Language selector

Social Media Links FR


Facebook CODP Twitter CODP

Lancement de la déclaration de la coalition communautaire sur la surveillance de la police : Observations de la commissaire en chef de la CODP, Renu Mandhane

Page controls

Page content

Le 16 août 2017

TORONTO – Aujourd’hui, une coalition de groupes communautaires et de groupes de défense des droits et intérêts, ainsi que la Commission ontarienne des droits de la personne, ont publié une déclaration conjointe appelant le gouvernement de l’Ontario et les organismes de surveillance de la police à mettre immédiatement en œuvre les recommandations formulées par l’honorable juge Michael Tulloch dans le cadre de son Examen indépendant des organismes de surveillance de la police. La commissaire en chef Renu Mandhane a fait les observations suivantes lors d’une conférence de presse à Queen's Park.

Lancement de la déclaration de la coalition communautaire sur la surveillance de la police : Observations de la commissaire en chef de la CODP, Renu Mandhane

«  J’aimerais remercier nos partenaires communautaires qui sont ici ce matin et nous ont fait part avec passion de leur travail et de l’expérience de Dafonte Miller aux mains de deux services de police.

Le sort réservé à ce jeune homme noir illustre un problème répandu et montré du doigt par la collectivité depuis des années. Aujourd’hui, la collectivité fait de nouveau front commun : l’Ontario doit améliorer la surveillance de la police, surtout en ce qui a trait aux allégations de discrimination systémique.   

La Commission ontarienne des droits de la personne se préoccupe de la discrimination systémique dans le secteur du maintien de l’ordre, une réalité à laquelle n’échappent pas de nombreuses communautés vulnérables et marginalisées.  

Les cas de profilage racial à l’endroit de personnes noires et autochtones, d’usage de force discriminatoire à l’égard de personnes ayant des troubles mentaux et des dépendances, et de racisme et de sexisme dans les enquêtes sur les filles et femmes autochtones disparues et assassinées sont trop nombreux pour qu’on les ignore. Il en résulte un manque de confiance dans les institutions publiques créées pour assurer notre sécurité. Ce manque de confiance mine le maintien efficace de l’ordre et, par extension, la sécurité publique.

Andrew Loku a été abattu par la police il y a plus de deux ans. À la suite de son décès, le juge Tulloch s’est vu confier le mandat d’examiner l’état de la surveillance de la police et de formuler des recommandations. Or, les rapports, les examens et les recommandations n’ont d’utilité que s’ils mènent à des mesures concrètes.

Le juge Tulloch a soumis son rapport il y a cinq mois au gouvernement, qui s’est jusqu’à présent uniquement engagé à mettre en œuvre une poignée de ses 129 recommandations. C’est pourquoi nous nous sommes joints à nos partenaires communautaires aujourd’hui pour écrire au procureur général et aux organismes de surveillance de la police, et les presser de mettre en œuvre de façon immédiate et transparente les recommandations du juge Tulloch. 

Avec l’agression de Dafonte Miller encore bien présente dans nos esprits, l’heure est venue d’agir, non seulement au sein du gouvernement mais aussi des organismes de surveillance de la police.

L’heure est aussi venue de responsabiliser les parties en matière de discrimination systémique et de prendre des mesures concrètes pour rétablir la confiance du public dans nos  forces de l’ordre. »