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Le commissaire en chef appuie le projet de loi visant à permettre plus de choix et de flexibilité au moment de la retraite

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Mai 30, 2003

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Pour publication immédiate 


Toronto - Le commissaire en chef Keith Norton de la Commission ontarienne des droits de la personne s’est félicité aujourd’hui du dépôt d’un projet de loi qui donne suite à la recommandation que la Commission a faite en juin 2001 d’abolir la retraite obligatoire des travailleurs de l’Ontario âgés de 65 ou plus.

« Le projet de loi touchant l’âge de la retraite présenté hier par le gouvernement représente un pas significatif dans la bonne direction.  Pour certains travailleurs âgés, le fait de continuer à travailler, voire d’obtenir un emploi, peut avoir des effets profonds sur l’estime qu’ils se portent, ainsi que sur leur sens de la dignité et de leur sécurité économique. Ils doivent être jugés en fonction de leur aptitude à remplir leurs fonctions et ne devraient pas être forcé de s’arrêter de travailler pour la seule raison qu’ils ont atteint un certain âge », a déclaré le commissaire en chef Keith Norton. 

Les consultations de la Commission sur la discrimination basée sur l’âge ont révélé que la retraite obligatoire était une préoccupation majeure de la population âgée de l’Ontario. L’application du Code des droits de la personne de l’Ontario est limitée, dans le secteur de l’emploi, aux personnes âgées de 18 à 65 ans. La Commission ne peut donc pas entendre les plaintes des employés de 65 ans et plus sur la discrimination professionnelle basée sur l'âge.

En éliminant la limite supérieure de 65 ans dans le Code, les travailleurs âgés acquérront une protection primordiale dans le secteur de l’emploi, ainsi que la liberté de planifier et le droit de choisir de manière indépendante le moment où ils souhaitent prendre leur retraite, au lieu d’être à la merci de la décision de quelqu’un d’autre. « Il ne s’agit pas de forcer les gens à travailler plus longtemps, mais plutôt de donner la possibilité à ceux qui veulent rester dans la vie active d’exercer ce choix », a observé M. Norton, qui a ajouté: « les travailleurs âgés ont le droit d’être traités individuellement, évalués d’après leurs compétences et habiletés réelles et d’avoir les mêmes chances et avantages que quiconque ».

La retraite obligatoire, qui perpétue depuis longtemps des idées négatives et des attitudes stéréotypées sur les capacités des travailleurs âgés, a souvent entraîné un traitement discriminatoire en milieu de travail. Le message que transmet l’élimination de cette pratique discriminatoire est limpide : le travail et les contributions des Ontariens et Ontariennes âgés a de la valeur et est apprécié. Il donne aussi plus de force aux travaux de la Commission sur la discrimination basée sur l’âge à l’encontre des Ontariens et Ontariennes âgés, particulièrement à sa campagne de sensibilisation du public dont le thème est « Personne ne devrait avoir de date limite. Cessons la discrimination en raison de l'âge. C'est pas correct et c'est illégal ».

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François Larsen