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Le pouvoir des mots (fiche)

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Les mots peuvent avoir un effet puissant sur la façon dont la société perçoit les personnes aux prises avec des troubles mentaux et des dépendances. Notre choix de mots peut promouvoir l’acceptation et l’inclusion, ou marginaliser certaines personnes.

Les termes décrivant les personnes aux prises avec des troubles mentaux ont évolué au fil des ans. Deux approches sont basées sur la perspective médicale ou sociale des handicaps.

L’approche médicale repose sur la croyance selon laquelle les problèmes de santé mentale relèvent de l’organisme et peuvent être « traités » ou « guéris » au moyen de la médecine. Lors de notre consultation, beaucoup de gens ont dit ne pas vouloir être définis en fonction d’un trouble médical ou de leur expérience au sein du système de soins psychiatriques, parce que cela ne tient pas compte de leur vécu en tant que personne à part entière.

Si de nombreux participants à la consultation ont utilisé un langage médical pour décrire leur handicap, d’autres ont qualifié les étiquettes médicales de sources de victimisation. Certaines personnes ne s’identifiaient pas aux personnes « handicapées » en partie parce qu’elles ne considéraient pas qu’elles avaient un « handicap »

On nous a dit que les mots utilisés pour décrire les problèmes de santé mentale ou les dépendances devraient :

  • tenir compte des protections conférées par les instruments canadiens et internationaux de droits de la personne
  • susciter l’approbation des personnes qui peuvent ou non chercher à se faire traiter au sein du système médical
  • être ceux qu’utilise le mouvement des usagers/survivants
  • traduire une approche sociale plutôt que médicale au handicap
  • mettre en valeur la santé au lieu d’insister sur la déficience.

Le débat persiste sur la meilleure façon de décrire les personnes aux prises avec des troubles mentaux ou des dépendances; aucun consensus n’a encore été atteint. Au cours de notre consultation, les gens s’identifiaient de nombreuses façons. Lorsqu’on parle de quelqu’un, il est toujours préférable d’utiliser la terminologie qu’utilise cette personne pour s’identifier. Les termes choisis devraient faire référence à la personne avant son handicap.

Après consultation avec des groupes de personnes handicapées, le gouvernement canadien a recommandé d’utiliser le terme « personne ayant un problème de santé mentale ».

À l’échelle internationale et dans la documentation universitaire, le terme « handicap psychosocial » est de plus en plus accepté. Le terme « psychosocial » regroupe les aspects psychologiques et sociaux/culturels de la notion de handicap. Il traduit une approche sociale au handicap.

Dans la Politique sur la prévention de la discrimination fondée sur les troubles mentaux et les dépendances de la CODP, nous utilisons plusieurs termes pour faire référence aux gens. Pour parler d’eux en tant que groupe, nous utilisons « troubles mentaux », « problèmes de santé mentale », « troubles psychiques » et « usagers/survivants ». Nous parlons également de « dépendances », de « dépendance à l’alcool ou aux drogues », de « surconsommation d’alcool ou de drogues » et de « personnes aux prises avec des dépendances ». Nous utilisons les termes « handicaps psychosociaux » et « troubles psychosociaux » pour parler à la fois des troubles mentaux et des dépendances.

Pour obtenir un exemplaire complet de la Politique sur la prévention de la discrimination fondée sur les troubles mentaux et les dépendances, consultez le site de la Commission ontarienne des droits de la personne, à l’adresse : www.ohrc.on.ca/fr. Vous y trouverez également notre rapport de consultation intitulé Parce qu’on importe! Rapport de la consultation sur les droits de la personne, les troubles mentaux et les dépendances