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Une commission des droits de la personne dotée d’un vaste mandat est bien placée pour promouvoir et protéger les intérêts et droits fondamentaux des personnes âgées et autres en ce qui concerne l’âge, surtout les groupes particulièrement vulnérables, marginalisés et difficiles à joindre, parce qu’elle peut exercer toute la gamme de ses fonctions et pouvoirs d’application et de promotion, et ce, en mettant en oeuvre des moyens dont ne disposent pas les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux.

Par ailleurs, on convient généralement que d’autres institutions démocratiques ont aussi des responsabilités et un important rôle à jouer pour protéger et promouvoir les droits de la personne, y compris les gouvernements, la magistrature, les organes d’application de la loi et les organismes de la société civile, ainsi que le public en général. La nature indépendante et neutre d’une commission des droits de la personne lui confère un rôle unique et vital pour encourager la collaboration entre ces institutions, organismes et particuliers, tant à l’échelle nationale qu’internationale.

Le public en général s’est montré réceptif aux observations de la Commission sur la retraite obligatoire, ce qui est largement attribuable aux facteurs démographiques : en effet, une proportion importante de la population ontarienne se trouve actuellement dans la cinquantaine et la soixantaine. Le moment était sans doute propice pour soulever la question et, à bien des égards, la Commission a été un catalyseur, par ses recherches, ses consultations, ses travaux d’élaboration des politiques, ses campagnes d’éducation, ses activités de suivi et de compte rendu public. Des organismes non gouvernementaux, comme CARP, citent souvent les rapports et recommandations de la Commission à titre de référence et, par conséquent, les gouvernements et la société civile répondent par des changements positifs. Le public comprend mieux les enjeux. Pendant ce temps, les personnes qui continuent à subir une discrimination en raison de leur âge peuvent toujours faire appel aux mécanismes de traitement des plaintes de la Commission pour tenter de résoudre leurs problèmes.

L’initiative pluriannelle entreprise par la Commission ontarienne des droits de la personne pour s’attaquer à l’âgisme a réussi à attirer l’attention du public sur les obstacles qu’élèvent la culture et les attitudes et sur les profondes conséquences découlant des préjugés courants sur la notion de vieillissement. L’approche de la Commission a suscité un débat public constructif ainsi que des modifications législatives et des mesures non législatives, et, il est permis de l’espérer, elle a commencé à renverser la discrimination qui empêche les personnes âgées de jouir à part égale des chances offertes à toutes les autres personnes de la province. 

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