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La Commission exhorte à la tolérance et au respect pendant l’urgence médicale due au SRAS

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Avril 3, 2003

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Pour publication immédiate 

Toronto - Le commissaire en chef Keith Norton de la Commission ontarienne des droits de la personne exhorte à la tolérance et au respect à l’égard de la communauté asio-canadienne de l’Ontario à la lumière de l’urgence médicale continue déclarée à la suite de la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).  

« J’ai réalisé que des gens d’une certaine origine ethnique risquaient d’être traités différemment et même d’être stigmatisés en raison de la propagation du SRAS et de ses origines soupçonnées dans la province Guandong de Chine, a déclaré M. Norton. Il est intolérable d’utiliser le virus du SRAS comme une excuse pour stigmatiser un groupe de personnes dans nos collectivités. »

M. Norton a félicité le docteur Colin D’Cunha, commissaire de l’Ontario à la santé publique d’avoir affirmé que le SRAS n’était pas une maladie ethnique, mais plutôt une maladie qui pouvait s’attaquer à des personnes qui avaient été en contact rapproché, direct avec une personne atteinte du SRAS.

Le Code des droits de la personne de l’Ontario interdit toute forme d’action discriminatoire contre des personnes ou des collectivités en raison d’une association avec le SRAS, perçue ou autre. « Durant cette urgence, nous devons continuer à respecter le principe de base de la dignité humaine que garantit le Code. Refuser l’entrée d’une personne dans un lieu public ou un lieu de travail, ou refuser des services en raison de la race ou du lieu d’origine d’une personne est illégal et contraire au Code », a affirmé M. Norton.

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario définit le SRAS comme une forme grave de pneumonie, dont la cause reste, à ce jour, non confirmée. Selon le ministère, « la maladie se propage d’une personne à une autre par contact rapproché uniquement, par des gouttelettes provenant de la toux ou de l’éternuement, ou par contact direct en tête-à-tête. Il n’y a aucune preuve, à ce jour, que la maladie se propage par simple contact ou par l’air. »

En vertu du Code, l’« handicap » peut être causé par des maladies et des autres conditions médicales comme le SRAS. Le Code interdit de traiter différemment les personnes qui souffrent ou sont soupçonnées de souffrir du SRAS, pour des raisons non liées à des précautions de santé et de sécurité prescrites par des autorités publiques et médicales.

Pour obtenir la liste des conditions de quarantaine et des symptômes du SRAS, veuillez communiquer avec un bureau de santé local ou le ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Si vous pensez être infecté(e), appelez Télésanté Ontario, au 1 866 797-0000 (ATME 1 866 797-0007), pour savoir quelles sont les mesures à prendre.

Les questions générales sur le SRAS peuvent être adressées à la Ligne info santé de l’Ontario au 1 888 668-4636 (ATME 1 800 387-5559).

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François Larsen