrimination au Canada et aux États‑Unis. Le premier noir arrivé au Canada s’appelait Mathieu de Costa. Interprète auprès de la nation micmaque, il est arrivé en 1608. Depuis lors, le racisme est devenu un énorme problème. En Amérique, pendant des siècles, les noirs ont été des esclaves possédés par les blancs. La dégradation, la violence, les mauvais traitements et la malnutrition caractérisèrent leur vie sous le joug de l’esclavage. Le premier esclave venu au Canada s’appelait Oliver Le Jeune et il est arrivé en 1628. Capturé à l’âge de six ans, il fut ensuite envoyé au Canada. Les esclaves étaient donc capturés et réduits en esclavage, peu importe leur âge. Ils accomplissaient des corvées pour les blancs et étaient traités horriblement.

Aujourd’hui, les personnes de couleur sont encore confrontées au racisme et aux stéréotypes. Les Chinois sont présumés intelligents, petits et « jaunes ». Parce qu’une personne a de petits yeux, les gens présumeront automatiquement qu’elle est d’origine chinoise (ou asiatique). Les présomptions sont à l’origine du meurtre de Trayvon Martin. Celui‑ci avait 17 ans et était originaire de Miami, en Floride. Il était membre de l’équipe de football de son école. Le 26 février, George Zimmerman conduisait sa voiture en ville et a présumé que Trayvon était dangereux simplement parce qu’il était noir et portait un capuchon. Il trouvait Trayvon « suspect ». Se sentant menacé, M. Zimmerman a décidé de tirer sur Trayvon. Il a expliqué à la police qu’il l’avait fait par légitime défense.

Les jeunes noirs sont présumés agressifs, dangereux et malfaisants. C’est un exemple des stéréotypes à l’endroit des noirs. On présume qu’ils sont « dangereux ». Les blancs sont toujours présumés riches. Les blondes sont présumées idiotes. Les musulmans qui portent la barbe sont présumés terroristes à cause des événements du 11 septembre 2001. Voilà quelques stéréotypes envers différents groupes de personnes.  

Dans les années 1800, le racisme manifeste était très répandu et l’esclavage était une importante institution sociale. Les familles qui n’étaient pas satisfaites de leurs esclaves pouvaient les vendre. Harriet Tubman, une esclave fugueuse, a libéré plus de 70 esclaves grâce au chemin de fer clandestin. Les noirs n’avaient pas les mêmes droits que les blancs; ils n’avaient pas le droit de voter, d’étudier, de travailler ou d’aller dans certains lieux publics. Toutes leurs actions étaient limitées et surveillées. Les blancs avaient beaucoup plus de liberté que les noirs. Les noirs capturés au Canada qui ont été réduits en esclavage ne vivaient pas bien. Travaillant jour et nuit, ils nettoyaient et obéissaient aux ordres de leurs maîtres. On ne leur donnait pas de repas complets; ils consommaient les restes du dîner de leurs maîtres.

Les esclaves n’étaient pas traités avec respect. Leurs maîtres les battaient et les fouettaient s’ils faisaient quelque chose de mal ou désobéissaient aux ordres. Après l’abolition de l’esclavage et les luttes en faveur des droits civiques des années 50 et 60, les noirs ont commencé à obtenir les mêmes droits que les blancs et à pouvoir voter, aller dans des lieux publics sans difficulté et fréquenter les mêmes écoles que les blancs.

Certains préjugés racistes se sont atténués. Des organismes ont été créés et des lois promulguées pour lutter contre la discrimination et le traitement inégal des personnes de couleur. La Charte canadienne des droits et libertés, les lois sur les droits de la personne et les lois antiracistes illustrent ce changement. Bien qu’il soit impossible de prévenir entièrement le racisme et la discrimination à l’égard des personnes de couleur, des améliorations sont possibles.

La Commission ontarienne des droits de la personne tente d’interagir avec les personnes qui estiment avoir été victimes d’actes discriminatoires fondés sur la couleur de la peau, le sexe, la religion, l’âge, le statut familial, un handicap, etc. Elle tente de diminuer les instances de discrimination et d’apporter des changements pour les citoyens. Malgré l’existence de tels organismes et bien que le racisme manifeste ne soit pas aussi courant, certaines choses n’ont pas changé. C’est le cas des pensées et des commentaires racistes qui persistent dans l’esprit des gens. Bien que ceux‑ci soient plus difficiles à éliminer, d’autres changements positifs ont été apportés aux relations interraciales.

Amanda Nguyen étudie au Parkdale Collegiate Institute.