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Convention « Reviving the Islamic Spirit » (Ranimer l’esprit islamique)

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Le 26 décembre 2015
Notes d’allocution: Renu Mandhane, commissaire en chef

(Sous réserve de modifications)

As salaam un alaikum.

Que la paix soit avec vous.

C’est un honneur d'intervenir ce soir pour évoquer comment les commissions des droits de la personne sont en mesure d’apporter des solutions au racisme et à l’islamophobie sur vos lieux de vie, de travail, d’éducation ou d’accès aux services.

À la Commission ontarienne des droits de la personne (la CODP), nous avons observé une augmentation des actes de discrimination antimusulmane et des crimes haineux, en réaction aux tragiques attentats de Paris et à la fusillade de San Bernardino.

Ici-même en Ontario, une mosquée a été incendiée et plusieurs femmes ont été harcelées ou agressées car elles portent le hijab.

Effectivement, les femmes musulmanes sont souvent les premières victimes de cette discrimination, en raison du fait qu’elles sont relativement visibles. Il s’agit d’une forme de discrimination malsaine fondée sur la religion et le sexe des personnes concernées.

Tandis qu’il est réconfortant de voir des Canadiens et des Canadiennes ouvrir leur porte et leur cœur à 25 000 réfugiés syriens, il est difficile de concilier cet accueil avec des stéréotypes persistants selon lesquels les musulmans sont des terroristes et une menace pour la sécurité.

Notre but est de construire une société qui respecte et accueille les ethnies et les religions, au lieu de s’en méfier et de les exclure.

Or toutes les commissions des droits de la personne peuvent jouer un rôle important pour relever ce défi.

Nous utilisons notre mandat pour faire progresser la compréhension ainsi que le respect des lois sur les droits de la personne, qui protègent contre la discrimination fondée sur la religion, la race, la nationalité, le sexe et le genre.

Le droit pour une personne d’être traitée équitablement quelle que soit sa croyance, et de conserver et de pratiquer les croyances religieuses de son choix en toute liberté, est un droit fondamental de la personne en Ontario et dans la plupart des autres instances d’Amérique du Nord.

La loi interdit de traiter une personne de manière injuste, de la harceler, ou de la placer sous une surveillance renforcée en raison de sa religion.

La loi interdit aussi qu’on vous refuse un poste à cause de votre foi musulmane, ou encore que l’on refuse de vous servir ou de vous louer un appartement pour ces mêmes raisons.

En outre, la loi oblige les employeurs et les fournisseurs de logements et de services à s’adapter aux exigences des religions respectives de chacun.

Nous venons de lancer une nouvelle politique relative à la croyance destinée à aider les gens à comprendre comment l’accommodement fonctionne en pratique.

Cette politique répond aux besoins d’accommodement aux prières et aux rituels religieux, aux codes vestimentaires et aux exigences alimentaires.

Mais il va sans dire que les lois sur les droits de la personne ne forment qu’une partie de la solution.

Il faut la collaboration de la communauté tout entière pour construire la société que nous voulons. Vous faites partie de cette communauté.

On ne peut agir que si l’on sait qu’il y a un problème. C’est pour cette raison que nous avons besoin de votre regard et de votre expérience sur le terrain.

De même, nous avons besoin que vous preniez connaissance de vos droits et de vos responsabilités en vertu de lois sur les droits de la personne telles que le Code des droits de la personne de l'Ontario.

Notre site internet, www.ohrc.on.ca, comporte toutes sortes de renseignements sur les droits de la personne.

Je vous invite à me suivre sur Twitter, à la page @RenuMandhane. D’ailleurs,

je viens de publier un gazouillis de bienvenue juste avant de m’adresser à vous ce soir.

Nous sommes heureux de voir que des groupes communautaires dénoncent déjà les actes de racisme ou d’islamophobie dont ils sont témoins.

En ajoutant la voix de la CODP, nous avons la possibilité d’amplifier le message et de faire sortir le débat du statut de simple « problème musulman » pour en faire un enjeu qui touche la société tout entière.

C’est pourquoi nous sommes en train de nouer de nouveaux partenariats passionnants avec l’OCASI (Conseil ontarien des organismes de services aux immigrants), le NCCM (Conseil national des musulmans canadiens) et le Canadian Arab Institute (Institut arabe du Canada).

Ces groupes travaillent déjà sur des campagnes et des programmes de sensibilisation pour s’assurer que dans le cadre de notre accueil des réfugiés syriens, on rappelle aussi aux locateurs, aux employeurs et aux prestataires de services leur obligation de ne pas faire de discrimination basée sur des critères religieux.

Consultez la campagne du NCCM « Plus forts ensemble », qui vous permet d’unir votre voix à celles qui dénoncent déjà le racisme et l’islamophobie.

Ne manquez pas non plus de visiter le nouveau site internet de l’OCASI, WelcomeOntario.ca, qui propose des ressources utiles aux réfugiés syriens et aux personnes qui travaillent avec ces réfugiés.

L’établissement d’un partenariat avec l’OCASI, le NCCM et le Canadian Arab Institute est la première étape d’une série de mesures que nous prenons en vue d’écouter vos problèmes et vos inquiétudes, et d’agir en conséquence.

Je vous encourage à consulter mon blog sur HuffingtonPost.ca, dans lequel j’aborde le sujet de la progression de l’islamophobie et de la protection vigilante de la liberté de religion.

Nous sommes là. Nous sommes à l’écoute. Et nous pouvons nous allier à vous pour dire qu’il n’y a pas de place pour le racisme ou pour l’islamophobie en Ontario, au Canada, ni où que ce soit dans le monde.

Je vous remercie.