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Dans un certain nombre des lieux visités, les résultats de la vérification ont confirmé qu'il existe des établissements de restauration exploités en Ontario qui ne satisfont pas même aux exigences les plus élémentaires du Code du bâtiment actuellement en vigueur, ni aux dispositions du Code des droits de la personne. Dans certains cas, les installations sont totalement inaccessibles, alors que d'autres lieux visités présentent des obstacles considérables pour les personnes handicapées, particulièrement en ce qui concerne l'accès aux toilettes.

Le rapport définit tout un éventail d'obstacles, dont voici le résumé :

  1. Voies piétonnières (de l'extérieur vers l'intérieur)
    Dans bien des lieux visités, on a constaté l'absence de voie piétonnière évidente et sécuritaire pour se rendre à l'établissement. Il s'agit sans doute d'un problème pour de nombreuses personnes, mais cela crée des situations particulièrement difficiles pour les personnes qui ont une déficience visuelle et qui ne conduisent pas.

  2. Stationnment
    Les espaces de stationnement accessibles étaient parfois mal situés, trop étroits ou trop en pente. Certains n'étaient pas indiqués par un panneau vertical, ce qui est particulièrement important dans les régions où la neige est abondante en hiver.

  3. Portes d'entrée
    Les portes d'entrée n'avaient pas toujours la largeur libre requise selon le Code du bâtiment, elles ne s'ouvraient pas complètement ou elles n'étaient pas munies d'ouvre-portes automatiques; parfois il y avait deux séries de portes se suivant de trop près, et il était très difficile pour les personnes utilisant un appareil d'aide à la mobilité de tenir la première porte ouverte en ouvrant la deuxième. Certaines rampes d'accès étaient mal construites, par exemple une rampe qui ne donnait pas sur un palier à niveau. Certaines entrées avaient un seuil haut de plus de 13 mm, ce qui non seulement crée de graves difficultés pour les personnes en fauteuil roulant mais risque également de faire trébucher les personnes ayant un handicap d'une autre nature. Certaines entrées étaient totalement inaccessibles parce qu'il fallait monter plusieurs marches pour arriver à la porte d'entrée.

  4. Affichage
    On a constaté des lacunes en matière d'affichage, notamment un manque de contraste dans la conception des divers écriteaux, des menus affichés et des cartes de menus, ce qui pose un problème pour les personnes qui ont des troubles visuels. Idéalement, les différents types d'affiches devraient offrir un bon contraste de couleurs et des caractères sans empattement, comme les polices Arial ou Helvetica. En plus des menus affichés en hauteur, on devrait aussi offrir des menus affichés à la hauteur des yeux ou sous forme d'imprimés, pour permettre aux personnes ayant une déficience visuelle de les lire de près. Les menus en braille sont aussi très importants. Par ailleurs, les portes des toilettes devraient arborer des écriteaux tactiles et en braille qui sont accessibles. En outre, les caisses enregistreuses n'affichaient pas toutes le prix des articles, ce qui serait utile pour les personnes sourdes ou malentendantes.

  5. Voies de circulation à l'intérieur
    Bien qu'un certain nombre de restaurants aient été conçus de manière à ce que les passages aient la largeur libre et l'espace de manoeuvre suffisants pour permettre aux clients de circuler en fauteuil roulant, l'accès était souvent compromis du fait qu'on y avait placé des lutrins, des consoles de service, des présentoirs, des plantes ou des poubelles. De tels obstacles indiquent un manque de considération pour les personnes handicapées, mais ils peuvent être facilement corrigés. En outre, certains restaurants n'offraient pas suffisamment d'options quant à la disposition des tables et des sièges, ce qui présente un problème pour les personnes qui utilisent un appareil d'aide à la mobilité ou qui sont accompagnées d'un chien-guide.

  6. Toilettes 
    Les résultats concernant les toilettes ont été particulièrement décevants. Dans certains restaurants, les toilettes étaient situées dans une partie inaccessible de l'établissement (comme l'étaient aussi les téléphones dans certains cas). Dans certains restaurants, il y avait une cabine accessible seulement dans les toilettes des hommes ou dans celles des femmes (habituellement celles des femmes). Les portes d'entrée de certaines toilettes ne satisfaisaient pas aux exigences minimales de largeur libre énoncées dans le Code du bâtiment. Certaines cabines étaient trop petites ou avaient des portes trop étroites. Dans certaines cabines dites accessibles, les barres de soutien étaient mal installées, ou bien il en manquait. Dans certains cas, la porte de la cabine dite accessible s'ouvrait vers l'intérieur, ce qui est contraire aux normes et la rendait inutilisable. On a également souvent constaté que l'espace de manoeuvre nécessaire à l'intérieur de la cabine était insuffisant parce qu'on l'avait encombré d'une poubelle ou d'un distributeur de papier hygiénique, par exemple. Dans d'autres cas, la cabine accessible était tout simplement hors service.

    Dans certaines toilettes, les clients doivent se tenir juste en face de la porte pour utiliser le lavabo ou le sèche-mains, ce qui est particulièrement gênant pour les clients qui circulent en fauteuil roulant parce qu'ils ne peuvent entrer ou sortir des toilettes lorsque quelqu'un utilise ces installations, ou alors parce qu'ils empêchent les autres clients d'entrer ou de sortir lorsque c'est eux qui les utilisent.

  7. Autres obstacles à l'accessibilité
    Dans certains restaurants, les clients sont censés choisir leurs plats parmi les mets exposés, dans un buffet à salades ou une vitrine par exemple, mais les aliments sont placés trop haut pour qu'une personne en fauteuil roulant puisse les voir. Les comptoirs libre-service pour les boissons ou les condiments étaient parfois hors de la porté des clients en fauteuil roulant. Les personnes ayant une déficience visuelle peuvent également avoir de la difficulté à se servir seules à ces comptoirs car rien n'est étiqueté. Les comptoirs de commande de mets à emporter étaient aussi parfois trop hauts. Le volume de la musique était parfois trop fort (ce qui est un problème en particulier pour les personnes ayant une déficience auditive) et l'éclairage était parfois trop intense ou trop faible (ce qui est un problème pour les personnes ayant une déficience visuelle).
     

Dans bien des situations, on a constaté un manque d'uniformité dans la conception et les pratiques favorisant l'accès entre les établissements d'une même chaîne.

Malgré les obstacles constatés dans la plupart des restaurants évalués, il faut souligner que certains des établissements visités, ordinairement parmi les plus récents, étaient exemplaires quant à leur degré de facilité d'accès. Malheureusement, il y a aussi quelques établissements récents qui avaient encore des problèmes d'accessibilité. L'un des lieux visités, un restaurant qui est ouvert depuis quelques années seulement, était totalement inaccessible car il fallait monter quelques marches pour arriver à la porte d'entrée. On avait négligé d'y aménager une rampe d'accès.

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