Groupe consultatif communautaire

La CODP a créé un Groupe consultatif communautaire pour lui faire part en permanence d’idées et de conseils pendant qu’elle s’emploie à mener à bien ses priorités stratégiques : concrétiser les droits de la personne par la réconciliation; faire respecter les droits de la personne au sein du système de justice pénale; faire progresser les droits de la personne en traitant de la question de la pauvreté; faire la promotion d’une culture des droits de la personne par l’entremise de l’éducation. Ce groupe consultatif a été établi afin d’entamer, et dans bien des cas de poursuivre, un dialogue continu et constructif entre la CODP et les nombreuses communautés que nous desservons. La conversation portera sur la collaboration, les partenariats et le soutien mutuel.

Notre Plan stratégique nous engage à centrer nos travaux sur les gens et leurs droits, et ce groupe nous aidera à y parvenir.

Nous avons mené un processus d’appel de candidatures et de sélection, qui a débuté par une invitation à soumettre une déclaration d’intérêt. Nous avons demandé aux membres de consentir à des mandats renouvelables d’un an.

Les membres du Groupe consultatif communautaire représentent un large éventail de groupes présents en Ontario, y compris :

  • des personnes ayant un vécu lié aux motifs du Code
  • des personnes qui ont travaillé au sein d’organisations qui fournissent des services à la collectivité ou qui représentent des membres de la communauté dans un secteur de compétence pertinent 
  • des personnes de différents contextes géographiques
  • des personnes ayant des compétences universitaires ou de l’expertise en politiques publiques
  • des représentants des Premières Nations et des communautés métisses et (ou) inuites
  • des représentants du Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne (COAJDP)
  • des représentants de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP).

La CODP travaille avec une variété de parties prenantes des quatre coins de l’Ontario.  Nous continuerons de chercher à obtenir les conseils, le soutien et la collaboration de personnes qui pourraient ne pas être membres du groupe consultatif. Notre but ultime est de faire en sorte que tous les Ontariens et toutes les Ontariennes aient voix au chapitre en matière de droits de la personne.


 

Zanana Akande

Zanana Akande a été la première femme noire à accéder au conseil des ministres de l’Ontario, à titre de ministre des Services sociaux et communautaires dans le gouvernement du premier ministre Bob Rae.

Après sa carrière politique, Mme Akande a été présidente de l’Urban Alliance on Race Relations, de la Canadian Alliance of Black Educators et du Toronto Child Abuse Centre. Elle a collaboré avec plusieurs autres organismes communautaires tels que Centraide du Grand Toronto, la Family Services Association, la Société Elizabeth Fry et le Doctors Hospital. Elle a été lauréate de l’African Canadian Achievement Award for Education et du prix de distinction du Congrès des femmes noires.

Selon Mme Akande, « une ville aussi grande et diversifiée sur le plan culturel que Toronto doit sa réussite en matière d’harmonie interraciale à la vigilance constante de ses citoyens, de ses administrateurs et de ses organisations ». Au cours de ses années de service public, elle a constamment démontré la vigilance requise pour préconiser et favoriser les démarches de Toronto pour atteindre l’harmonie interraciale.

Nigel Barriffe
Président, Urban Alliance on Race Relations

Organisateur communautaire et enseignant au primaire au Conseil scolaire du district de Toronto à Rexdale, Nigel est administrateur de la Clinique juridique communautaire de Rexdale, président du conseil de l’Urban Alliance on Race Relations et membre de la Good Jobs For All Coalition. Le militantisme de Nigel s’articule autour d’un enseignement public de qualité, de bons emplois écologiques, et d’une société plus juste pour tous à l’intérieur et à l’extérieur de la salle de classe.

Elton Beardy
Membre du conseil d’administration, Feathers of Hope

Juana Berinstein
Directrice des politiques et des communications, Association ofOntario Midwives

Juana Berinstein est directrice des politiques et des communications de l’Association of Ontario Midwives (depuis 2007). Sous son leadership, l’Association a fait campagne avec succès en faveur de l’expansion de la profession de sage-femme, de l’aménagement de centres de naissance et du financement des services de sage-femme autochtone. Elle a pris part à des projets d’élaboration de politiques, à la défense des droits et intérêts à l’échelle systémique et à des consultations communautaires aux paliers municipal, provincial et fédéral dans les domaines de la santé, des droits des travailleurs et de la justice sociale.

Juana détient une maîtrise en Communication et Culture. De 2010 à 2013, elle a siégé au conseil de Nexus Santé, une importante organisation à but non lucratif dédiée à la promotion de la santé et à l’équité dans ce domaine, et elle a agi comme mentor à l’institut des politiques publiques de Santé arc-en-ciel Ontario, qui s’est penché sur l’élimination des obstacles à la santé de la communauté LGBTABI (2014). Arrivée au Canada en provenance de l’Argentine à l’âge de 7 ans, elle habite Toronto avec sa partenaire et leurs deux merveilleuses filles.

Paul Champ
Champ et associés

Établi à Ottawa, Paul Champ est avocat spécialisé en droits de la personne et en droit de l’emploi. Paul et ses clients ont établi des précédents juridiques en matière de droits des personnes handicapées, de protection de la vie privée, de discrimination raciale, de soins de santé et de bien-être des enfants dans les Premières Nations, de droits des détenus et de responsabilité des personnes morales dans les pays étrangers. Paul a plaidé devant la Cour suprême du Canada à plusieurs reprises, et en 2013 il a été honoré par la Commission internationale des juristes, qui lui a remis le prix Tarnopolsky pour les droits de la personne en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles aux droits de la personne à l’échelle nationale et internationale.

Uppala Chandrasekera
Directrice, Politiques publiques, Association canadienne pour la santé mentale ‑ Ontario

Uppala Chandrasekera compte plus de 15 années d’expérience de travail dans le secteur de la santé, allant du travail de première ligne consistant en de l’assistance aux personnes et familles aux prises avec des troubles mentaux ou de dépendance, au soutien à l’élaboration de programmes provinciaux en santé mentale et à la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de santé mentale partout au Canada.

Uppala est actuellement directrice, Politiques publiques, à l’Association canadienne pour la santé mentale ‑ Ontario, et siège également au conseil d’administration de la Commission de la santé mentale du Canada.

Dans ses écrits, elle se penche sur l’impact de l’expérience vécue de la discrimination sur la santé et le bien-être des personnes et communautés marginalisées, et ses activités de défense des droits et intérêts se concentrent sur la réduction des disparités en matière de santé, la promotion des droits de la personne et l’élimination de la discrimination dans les systèmes de soins de santé et de services sociaux.

Twitter : @UppalaC

Jeewan Chanicka
Surintendant, Équité et lutte contre le racisme et l’oppression, Conseil scolaire du district de Toronto

Jeewan Chanicka est surintendant à l’équité et à la lutte contre le racisme et l’oppression au Conseil scolaire du district de Toronto. Son travail vise avant tout l’implantation d’une approche à la lutte contre l’oppression et le racisme par la voie de structures touchant les réalisations et le bien-être des élèves. En tant que leader pédagogique dans les écoles, il a conçu des enquêtes sur la justice sociale culturellement adaptée à l’intention des salles de classe et des écoles. Il a aussi passé une bonne partie de sa carrière à travailler avec des élèves considérés « à risque » et à les réintégrer dans le système scolaire. Il a été conseiller pour l’Université pour la paix des Nations Unies et porteur de flambeau lors des Jeux panaméricains de 2015.

Jeewan est récipiendaire du prix du Jubilé de diamant de la reine Élizabeth pour son travail dans les domaines de l’éducation et des services communautaires. Il est organisateur communautaire et cofondateur de la Coalition Against White Supremacy and Islamophobia. Récemment, il a reçu le Mary Samuels Educational Leadership Award du Harmony Movement. Jeewan siège à la table ronde provinciale en matière d’islamophobie de la Direction générale de l’action contre le racisme.

Lisa Cirillo
Directrice générale, Downtown Legal Services​, Clinique juridique communautaire de la faculté de droit de l’Université de Toronto

Lisa Cirillo est la directrice générale de Downtown Legal Services (DLS), la Clinique juridique communautaire de la faculté de droit de l’Université de Toronto. Lisa détient un baccalauréat ès arts de l’Université de Toronto. Elle a étudié le droit à l’Université Queen’s et a obtenu sa maîtrise en droit de la Osgoode Hall Law School.

Depuis son admission au Barreau en 1998, Lisa a pratiqué le droit dans une vaste gamme d’organismes de justice sociale, notamment DLS, l’ARCH Disability Law Centre et la Commission ontarienne des droits de la personne. Outre son travail juridique, Lisa a une expérience poussée de l’éducation juridique publique, de l’intervention communautaire, de l’enseignement et de la formation. Elle participe fréquemment à des ateliers et conférences, et est une conférencière courue sur divers sujets d’intérêt public comme le droit de la famille, la violence faite aux femmes, les droits des pauvres et les enjeux touchant l’accès à la justice et les droits de la personne.

Lisa s’est jointe au conseil d’administration de l’Association canadienne pour l’enseignement clinique du droit (ACECD) en 2011 et a été présidente de cette organisation de 2013 à 2017. Elle est également membre du Comité de direction national de l’Association nationale Femmes et Droit (ANFD) et du Comité consultatif sur le domaine de pratique des cliniques d’Aide juridique Ontario.

Claudette Commanda
Directrice générale, Confédération des centres d’éducation culturelle des Premières Nations

Mojdeh Cox
Directrice nationale, Droits de la personne et lutte contre le racisme, Congrès du travail du Canada

Mojdeh Cox est conférencière vulgarisatrice primée et de notoriété provinciale sur la lutte contre le racisme et l’oppression. Elle a collaboré avec des municipalités, des organismes à but non lucratif et des PME à l’élaboration de stratégies visant davantage d’inclusivité et l’élimination du racisme systémique. Dans sa vie professionnelle, Mojdeh travaille dans le domaine des relations entre le gouvernement et le milieu syndical, défendant de meilleures conditions sociales, politiques et économiques pour les travailleurs et travailleuses.

Les expériences personnelles profondes de Mojdeh liées au racisme, au sexisme et à la xénophobie l’ont propulsée dans ce qui est devenu non seulement sa passion, mais aussi une question de survie en tant que militante pour les droits de la personne. Mojdeh vit à Ottawa avec son conjoint et leurs quatre enfants.

Michael Creek
Directeur des initiatives stratégiques, Working For Change

Michael Creek est le directeur des initiatives stratégiques de Working for Change (www.Workingforchange.ca). Il est l’ex-coordonnateur du bureau de conférenciers torontois Voices from the Street, où il s’est familiarisé avec la recherche, les politiques publiques et les présentations en public. Michael est consommateur/survivant en psychiatrie de même que quelqu’un qui a vécu personnellement l’itinérance et la pauvreté.

Michael siège au conseil de Inner-city Family Health à l’hôpital Saint Michael’s et a été reconnu par l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) comme ami honoraire des soins infirmiers.

Michael poursuit son travail auprès des personnes et communautés marginalisées, et les encourage à se faire entendre pour que leur voix fasse une différence dans la planification et l’élaboration des politiques gouvernementales. C’est seulement quand une société permet une prise de parole aux gens que l’oppression et les circonstances de la vie ont fait taire que nous pouvons comprendre comment notre société peut devenir un milieu plus accueillant pour tous.

Natalie Dagenais
Directrice, Division des politiques, de la recherche et des affaires internationales, Commission canadienne des droits de la personne

Natalie Dagenais est la directrice de la Division des politiques, de la recherche et des affaires internationales de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP). Natalie a travaillé dans le domaine des droits de la personne pendant la majeure partie de sa carrière, qu'elle a entreprise au sein d’un employeur réglementé par le gouvernement fédéral. Elle a ensuite intégré la fonction publique où, sauf pour une affectation au Secrétariat du Conseil du Trésor au début des années 2000, elle a travaillé principalement pour la CCDP. Elle y a occupé divers postes dont celui de directrice de la Division des enquêtes.

Natalie détient un diplôme en droit civil (LL.L) et une maîtrise en administration des affaires (M.B.A.), tous deux de l’Université d’Ottawa. Elle est membre du Barreau du Québec depuis 1995.

Jeremy Dias
Directeur général, Centre canadien pour la diversité des genres et de la sexualité

Jeremy Dias est né et a grandi à Edmonton (Alberta), avant de déménager à Sault Ste. Marie (Ontario), où il a fréquenté l’école secondaire. Dans sa jeunesse, les iniquités sociales et politiques l’ont motivé à agir en faisant du bénévolat auprès de nombreuses organisations et organismes de bienfaisance. Au secondaire, il a créé et dirigé plusieurs clubs, dont Stop Racism et Ontario Students Against Impaired Driving. Il a également fondé et coordonné le premier groupe de jeunes LGBTQ régional de Sault Ste. Marie.

Après sa « sortie du placard » au secondaire, Jeremy a affronté des cas extrêmes de discrimination de la part d’élèves et de responsables scolaires. À 17 ans, il a intenté un recours judiciaire contre son école et son conseil scolaire, et à 21 ans il a remporté le deuxième plus important règlement en matière de droits de la personne au Canada. Jeremy a utilisé les fonds pour créer le Centre canadien pour la diversité des genres et de la sexualité, la Journée rose et la bourse d’études Jeremy Dias.

Jeremy a fait l’objet de reportages à Canada AM et MuchMusic, ainsi qu’aux bulletins d’information des réseaux CTV, Global et CBC. En outre, il a été orateur principal à de nombreux événements et conférences.

Après avoir terminé des études en psychologie et en science politique à l’Université d’Ottawa, il poursuit son bénévolat au sein de plusieurs organismes tels que le Conseil consultatif de la ministre de la Condition féminine sur la stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, et le comité de liaison de la police d’Ottawa. Il tient aussi une chronique dans le magazine 2B à Montréal. Jeremy Dias siège actuellement au conseil du Centre canadien pour la diversité des genres et de la sexualité (et de la Journée rose internationale).

Debbie Douglas
Directrice générale, Conseil ontarien des organismes de service aux immigrants

Debbie Douglas est une militante féministe et antiraciste active. Elle est directrice générale du Conseil ontarien des organismes de service aux immigrants, où elle dirige un secteur comptant plus de 230 organismes s’occupant de l’intégration et de l’inclusion sociale et économique des immigrants et réfugiés.

À la fin des années 80 et dans les années 90, Debbie a mené activement la campagne pour la création du premier refuge en Ontario pour les femmes immigrantes subissant la violence. Elle a aussi défendu l’équité d’emploi et a lutté pour la mise en place de systèmes et pratiques non discriminatoires dans les institutions publiques, en insistant particulièrement sur le recoupement des identités. Debbie siège à de nombreux conseils dont ceux du Centre d’excellence pour la recherche en immigration et en intégration et de l’hôpital Women’s College, et elle est coprésidente de la Table de leadership des nouveaux arrivants de la Ville de Toronto. Elle est l’ancienne coprésidente du Groupe de travail national sur l’immigration et l’établissement du Conseil canadien pour les réfugiés.

Parmi les nombreux prix qu’elle a reçus, mentionnons le prix Women of Distinction 2004 du YWCA Toronto et le prix Race Relations 2014 de l’Urban Alliance on Race Relations. Cette année, les Inspire Awards lui ont rendu hommage en lui remettant un prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations.

Yasin Dwyer

Fils de parents d’ascendance jamaïcaine, l’imam Yasin Dwyer est né à Winnipeg (Manitoba). Avant de se joindre à l’aumônerie musulmane de l’Université Ryerson, Yasin a fait partie de l’aumônerie multiconfessionnelle de l’Université Queen’s à Kingston (Ontario). Il a livré de très nombreuses conférences sur des sujets tels que la spiritualité et les arts, la culture canadienne noire et l’histoire des Musulmans en Occident. Parallèlement à son travail avec de nombreuses organisations à but non lucratif au Canada, Yasin est devenu le premier aumônier canadien musulman à plein temps à faire partie du personnel du Service correctionnel du Canada, un poste qu’il a occupé pendant 12 ans. Il a aussi siégé au conseil de l’Institut Route de la Soie, un organisme montréalais qui raconte les histoires des Musulmans canadiens par la voie des arts visuels, sonores et de la scène.

Patti Fairfield
Directrice générale, centre d’amitié Ne-Chee

Patti Fairfield est la directrice générale du centre d’amitié Ne-Chee à Kenora (Ontario). Patti a été engagée au centre d’amitié comme conseillère à l’emploi en octobre 2002. Elle en est devenue directrice générale intérimaire en janvier 2013, puis directrice générale permanente en octobre 2013, supervisant 20 programmes couvrant tous les domaines, de l’emploi et la formation à l’éducation, la santé, la justice et les services sociaux.

Son emploi entraîne sa présence à de nombreux comités. Membre du Club Rotary depuis 2014, elle siège comme administratrice bénévole au Sunset Area Victim Crisis Assistance and Referral Service et à la Adult Learning Line.

Mustafa Farooq
Directeur général, Conseil national des musulmans canadiens

Mustafa Farooq est directeur général du Conseil national des musulmans canadiens (CNMC). Avocat de profession, il a obtenu son doctorat en droit à l’Université de l’Alberta et à Osgoode Hall (Université York), puis sa maîtrise en droit à l’Université de Berkeley en Californie. Il était auparavant membre du personnel politique de haut rang d’un ministre provincial. À ce titre, il a travaillé sur diverses initiatives législatives et stratégiques.

M. Farooq a également été chercheur invité à l’Osgoode Hall Law School, où il a axé ses travaux sur les politiques de lutte contre l’extrémisme violent au Canada. Son livre intitulé Law, Politics, and Countering Violent Extremism (Routledge) sera publié prochainement.

Ses écrits et commentaires, publiés dans plusieurs médias et publications, portent sur des questions liées aux musulmans canadiens, aux droits de la personne et aux libertés civiles, ainsi que sur des questions de politique publique telles que l’islamophobie et la sécurité nationale.

Janina Fogels
Avocate principale et chef des services juridiques, Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne (CAJDP)

Janina Fogels est actuellement avocate principale et chef des services juridiques au sein du Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne. Cette clinique d’aide juridique est un pilier du système des droits de la personne de l’Ontario. Mme Fogels s’attache à faire progresser la justice sociale et les droits de la personne par le biais d’actions de plaidoyer, de sensibilisation et de rayonnement communautaire. En 2017-2018, Mme Fogels a travaillé comme conseillère de direction auprès de la commissaire en chef de la CODP, à laquelle elle a soumis ses recommandations et apporté son soutien dans le cadre de la mise en œuvre de priorités stratégiques. Elle a également collaboré avec des partenaires de la CODP, des parties prenantes, le gouvernement et la communauté pour apporter une réponse aux questions administratives et stratégiques. Elle a auparavant occupé le poste de chef des services à la clientèle au CAJDP, où elle a encadré une équipe chargée de la réception des demandes et de la prestation de services juridiques à l’étape de la requête. Ce projet a donné lieu à une hausse du nombre de requérantes et requérants pour atteinte aux droits de la personne ayant bénéficié d’une représentation par le CAJDP au cours des médiations, ainsi qu’à une augmentation notable et continue du nombre de dossiers réglés par le CAJDP. Avant de rejoindre le CAJDP en 2009, Mme Fogels a exercé dans le domaine du droit du travail (représentation syndicale) à Toronto. Diplômée de l’Université McGill et de l’Université de Toronto, elle a prêté son concours au Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes (FAEJ), à l’organisme Human Rights Watch et au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. 

Ihsaan Gardee
Directeur général, National Council of Canadian Muslims

Ihsaan Gardee a rejoint le National Council of Canadian Muslims en 2006, où il a tout d’abord travaillé comme responsable des relations communautaires et des opérations. En octobre 2008, il a repris les rênes de l’organisme en tant que directeur général.

À ce titre, M. Gardee intervient régulièrement dans les médias d’information et les programmes locaux et nationaux afin d’aborder des sujets relatifs aux musulmans canadiens, à l’islam et aux libertés civiles. Il a été publié dans des quotidiens canadiens de premier plan, ainsi que dans des parutions internationales et prend régulièrement part à des forums et conférences organisés au Canada et à l’étranger pour aborder des sujets de politique publique. En sa qualité de spécialiste, M. Gardee a témoigné devant plusieurs comités parlementaires et sénatoriaux pour souligner dans quelle mesure les projets de loi, notamment ceux ayant trait à la sécurité nationale, sont susceptibles d’entraver les libertés civiles et de nuire à différentes communautés.

M. Gardee a évolué dans les secteurs public et privé, dans lesquels il a principalement mené des missions de marketing, de communication et de direction. Il a effectué de nombreux voyages au Canada, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Sud, où il a également résidé et travaillé.

Ihsaan Gardee est un ancien coprésident du sous-comité de lutte contre l’islamophobie rattaché à la Direction générale de l’action contre le racisme (DGAR), créée par le précédent gouvernement provincial.

Avvy Go
Directrice, Clinique juridique chinoise et sud-est asiatique

Avvy Go est la directrice de la Clinique juridique chinoise et sud-est asiatique (connue auparavant sous l’appellation Metro Toronto Chinese and Southeast Asian Legal Clinic). Elle détient un baccalauréat ès arts en économie et en études en gestion de l’Université de Waterloo, un baccalauréat en droit de l’Université de Toronto et une maîtrise en droit de l’Osgoode Hall Law School. Depuis son admission au Barreau en 1991, elle a travaillé exclusivement au sein du réseau des cliniques juridiques, répondant aux besoins de personnes et familles à faible revenu, la majorité desquelles sont des immigrants et réfugiés ne parlant pas l’anglais. Le droit de l’immigration, les droits de la personne et le droit de l’emploi sont certains des domaines où elle pratique.  

Avvy est conseillère du Barreau du Haut-Canada, et sert en cette capacité de manière sporadique depuis 2001. Elle siège aussi au Comité de l’accès à la justice, au Comité sur l’équité et les affaires autochtones et au Groupe de surveillance des droits de la personne du Barreau du Haut-Canada.

Avvy a été arbitre à temps partiel de la Commission d’appel et de révision des professions de la santé (de 2006 à 2016), et membre de cette commission (de 2011 à 2016). En mars 2016, elle a été nommée au Tribunal d’appel en matière de permis en tant qu’arbitre à temps partiel.

De 2009 à 2011, Avvy a siégé au conseil d’administration du Réseau ontarien d’éducation juridique. Elle a siégé au conseil consultatif du Musée canadien des droits de la personne entre 2011 et 2013, et depuis 2011 elle agit comme membre du Conseil communautaire de la Commission du droit de l’Ontario.

Avvy a livré de nombreuses conférences et séminaires de formation sur divers aspects du droit. Elle a également publié des articles dans diverses publications, notamment des revues juridiques, des livres de droit et des journaux communautaires et de masse, à propos d’une grande variété de sujets, principalement des enjeux juridiques et de politiques touchant les immigrants et les communautés racialisées. Avvy consacre beaucoup de temps à l’organisation communautaire et au travail de défense des droits et intérêts.

Elle a reçu les prix suivants : la médaille commémorative du 150e anniversaire du Sénat du Canada (2017), la médaille de la SOAR (2017), l’Ordre de l’Ontario (2014), le prix de l’avocate de distinction de la Federation of Asian Canadian Lawyers (2012), le prix William P. Hubbard pour les relations interraciales de la Ville de Toronto (2008) et le prix de la présidente de la Women's Law Association of Ontario (2002).

Kenneth Hale
Directeur du plaidoyer et des services juridiques, Centre ontarien de défense des droits des locataires (ACTO)

Avocat, Kenneth Hale est le directeur des services juridiques du Centre ontarien de défense des droits des locataires (ACTO). Son travail au sein de cet organisme porte avant tout sur la réforme du droit, la formation et les causes types au nom de locataires d’habitations pour personnes à faible revenu. Il a été l’avocat administrateur des South Etobicoke Community Legal Services pendant plus de 20 ans avant de passer à l’ACTO en 2008. Son engagement à l’égard des droits de la personne découle de l’aide qu’il a apportée à ses clients et leurs communautés pour surmonter l’impact de la pauvreté et de l’insécurité en matière de logement, et les obstacles à la réussite auxquels font face les membres des groupes qui recherchent l’équité.

Ian Hamilton
Directeur général, Equitas – Centre international d’éducation aux droits humains

En tant que directeur général d’Equitas – Centre international d’éducation aux droits humains, Ian participe aux orientations stratégiques et supervise le travail d’une équipe de 40 employés. Cette équipe élabore des programmes novateurs d’éducation aux droits de la personne et les exécute partout au Canada et à l’étranger, ce qui favorise l’autonomisation des apprenants, en particulier les enfants et les jeunes, afin qu’ils deviennent des chefs de file en matière de changement social dans leur collectivité. Avant de se joindre à Equitas en 1997, Ian a travaillé avec Droits et Démocratie, puis il a passé près de deux ans en Thaïlande où il a aidé à une campagne visant la création d’une commission nationale des droits de la personne. Ian a grandi à Toronto, et a obtenu un baccalauréat en histoire de l’Université de Toronto en 1990.

Kelly Hannah-Moffat
Vice-présidente, Ressources humaines et équité, Université de Toronto

En tant que vice-présidente aux ressources humaines et à l’équité de l’Université de Toronto, Kelly Hannah-Moffat est responsable de l’emploi et des relations de travail avec 22 syndicats et trois associations professionnelles, des négociations salariales et d’avantages sociaux avec l’association du personnel enseignant, de même que de la gestion des risques liés aux négociations collectives, médiations, griefs et arrêts de travail. Elle crée et fait appliquer des politiques qui tiennent compte de l’engagement de l’Université à l’égard de l’équité et de la diversité pour les étudiants, les enseignants et le personnel. Elle est gestionnaire de crise pour l’Université, préside en tandem le comité sur les risques élevés et fait partie du système d’appel des dirigeants de l’institution.

La professeure Hannah-Moffat gère l’équipe de la sécurité personnelle, des risques élevés, de la prévention de la violence sexuelle et du soutien, et a aidé à l’élaboration de la nouvelle politique sur la violence sexuelle. Elle est professeure titulaire en criminologie, et ses recherches ont apporté des contributions importantes en criminologie, en sociologie et sur les questions d’ordre juridique. Ses recherches interdisciplinaires sur la divulgation des casiers judiciaires, les risques, les sanctions et les populations marginalisées et diverses, ont contribué à l’avancement des connaissances en sociologie, en criminologie, en droit et en justice sociale, de même qu’en matière d’antécédents pénaux. Son travail a eu des répercussions directes sur les changements aux politiques sociales et de justice pénale, la réforme des institutions et du droit, et les pratiques des réunions sur les risques institutionnels.

Dakota Heon
Coprésident de réunion, Conseil de la jeunesse autochtone ‑ Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres

Aaniiwacheysago et bonjour. Je m’appelle Dakota Heon. Je suis né et j’ai grandi à Ottawa (Ontario), mais j’habite maintenant North Bay (Ontario). Je suis un étudiant autochtone actuellement inscrit à l’Université Nipissing où je termine un baccalauréat ès arts en travail et développement social, complété par un diplôme en travail en service social.

En plus d’étudier, je fais beaucoup de bénévolat. Entre autres, je siège au Conseil de la jeunesse autochtone de l’Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres. Mon poste actuel est celui de coprésident de séance, et mon poste précédent était celui de représentant jeune de la région du Nord-Est.

Raihanna Hirji-Khalfan
Conseillère en formation

Raihanna Hirji-Khalfan a plus de 10 ans d’expérience en matière de conception, de direction et de mise en œuvre d’initiatives pédagogiques à l’intention des apprenants jeunes et adultes concernant le handicap, la discrimination fondée sur la capacité physique, ainsi que l’accessibilité, les droits de la personne, le développement du leadership, la lutte contre l’oppression et l’islamophobie.

Raihanna est titulaire d’un diplôme de droit, d’une maîtrise ès sciences en commerce et technologies de l’information, d’une maîtrise ès arts en études critiques du handicap, et est candidate à un LL.M. (Masters in Law) en common law canadienne à la Osgoode Law School.

Dans le cadre de son poste précédent en tant que chargée de l’accessibilité au sein du service de l’équité et de l’inclusion de l’Université McMaster, Raihanna gérait les obligations de l’université en matière de conformité à la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO). Elle a également co-dirigé une initiative menée sur l’ensemble du campus, intitulée Challenging Islamophobia on Campus, qui cherchait à repérer et à reconnaître les formes quotidiennes de racisme et d’islamophobie, dans le but de créer des mécanismes de soutien sur le campus pour le personnel, les étudiants et les enseignants.

Raihanna est une fervente supportrice du développement des femmes et des jeunes. Elle vit à Mississauga, en Ontario, et pratique actuellement l’éducation à domicile.

Carl James
Titulaire de la chaire Jean-Augustine en études sur l’éducation, la collectivité et la diaspora, Université York

Carl James est le titulaire de la chaire Jean-Augustine en études sur l’éducation, la collectivité et la diaspora au sein de la faculté d’éducation, nommé conjointement aux programmes de 2e cycle en sociologie, travail social et pensée sociale et politique de l’Université York. Dans son rôle à la chaire, il porte une attention particulière aux enjeux touchant les personnes noires et autres personnes racialisées en appliquant un cadre d’équité, d’inclusivité et de justice sociale. Dans le processus, il cherche à favoriser la mise en place de partenariats entre l’Université, les écoles, la collectivité et le gouvernement.

Ancien travailleur communautaire et intervenant auprès des jeunes, James est largement reconnu pour son travail avec les communautés racialisées. À l’échelle nationale et internationale, on reconnaît son art professoral et ses recherches ayant trait à l’équité et à l’accès aux débouchés en lien avec la race, la classe, le sexe, la racialisation, l’immigration et la citoyenneté. À l’international, James a collaboré avec des formateurs d’enseignants, des enseignants et des aspirants enseignants à l’Université d’Uppsala, en Suède (de 1997 à 2013). Outre ses nombreux prix communautaires, James est aussi titulaire d’un doctorat honoraire de l’Université d’Uppsala pour sa contribution à l’équité sociale et à l’éducation contre le racisme. Enfin, il est fellow élu à la Société royale du Canada.

Ken Jeffers
Gestionnaire principal, culture systémique équitable et inclusive, Conseil scolaire du district de Toronto

Ken Jeffers a récemment été nommé gestionnaire principal pour une culture systémique équitable et inclusive au Conseil scolaire du district de Toronto (CSDT). Ken a un bagage d’enseignant et d’intervenant auprès des enfants et des jeunes, et il travaille au CSDT depuis la fusion. Il a entrepris sa carrière au CSDT comme conseiller aux programmes d’équité, concevant et mettant en place des programmes à l’intention du personnel et des jeunes, assumant un rôle d’intervenant au nom des étudiants en situation de discrimination. Dès 1999 il aidait à élaborer et à mettre en œuvre les politiques du CSDT en matière d’équité et de droits de la personne. De 2009 à 2017, Ken a agi comme coordonnateur du bureau de prévention de la violence fondée sur le sexe du Conseil, implantant dans l’ensemble du réseau une stratégie de prévention pour près de 600 écoles et programmes, plus de 230 000 élèves et plus de 30 000 employés partout dans le district.

Salha Jeizan, Ed. D.
Présidente du conseil, MIAG – Centre for Diverse Women and Families

Éducatrice, dirigeante communautaire et militante, Salha Jeizan fait du travail et du bénévolat auprès d’organisations de terrain intervenant au nom des femmes et des jeunes. Elle est engagée dans la sensibilisation aux enjeux auxquels diverses communautés font face. Salha enseigne au collège Sheridan et est membre auxiliaire du corps professoral de l’Université Capella. Elle a siégé à de nombreux conseils et est présidente du conseil de MIAG – Centre for Diverse Women and Families, présidente sortante de la Fédération des femmes musulmanes, membre du comité sur la participation des parents du Conseil scolaire du district de Peel (CSDP) et du comité consultatif musulman de la police régionale de Peel, et fondatrice de la Umoja Women’s Association.

April Julian
Directrice de l’éducation, Fidéicommis canadien d’éducation en libertés civiles

April Julian s’est jointe à l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) et au Fidéicommis canadien d’éducation en libertés civiles (CCLET) en 2009. Devenue directrice adjointe de l'éducation en 2014, puis directrice en 2016, elle est responsable de la coordination et de l’animation des diverses initiatives d'éducation du CCLET en Ontario et ailleurs. En collaboration avec ses collègues de l'ACLC/CCLET, April donne des ateliers et présentations sur les libertés civiles à divers auditoires, atteignant environ 10 000 personnes par an - notamment des élèves du primaire et du secondaire, des enseignants en service ainsi que des enseignants candidats, des nouveaux arrivants au Canada et des jeunes en détention. Dans son travail, April favorise une meilleure compréhension du respect des droits et libertés de tout un chacun au Canada.

Farrah Khan
Directrice, Consent Comes First – Bureau de soutien et d’éducation sur la violence sexuelle (BSEVS) de l’Université
 Ryerson

depuis deux décennies, Farrah Khan travaille avec diligence à sensibiliser le public au lien entre l’équité et la violence fondée sur le sexe. Elle a été nommée coprésidente de la première table ronde ontarienne permanente sur la lutte contre la violence faite aux femmes et du Conseil consultatif de la Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Elle anime partout en Amérique du Nord des ateliers de formation à la justice fondée sur le sexe, à la violence sexuelle, aux mariages forcés et au consentement. Farrah est la cofondatrice de projets communautaires novateurs tels que Use the Right Words: Media Reporting on Sexual Violence et Heartbeats: The IZZAT Project. Elle figure souvent dans les reportages et bulletins de nouvelles d’importance. Par ailleurs, elle dirige Consent Comes First, le Bureau de soutien et d’éducation sur la violence sexuelle à l’Université Ryerson, où elle travaille avec des membres de la collectivité visée par la violence sexuelle, crée des programmes de formation et aide à donner forme aux politiques et procédures en vigueur sur le campus. Farrah a reçu de nombreux prix, dont le prix Vital People de la Toronto Community Foundation et le prix Women Who Inspire du Conseil canadien des femmes musulmanes.

Saleha Khan
Spécialiste du développement organisationnel – Diversité et inclusion, Ville de London

Saleha J. Khan est éducatrice et militante pour la justice sociale comptant plus de 15 années d’expérience en formation dans les secteurs de l’application de la loi et de la fonction publique, travaillant avec diverses communautés en Ontario, au Canada et à l’étranger. Les domaines d’expertise de Saleha sont la justice sociale, les droits et responsabilités de la personne, les crimes haineux, ainsi que les défis et possibilités en lien avec l’intégration des nouveaux Canadiens et Canadiennes. Elle a travaillé dans le domaine du capital humain, de l’équité et de l’inclusion pendant plus de 15 ans et est engagée dans du travail bénévole visant l’autonomisation des femmes et des membres des communautés immigrantes et racialisées relativement à la violence familiale et conjugale. Saleha est la cofondatrice du Family Honour Project, en vigueur à London (Ontario). Elle est également membre fondatrice de la section de London de l’organisme Soroptimist International. Saleha a reçu le prix Women Who Inspire du Conseil canadien des femmes musulmanes en 2015.

Elle est actuellement à l’emploi de la Ville de London (Ontario) en tant que spécialiste de la diversité et de l’inclusion. On peut joindre Saleha par la voie de LinkedIn.

Anita Khanna
​Directrice nationale, Politiques publiques et relations gouvernementales, Centraide Canada

Anita Khanna est coordonnatrice nationale de Campaign 2000: End Child and Family Poverty au Canada et directrice de l’action sociale et du développement communautaire chez Family Service Toronto. Elle est intervenante pour la justice sociale et l’équité et son travail s’appuie sur une analyse de la lutte contre le racisme et l’oppression. Elle a agi comme directrice générale du Council of Agencies Serving South Asians (CASSA) et organisatrice municipale chez Social Planning Toronto. L’expérience et le militantisme d’Anita s’étendent aux domaines du droit, de la violence fondée sur le sexe, de la justice pour les migrants et de la défense des droits et intérêts des jeunes. On la suit sur Twitter à @campaign2000 et sur Facebook.

Raja Khouri
Président, Institut canado-arabe

Raja Khouri est président de l’Institut canado-arabe, un organisme de réflexion politique qu’il a cofondé en 2011. Raja est cofondateur du Canadian Arab/Jewish Leadership Dialogue Group, de même que consultant international en développement organisationnel et des capacités. Raja a servi au sein de plusieurs organismes gouvernementaux et de la société civile, dont le Groupe de travail communautaire pour la lutte contre les crimes haineux de l’Ontario (pour le ministère du Procureur général et celui de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels), la Stratégie ontarienne d’équité et d’éducation inclusive du ministère de l’Éducation, le comité consultatif communautaire de Pride Toronto et l’institut Couchiching des affaires publiques, de même qu’en tant que coprésident à la défense des droits et intérêts chez Human Rights Watch Canada. Il a été président de la Fédération canado-arabe au cours de la période qui a suivi les événements du 11 septembre 2001.

Plus tôt dans sa carrière, Raja a occupé un poste dans la haute direction de la CIBC et a assumé des mandats de conseiller en gestion en Europe et au Moyen-Orient. Il a élaboré et présidé des conférences, en a prononcé et animé d’autres, a accordé de nombreuses entrevues aux médias et a publié des commentaires dans des revues et dans les principaux quotidiens canadiens. Il est l’auteur de Arabs in Canada: Post 9/11. Raja a été commissaire de la CODP de 2006 à 2016.

Lori Kleinsmith
Conseillère en promotion de la santé, Bridges Community Health Centre

Lori Kleinsmith est conseillère en promotion de la santé au Bridges Community Health Centre depuis 2009. Militante passionnée pour la justice sociale et l’équité en matière de santé, Lori est membre active du Niagara Poverty Reduction Network depuis plusieurs années. Elle préside actuellement le conseil de la coalition de Niagara pour la santé dentaire et co-préside le comité sur les déterminants sociaux de la santé établi par le conseil municipal de Port Colborne. On suit Lori sur Twitter à @LoriKleinsmith.

Shalini Konanur
Directrice générale, South Asian Legal Clinic of Ontario

Shalini Konanur est avocate et directrice générale de la South Asian Legal Clinic of Ontario (SALCO). Dans le cadre de ses études à l’Osgoode Hall Law School, elle a travaillé pour l’organisme Parkdale Community Legal Services et le Community and Legal Aid Services Program (programme de services communautaires et d’aide juridique) dans la division des droits des travailleurs. Elle a participé activement à divers aspects des réformes de la législation relative à la pauvreté, notamment en menant des actions de plaidoyer à l’échelle municipale, provinciale et fédérale en faveur de la réforme de l’aide sociale, du logement, de l’immigration, de l’emploi et de la violence familiale. Elle a également piloté les travaux de la SALCO dans des causes types portant sur la discrimination raciale, sexuelle et religieuse devant la Cour suprême du Canada, la Cour d’appel de l’Ontario et la Cour fédérale. Son travail est notamment axé sur la promotion de l’accès à la justice pour les communautés racialisées au Canada et sur la lutte contre la pauvreté des clients à faibles revenus de la SALCO.

Robert Lattanzio
Directeur général, ARCH Disability Law

Roberto Lattanzio est le directeur général de l’ARCH Disability Law Centre. Il s’est joint à l’ARCH en 2003 en tant que stagiaire en droit et a été reçu au Barreau de l’Ontario en 2004. Robert a reçu ses diplômes en droit civil et en common law avec distinction de l’Université McGill en 2003, après avoir reçu un baccalauréat ès arts avec honneurs de l’Université Concordia en 1999. Il a agi comme avocat dans des causes types introduites aux tribunaux de tous les paliers, y compris la Cour suprême du Canada, et a présenté des mémoires sur la réforme du droit à divers paliers de gouvernement, comités et organismes administratifs. Robert a livré des conférences et publié des commentaires sur des sujets tels que l’égalité et le droit en matière de droits de la personne, le droit administratif, le droit de l’éducation, la réforme législative et la preuve d’ordre social. Robert s’intéresse depuis longtemps aux questions de handicap et a beaucoup travaillé avec le milieu des personnes handicapées avant ses études en droit.

Elizabeth McIsaac
Présidente, fondation Maytree

Elizabeth McIsaac est présidente de Maytree, une organisation dédiée à la recherche de solutions à la pauvreté au Canada par la voie d’une approche fondée sur les droits de la personne. Ses racines chez Maytree sont profondes. Dans le passé, elle a occupé le rôle de directrice des politiques et a été la directrice générale de l’une des idées signature de Maytree : le Toronto Region Immigrant Employment Council (TRIEC). Elizabeth défend avec dévouement le secteur des organismes à but non lucratif, ayant récemment établi et dirigé un centre d’activité concentré sur les politiques et le secteur publics au Centre Mowat.

Fallon Melander
Chef des relations avec les Autochtones, Metrolinx

Fallon Melander est Anishinaabe, mère, épouse, grande voyageuse et membre de la Première Nation de Wikwemikoong, sur l’île Manitoulin (Ontario). Elle a obtenu un baccalauréat ès arts à l’Université Western Ontario et un diplôme en common law à l’Université d’Ottawa. Avocate-conseil en politiques pour Aide juridique Ontario, elle dirige la Stratégie relative à la justice applicable aux Autochtones, et elle est membre de l’Association du Barreau autochtone.

Noa Mendelsohn Aviv
Directrice, Programme Égalité, Association canadienne des libertés civiles

Noa Mendelsohn Aviv s’est jointe à l’ACLC en 2002 en tant que chercheuse juridique. Depuis 2005, elle dirige des programmes de promotion de l'égalité et de l’expression pour l'ACLC. Noa a été publiée, a fait des soumissions, des apparitions et des présentations, et a plaidé dans le cadre de questions telles que la protection des réfugiés, les droits LGBTQ, le profilage racial, la liberté d'expression et de religion, et l'intersectionnalité des droits, en particulier la liberté religieuse et l'égalité. Noa a coordonné de nombreuses interventions de l'ACLC dans une variété de tribunaux canadiens, dont la Cour suprême du Canada et les tribunaux des droits de la personne. Elle a aussi comparu devant des comités parlementaires et législatifs provinciaux, ainsi que des organismes gouvernementaux et publics, et fourni des observations écrites dans le cadre de ces interventions. Elle a également participé à des réunion-débats, des conférences et des entrevues de presse, et donné des ateliers et des leçons à travers le projet d'éducation publique de CCLET. En outre, Noa gère les programmes de bénévolat des étudiants en droit de l'ACLC.

Noa a un baccalauréat et une maîtrise en droit de l'Université hébraïque en Israël, et un baccalauréat ès arts (avec distinction) de l'Université York. Elle a terminé son stage à l'Association pour les droits civils en Israël, et a été admise au barreau israélien en 1998. Elle a travaillé pendant quelques années comme associée dans un cabinet de droit privé à Jérusalem, où elle pratiquait le droit des litiges, du travail, commercial et des entreprises. Noa a également été coordinatrice de terrain pour un grand projet de recherche sur les troubles de l'alimentation chez les femmes, et en tant que directrice administrative intérimaire du Centre pour les droits de la personne de la Faculté de droit de l'Université hébraïque.

Juliette Nicolet
Directrice des politiques, Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres

Juliette Nicolet occupe depuis 11 ans le poste de directrice des politiques au sein de l’Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres. Elle a auparavant été avocate pendant trois ans au ministère du Procureur général de l’Ontario. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques de l’Université de Toronto, ainsi que d’un baccalauréat en droit et d’un baccalauréat en droit civil de l’Université McGill.

Mme Nicolet supervise une unité de huit analystes des politiques dont les travaux multidisciplinaires visent à promouvoir l’adoption de politiques publiques propices à l’action des centres d’amitié à l’échelle municipale, provinciale et fédérale. Dans le cadre de ses travaux auprès du gouvernement provincial, elle siège, aux côtés de représentants de ministères provinciaux, à plusieurs tables de concertation techniques sur des questions touchant les Autochtones en milieu urbain.

Mme Nicolet s’est toujours évertuée à établir des liens entre les politiques publiques et la vie des citoyens, en apportant un éclairage cohérent et constructif lors de l’élaboration des politiques de manière à favoriser la conception de programmes et de services ayant une incidence réelle sur le terrain. Forte de ses relations étroites et de sa riche expérience auprès des centres d’amitié, elle mène un travail considérable pour renforcer leur aptitude à s’investir à l’échelle locale et à fournir des services en tant que carrefours communautaires au sein de la communauté autochtone en milieu urbain.

Kike Ojo
Consultante principale
, Kojo Institute

Kike Ojo est la gestionnaire de projets d’UNE VISION UNE VOIX : Changer le système du bien-être de l’enfance pour les Afro-Canadiens, un projet communautaire piloté par l’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance. Kike a travaillé dans le domaine du bien-être de l’enfance en Ontario pendant plus de dix ans, préconisant un programme d’équité abordant les services aux personnes marginalisées. Avant de faire carrière dans le bien-être de l’enfance, Kike a travaillé dans de multiples secteurs des services sociaux et au sein de communautés aux É.-U. et au Canada, et elle a été invitée à de nombreux ateliers et conférences, dont certains où elle a été l’oratrice principale.

Le travail et le bénévolat de Kike ont mené à son obtention du Prix Lincoln‑M.‑Alexander pour son leadership communautaire exceptionnel en matière d’élimination de la discrimination raciale en Ontario, ainsi que de plusieurs autres prix et distinctions. Ces deux dernières années, Kike a fait l’objet de reportages dans le Toronto Star, de même qu’à The Agenda with Steve Paikin (TVO), CBC News et CBC Radio partout en Ontario.

Les études formellement reconnues de Kike sont les suivantes : un baccalauréat ès arts en sociologie avec mineure en justice internationale et droits de la personne de l’Université McMaster, une maîtrise ès arts en sociologie et en études sur l’équité en matière d’éducation de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto, de même qu’un baccalauréat en éducation de l’Université de Toronto. En outre, Kike est médiatrice agréée du mode alternatif de résolution des conflits.

Paula Osmok
Directrice générale, Société John Howard de l’Ontario

Paula Osmok est la directrice générale de la Société John Howard de l’Ontario. Elle occupe ce poste depuis 2002. Depuis lors, elle a créé le Centre de recherche et politiques et, par l’entremise de son équipe de chercheurs, analystes et évaluateurs professionnels, a participé à des recherches de pointe et à l’élaboration de politiques, fait d’importantes contributions à la documentation et à l’élaboration de programmes en matière de justice sociale et de justice pénale en Ontario. Élue commissaire scolaire à quatre reprises dans sa collectivité, elle a présidé le conseil et bon nombre de ses comités.

Elle a livré des exposés lors de nombreuses conférences et séances de formation sur une gamme de sujets touchant la justice sociale et la justice pénale, notamment sur l’importance des droits de la personne en milieu carcéral. Une attention particulière est requise en milieu carcéral, car les prisons sont les endroits où les droits de la personne sont les plus facilement bafoués.

Paula détient une maîtrise ès sciences en études en matière de justice pénale de l’Université de Leicester (Royaume-Uni).

Pam Palmater
Titulaire de la chaire en gouvernance autochtone, Département de politique et d’administration publique, Université Ryerson

Pam Palmater est une citoyenne mi’kmaw membre de la Première Nation d’Eel River Bar. Avocate, elle pratique le droit depuis 18 ans et est titulaire de la chaire en gouvernance autochtone à l’Université Ryerson. Militante, elle était l’une des porte-parole et éducatrices du mouvement Idle No More. Elle est une conférencière renommée souvent appelée à témoigner devant des comités du Parlement et des Nations Unies comme experte sur les droits des Autochtones.

Twitter : @Pam_Palmater
Facebook : Pam Palmater
Site Web : www.pampalmater.com
Blogue : www.indigenousnationhood.blogspot.com
LinkedIn : Dr. Pam Palmater
Instagram : Pam_Palmater

Jessica Reekie, B.A., LL.B.
Directrice générale, Ontario Justice Education Network

Jess Reekie est la directrice générale de l’Ontario Justice Education Network (OJEN), un organisme de bienfaisance non gouvernemental à but non lucratif qui met au point des outils pédagogiques novateurs expliquant aux jeunes le système judiciaire et les aidant à comprendre le droit et développer leurs capacités juridiques (www.ojen.ca).

Diplômée de l’Université Harvard et de l’École de droit Dalhousie, Jess a pratiqué le droit de l’immigration et des réfugiés avant de se tourner vers l’éducation du public au droit. Elle s’est jointe à l’OJEN en 2008, d’abord comme gestionnaire de programmes  élaborant des programmes et ressources d’éducation du public au droit à l’intention des jeunes nouveaux arrivants, puis comme directrice de programmes, où elle supervisait tout le travail d’éducation à la justice de l’OJEN auprès des jeunes vulnérables et marginalisés. En 2014, elle est devenue directrice générale de l’OJEN. Jess siège aussi au conseil de l’Association canadienne des organismes d'éducation et d'information juridiques (ACOEIJ).

Cecil Roach
Surintendant coordonnateur, Équité et services communautaires, Conseil scolaire du district de York

Au cours de sa carrière de 33 ans comme pédagogue, il a été possible pour Cecil Roach d’avoir un impact profond sur la vie des jeunes. Il a fait cela en tant qu’enseignant, administrateur scolaire, et maintenant, surintendant coordonnateur.

Né sur la petite île antillaise de Montserrat (aujourd’hui malheureusement dévastée par un volcan en éruption constante) et arrivé au Canada au début de son adolescence, Cecil a fait la majeure partie de ses études à Montréal, à l’école secondaire Marymount, au Collège Vanier et aux Universités Concordia et McGill. Il soutient que le fait d’avoir été un enfant laissé sous la garde de ses grands-parents pendant que ses parents préparaient les retrouvailles familiales au Canada lui a donné un point de vue particulier sur la dynamique de l’immigration et ses effets sur la réussite scolaire et le bien-être des élèves. Cette expérience a également renforcé sa croyance voulant que les écoles soient des lieux où, peu importe leur identité sociale, les élèves peuvent développer leurs rêves dans le cadre de leur cheminement vers une participation entière à la société canadienne.

Cecil a enseigné l’anglais pendant 16 ans au Québec au Chambly County High School et au Centennial Regional High School, ainsi qu’en Ontario au Marc Garneau Collegiate Institute, avant de devenir administrateur scolaire en 1995. Il agit actuellement comme surintendant coordonnateur, Équité et services communautaires, au Conseil scolaire du district de York.

Paul Robitaille
Président, Conseil des jeunes, Métis Nation of Ontario

Paul Robitaille est un étudiant métis de deuxième cycle universitaire et un organisateur communautaire, qui éprouve une forte passion pour l’autonomisation des jeunes et la revitalisation culturelle. Dans son travail universitaire et professionnel, Paul cherche à favoriser une compréhension et une collaboration plus grandes entre les peuples autochtones et non autochtones par la voie d’un dialogue interculturel et d’un échange de connaissances. Paul est heureux de joindre le Groupe consultatif communautaire et de travailler collectivement à la création d’un Ontario plus inclusif et équitable et dépourvu d’obstacles pour tous les Ontariens et Ontariennes.

Nancy Rowe
Ancienne, enseignante des traditions

Giidaakunadaad (l’esprit qui vit dans les hauteurs) n’dizhinikaaz (est mon nom) : Nancy Rowe est une Ojibwé mississauga de la nation anishinaabek localisée à la Première Nation de New Credit (Ontario). Nancy détient un baccalauréat ès arts avec honneurs en études autochtones et en science politique. Elle est éducatrice, consultante et praticienne traditionnelle des modes de vie, vues et pratiques coutumières anishinaabek. Elle termine actuellement une maîtrise en études sur les ressources environnementales à l’Université de Waterloo.

Militante convaincue, elle coordonne Akinomaagaye Gaamik, une initiative populaire visant à offrir des possibilités éducatives aux personnes intéressées par les perspectives autochtones sur la vie, la santé, l’éducation, l’histoire et l’environnement. « L’éducation est le portail par lequel nous pouvons tous créer des valeurs et une compréhension communes non seulement des Autochtones, mais aussi – et c’est là le plus important – de notre environnement. »

Balpreet Singh
Conseiller juridique, World Sikh Organization of Canada

Balpreet Singh a obtenu son diplôme de droit de l’Université d’Ottawa. Après avoir effectué son stage dans un cabinet d’avocats de Toronto spécialisé dans les droits de la personne et les droits des personnes handicapées, Balpreet Singh est devenu conseiller juridique de la World Sikh Organization of Canada, en 2009.

Il travaille principalement dans les domaines des droits de la personne et de l’accommodement religieux. Balpreet Singh a contribué au règlement de plusieurs différends liés à l’accommodement religieux pour des Sikhs au Canada, notamment en ce qui concerne le port du kirpan dans des palais de justice en Ontario, Alberta et Colombie-Britannique, dans des trains de VIA Rail, ainsi que dans des ambassades et consulats canadiens à l’étranger.

Balpreet Singh a collaboré avec divers organismes publics et privés à la création de ressources et à la dispense d’une formation sur des questions liées à l’accommodement religieux et sur les meilleures pratiques à suivre lors d’interactions avec des adeptes de la religion sikhe. À l’heure actuelle, il remplit également les fonctions de directeur de la Fondation canadienne des relations raciales.

Catherine Soplet

Catherine Soplet apporte au Groupe consultatif communautaire de la CODP le point de vue d’une musicienne et les résultats obtenus depuis 2007 en lien avec des enjeux complexes en matière d’éducation et de pauvreté. Ses collaborations en 2017 dans son nouveau rôle de directrice générale (intérimaire) de NabrHUBS INC. visent à évaluer l’impact du mentorat des parents sur le tutorat des élèves. Depuis qu’elle a rejoint le Peel Poverty Action Group et la Peel Poverty Reduction Strategy en 2010, Catherine a pour mantra : « Les écoles sont l’ancre d’un quartier; elles attirent les talents et développent la prospérité ». Elle l’a fait valoir auprès de tous les paliers de gouvernement.

Chantal Tie
Avocate, Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne

Chantal Tie est intervenante, avocate plaidante et éducatrice dédiée à la justice sociale et à la défense des droits de la personne. Elle a rédigé sa thèse de maîtrise en droit sur la discrimination dans le système canadien d’immigration, et ce même intérêt pour les droits des immigrants, des femmes et des groupes marginalisés oriente son travail de défense des droits et intérêts et de contentieux. Elle a reçu la médaille du Barreau du Haut-Canada en 2015 en reconnaissance de son travail pour la justice sociale.

Admise au Barreau en 1982, elle a représenté dans des affaires fondées sur les droits à des tribunaux de tous les paliers des particuliers et des organisations comme le Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes (LEAF), la Société Elizabeth Fry, le Conseil canadien pour les réfugiés (CCR) et Amnesty International.

Son intérêt pour la justice sociale dépasse les frontières du Canada, étant donné qu’elle a travaillé pour l’Association du Barreau canadien à des projets judiciaires au Bengladesh et en Chine. Elle fait actuellement du travail bénévole dans des projets de collaboration avec The Equality Effect, notamment une contestation constitutionnelle réussie au Kenya au nom de 160 jeunes filles victimes de viol, de même qu’une contestation de l’exigence relative à la corroboration du viol au Malawi.

Chantal a présidé le conseil du Programme de contestation judiciaire du Canada, co-présidé le comité du contentieux de LEAF et le Groupe de travail sur la protection au Canada de la CCR. Elle siège aujourd’hui au comité exécutif de l’Association canadienne des avocats et avocates en droit des réfugiés, où elle est coprésidente du comité du contentieux. Pendant 21 ans, elle a été directrice générale des Services juridiques communautaires du sud d’Ottawa, et est maintenant avocate-conseil au Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne de l’Ontario. Elle enseigne le droit de l’immigration et des réfugiés à l’Université d’Ottawa.

Jessica Wolfe
Avocate de service, Aboriginal Legal Services Toronto

Jessica Wolfe est Anishinaabe de la Première Nation Brunswick House, et mère de deux enfants, Meghan et Ruby. Auparavant travailleuse sociale, elle a terminé des études à la faculté de droit de l’Université de Toronto en 2006 et a été admise au Barreau de l’Ontario en 2007. Pendant 10 ans, Jessica a été avocate criminelle de service au palais de justice de l’ancien hôtel de ville de Toronto, plus précisément dans les tribunaux Gladue, où elle a représenté des Autochtones en situation de conflit avec le système de justice pénale des colonisateurs. Elle a récemment accepté le poste d’avocate de service principale chez Aboriginal Legal Services, une clinique juridique qui fournit des services juridiques à des Autochtones à faible revenu dans les domaines des droits de la personne et du droit de la pauvreté, et prend part à des activités liées à la réforme du droit, l’organisation communautaire, l’organisation juridique publique, l’introduction de causes types, les enquêtes du coroner, les enquêtes publiques, et les interventions devant les tribunaux de tous les paliers, y compris la Cour suprême du Canada.

Former un groupe uni : Rapport 2018 sur la consultation communautaire

Table des matières

Aperçu

Participation entre les sommets

Le second sommet annuel

Ce que nous avons entendu

A. Facteurs environnementaux

La marginalisation des droits de la personne

Le renforcement de l'adhésion publique aux droits de la personne

B. Rétroaction sur les initiatives actuelles de la CODP

Réconciliation

Justice pénale

Pauvreté

Éducation

C. Évaluation

Annexe

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Aperçu

La Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) reconnaît qu'une approche stratégique, constructive, cohérente, accessible et durable en matière de participation des parties prenantes renforce son mandat consistant à promouvoir et appliquer le Code des droits de la personne (Code) de l'Ontario.

En 2017, la CODP a instauré un nouveau Groupe consultatif communautaire (GCC) en vertu de l'article 31.5 du Code. En 2018, la CODP a approuvé une nouvelle Stratégie en matière de participation communautaire, Des communautés pour le changement, et publié la Stratégie ainsi que son rapport sur le sommet inaugural 2017 du Groupe consultatif communautaire. La CODP demeure engagée en faveur des activités phares présentées dans Des communautés pour le changement.

Le présent rapport détaille les faits saillants de notre participation avec les membres du GCC tout au long de l'année, y compris lors de notre second sommet annuel du GCC.

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Participation entre les sommets

Entre les sommets 2017 et 2018, la CODP s’est régulièrement mise en rapport avec divers membres du GCC pour les consulter ou les mobiliser dans de nombreuses activités, notamment :

  • L'événement Dialogue sur les peuples autochtones et le rapport Rêver ensemble de la CODP (les membres du GCC siégeaient au comité d'organisation qui a piloté tous les aspects de la planification et de la mise en œuvre et a révisé le rapport final; les membres ont également présenté et partagé leur sagesse et leurs réflexions au cours des trois jours)
  • Des groupes de discussion sur le profilage racial dans la police (les membres du GCC ont identifié des participants possibles parmi les forces de l'ordre et organisé des groupes de discussion avec des membres de la communauté autochtone) 
  • La formation des commissaires et du personnel de la CODP portant sur la pauvreté (les membres du GCC ont pris part en tant que panélistes et ont recommandé des intervenants ayant un vécu de même que des occasions d'apprentissage par l'expérience)
  • L'enquête sur le profilage racial et la discrimination raciale envers les personnes noires par le service de police de Toronto (plusieurs membres du GCC ont été invités à assister à une réunion visant à informer les responsables de la communauté noire sur les avancées de l'enquête ainsi qu’au lancement du rapport provisoire, Un impact collectif)
  • L'ordonnance sur consentement Jahn sur le recours à l'isolement cellulaire dans les services correctionnels provinciaux (un membre du GCC a été recommandé et approuvé à titre d'expert indépendant selon les termes de l’ordonnance)
  • L'affaire Gallant sur l'utilisation de mascottes d’origine autochtone (un membre du GCC a fourni un témoignage d'expert lors de l'audience et des membres du GCC ont révisé une lettre destinée à 40 municipalités sur l'impact néfaste des logos sportifs d’origine autochtone, et ont aidé à la diffuser)
  • La participation des jeunes (des membres du GCC ont aidé au recrutement et à l'organisation de groupes de discussion afin que les jeunes fassent part de leurs observations sur l'éducation aux droits de la personne et sur le profilage racial)

La CODP a tenu les membres du GCC régulièrement informés des initiatives et activités en cours, y compris par la tenue d'une séance d'information à destination des membres avant la publication d'une nouvelle Politique sur l’éducation accessible aux élèves handicapés par la CODP, en août 2018. La CODP a également cherché et sécurisé l'aval de membres du GCC pour plusieurs mémoires et recommandations clés, notamment le mémoire de la CODP présenté dans le cadre de l’Examen indépendant des contrôles de routine et des recommandations pour améliorer les résultats scolaires des élèves handicapés.  

En milieu d'année, la CODP a sondé les membres du GCC sur leurs principales préoccupations liées à l'environnement actuel et sur les stratégies que la CODP et les membres du GCC pourraient adopter pour y répondre. Les membres du GCC ont discuté de ces questions notamment lors du second sommet annuel, dont la synthèse figure ci-dessous.

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Le second sommet annuel

La CODP a tenu son second sommet annuel du GCC du 19 au 21 novembre 2018. Le thème de cette année était Ne-maam-mweh, un terme ojibwe qui signifie « Ensemble, nous formons un groupe uni ».

Vingt-huit membres du GCC représentant des communautés diverses ont participé au sommet. Les commissaires et hauts dirigeants de la CODP ont eux aussi assisté à l’événement. L'ensemble du personnel de la CODP était présent à la séance d'ouverture. De nombreux membres du personnel ont assisté à la totalité ou à une partie du sommet. Malheureusement, certains membres du GCC venant de l’extérieur de la région du grand Toronto n'ont pas pu y participer en raison de restrictions gouvernementales sur le remboursement des frais de déplacement. Certains y ont toutefois assisté, mais sans demander le remboursement des frais connexes. Les membres autochtones et les membres des organisations dotées de budgets plus restreints ont été particulièrement touchés, ce qui a considérablement limité tant la diversité que la portée géographique des voix entendues.

Dès le début, Nancy Rowe, une gardienne des connaissances traditionnelles de la Première Nation mississauga de New Credit a accueilli les participants sur le territoire, partagé un enseignement et mené une cérémonie de purification par la fumée. Le sous-procureur général adjoint Irwin Glasberg a adressé des paroles de bienvenue et salué l'importance jouée par le GCC pour que la CODP ne perde pas de vue la réalité du terrain.

Dans son mot d'accueil aux membres du GCC, la commissaire en chef de la CODP, Renu Mandhane, a évoqué l'importance du thème du sommet « Ne-maam-mweh/ Ensemble, nous formons un groupe uni ». Selon elle, il reflète l'universalité des droits de la personne, le pouvoir du travail solidaire et les bienfaits d’un groupe uni en termes d'apprentissage et d'encouragement mutuel. Elle a évoqué l'objectif du sommet, à savoir : rassembler la CODP et les membres du GCC pour échanger sur leurs expériences, préoccupations et manières de faire avancer la protection et la promotion des droits de la personne. Elle a fait part de son espoir que les participants repartent avec une meilleure compréhension les uns des autres et une volonté renouvelée d'avancer ensemble.

Conçu de concert avec les membres du GCC, le programme du sommet tenait compte des observations spécifiques des membres des Premières Nations et des Métis (voir l’ordre du jour complet en annexe).

L'événement a débuté par deux séances pédagogiques facultatives. Tout d'abord, le personnel de la CODP a présenté une introduction aux droits de la personne et à la discrimination systémique. Puis, le personnel de la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario (Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres ou OFIFC) a assuré une séance sur sa formation d'une journée complète « Indigenous Cultural Competency Training » (formation aux compétences culturelles autochtones). Au total, 19 membres du GCC ont participé à ces séances facultatives.

Le personnel de la CODP a aidé à animer les cercles, les présentations et les discussions en petits groupes et en plénière afin que les membres du GCC puissent participer de façon constructive. La gardienne des connaissances Nancy Rowe a prodigué des conseils, des enseignements et des réflexions tout au long des trois jours.

Le sommet a été l'occasion de réseautage en personne comme en ligne. Les membres du GCC ont été invités à poursuivre leurs conversations sur les médias sociaux en utilisant le mot-clic #OHRCommunity.

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Ce que nous avons entendu

A. Facteurs environnementaux 

En vue de déterminer les facteurs environnementaux ainsi que les enjeux critiques et émergents, les membres du GCC ont partagé leurs préoccupations majeures quant à l'environnement actuel. Ils ont également recensé les stratégies que la CODP et les membres pourraient adopter pour les apaiser. Plusieurs thèmes majeurs ont émergé, notamment :


La marginalisation des droits de la personne

Les membres du GCC ont noté la montée de l'extrémisme et l'amplification d'activité haineuse, tant en ligne que dans les collectivités de toute la province. Les membres ont observé que la politique de division et la notion « d'altérité » amènent les collectivités à se replier sur elles-mêmes et à adopter des stratégies instinctives visant à se protéger, par exemple à dévaluer et attaquer autrui. Les membres ont par ailleurs noté que de nombreux incidents à caractère haineux, raciste et discriminatoire ne sont pas signalés.

Les membres se sont inquiétés de la marginalisation accrue des droits des peuples autochtones, notamment l'accès inéquitable à la justice et à l'éducation pour les peuples autochtones du Nord. Ils ont été troublés par l'annulation des séances de rédaction ouvertes aux partenaires de la communauté autochtone en vue de l'élaboration du curriculum autochtone. Ils ont également été déçus que le gouvernement ne se serve toujours pas de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Déclaration de l’ONU) comme cadre pour la résolution des problèmes relatifs aux droits de la personne touchant les communautés autochtones.

Les membres ont pris note de l'intensification des attaques et de la dévalorisation des organisations chargées de promouvoir les droits de la personne. Ils ont en outre observé une généralisation du discours public qui définit les activités liées aux droits de la personne comme politiques, et non comme |un travail non partisan visant à protéger et promouvoir des normes universelles établies de longue date et codifiées dans la loi.

Les membres ont exprimé la crainte qu’en raison des compressions des dépenses du secteur public, les organismes gouvernementaux se retrouvent dans l'incapacité d’obtenir des résultats sociaux positifs. Ils ont observé que la diminution des fonds affectés aux programmes communautaires et aux services sociaux affecterait le plus les personnes dont la voix et le pouvoir sont limités, à savoir les personnes confrontées à la pauvreté et à l'itinérance, les enfants et les jeunes, les personnes ayant des déficiences et les personnes ayant des démêlés avec la justice, la plupart ne connaissant par leurs droits.

“Merci @OntHumanRights pour l’occasion offerte d’évoquer le travail de @CanadianLabour & notre Initiative anti-islamophobie. #Islamophobia suit les musulmans au travail. Ensemble, éradiquons la discrimination religieuse pour des lieux de travail sûrs pour tous. #canlab #OHRCommunity”

Mojdeh Cox‏ @MojdehCox

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Le renforcement de l'adhésion publique aux droits de la personne

Les membres du GCC ont déclaré qu’il est nécessaire d'accroître et d'encourager l'adhésion de l'opinion publique aux droits de la personne, notant que cela impliquera de se tourner vers des personnes ouvertes au changement. Tout en reconnaissant la nécessité de préserver les espaces permettant la poursuite du dialogue sur les identités singulières, les membres ont expliqué qu’il est essentiel de trouver des moyens pour que les messages relatifs aux droits de la personne soient accessibles aux personnes de milieux divers dans toute la province.

Les membres ont souligné le fait que les récits personnels du vécu permettent de toucher du doigt la réalité des violations des droits de la personne. Ils ont fait ressortir combien il est important de trouver et de mettre à profit des alliés ainsi que d'utiliser les médias sociaux de manière stratégique pour atteindre un public plus large. Les membres ont également insisté sur la nécessité que le message relatif aux droits de la personne atteigne les enfants et les jeunes par la promotion d’une culture des droits de la personne qui se ferait par le biais du système éducatif.

Finalement, les membres ont reconnu que bien qu'ils aient leur propre rôle à jouer pour promouvoir les droits de la personne, il est utile de trouver des moyens de collaborer.

“#InclusionMeans #HumanRights Mettre les personnes et leurs droits au centre. @Peel_Poverty #PeelYouthCharter /#DICharter /#WithYouPeel met les valeurs exprimées @OntHumanRights au centre de sa théorie du changement #TheoryOfChange 2018-2028 Stratégie de réduction de la pauvreté Peel #Poverty #OHRcommunity #PovertyFreePeel”

Catherine Soplet @Soplet

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B. Rétroaction sur les initiatives actuelles de la CODP

On a demandé aux membres du GCC de fournir des rétroactions et des conseils sur des initiatives spécifiques de la CODP dans chacun de ses quatre secteurs d’intervention stratégiques : réconciliation, justice pénale, pauvreté et éducation.


Réconciliation

En février 2018, la CODP a rassemblé diverses personnes autochtones et membres de la communauté des droits de la personne pour prendre part à un dialogue autour d'une vision des droits de la personne qui cadre avec les perspectives, la conception du monde et les enjeux propres aux communautés autochtones. Un thème clé, qui transparaît dans le rapport sur le dialogue Rêver ensemble de la CODP, a été le rôle crucial joué par la Déclaration de l’ONU dans la compréhension, l'interprétation et la mise en œuvre des droits de la personne des peuples autochtones.

En réponse, la CODP a élaboré une stratégie visant à ce que le Code soit interprété de façon à rendre effective la Déclaration de l’ONU. Les membres du GCC ont fourni des rétroactions sur l'élaboration de cette stratégie.

Les membres ont suggéré d’inclure dans la stratégie des activités de sensibilisation à la Déclaration de l’ONU parmi les communautés autochtones comme non autochtones. Ils ont également estimé qu'il fallait accorder une importance particulière aux droits des femmes, notamment au problème des femmes et filles autochtones disparues et assassinées. 

Les membres du GCC ont remarqué que tout groupe consultatif qui soutient la stratégie jouera un rôle crucial de passerelle ou de traducteur entre diverses cultures autochtones et conceptions juridiques des droits de la personne. Ils ont recommandé que le groupe inclue les perspectives des peuples des Premières Nations (dans et hors-réserve), des Inuits et des Métis, et la représentation de l'ensemble de la province, y compris du Nord. Les membres ont par ailleurs souligné l'importance de la recherche de conseils auprès des cercles de grands-mères et d'autres aînés, faisant remarquer que cela nécessitera de se rendre dans les collectivités. 

Les membres ont conseillé de faire figurer au nombre des engagements des réunions avec à la fois des groupes représentatifs et des personnes ayant un vécu. Ils ont souligné la valeur que les peuples autochtones accordent au témoignage direct venant de la base, et évoqué la probabilité que des problèmes différents soient soulevés à chaque rassemblement.

La CODP a suivi les conseils des membres du GCC lors de la formation d'un groupe consultatif sur la stratégie relative à la Déclaration de l’ONU. En outre, les suggestions des membres du GCC sur les activités pédagogiques, les grands axes ainsi que la nature et la portée des engagements avec les communautés autochtones seront portées à l'attention du Groupe consultatif pour l'application de la Déclaration de l'ONU pour qu'il les examine.

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Justice pénale

Dans son Plan stratégique, la CODP s'engage à s'efforcer de mettre fin au profilage racial dans la police. La CODP élabore actuellement une orientation stratégique détaillée sur les mesures de prévention et de prise en compte du profilage racial dans le domaine de la police et du maintien de l'ordre.

On a demandé aux membres du GCC s'ils avaient de l'expérience ou connaissaient des ressources liées aux deux questions dont l’inclusion dans les lignes directrices de la politique est envisagée : les interventions policières insuffisantes comme type de discrimination raciale vécue par les personnes autochtones et les personnes racialisées vivant dans certains quartiers ainsi que le recours à l'intelligence artificielle afin d’améliorer ou de remplacer le jugement humain dans la police. En outre, on a demandé aux membres du GCC s'ils avaient des idées pour promouvoir les lignes directrices, notamment des publics cibles, des techniques et des collaborations.

Sur la question des interventions policières insuffisantes, la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario (Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres) a signalé mener un groupe de discussion avec des membres des communautés autochtones pour en savoir plus sur leur vécu. Les membres du GCC ont laissé entendre que des enquêtes sur les disparitions et assassinats de femmes et filles autochtones permettraient d'en savoir plus sur leur expérience des interventions policières insuffisantes. Les membres ont également noté que le Centre d'assistance juridique en matière de droits de la personne et les cliniques juridiques spécialisées pourraient donner des renseignements sur des récits d'interventions policières insuffisantes sans manquer à l'obligation de confidentialité. Les membres ont par ailleurs suggéré d'examiner les données sur les délais d'intervention de la police, les affaires classées et les plaintes déposées auprès du Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police, afin de repérer si des tendances se dessinent pour des collectivités particulières.

Sur le recours à l'intelligence artificielle, les membres ont indiqué que la Société John Howard peut avoir étudié le problème dans le contexte des conditions de libération conditionnelle ou de cautionnement. Ils n'avaient pas entendu parler d'autres recherches menées au Canada, mais des travaux de Simone Browne aux États-Unis.

Les membres du GCC ont également déclaré que les efforts de promotion devaient porter principalement sur la sensibilisation tant des policiers que des organisations policières, ainsi que des membres des communautés touchés par le profilage racial et leurs alliés. Pour atteindre le public de la police, les membres ont suggéré de rechercher l'aval des associations de la police, en assistant aux conférences de la police et en se rapprochant d'alliés dans les services de la police de toute la province, afin de repérer les approches qui pourraient s'avérer efficaces.

Les membres du GCC ont déclaré que la formation pourrait être un moyen efficace d'entrer en relation avec les collectivités touchées, car elle permettrait aux personnes de comprendre leurs droits et d'agir. L'infographie et les vidéos ont été proposées : ce sont des formats qui permettraient aux membres des collectivités d'accéder rapidement aux renseignements avec un impact maximum. Finalement, les membres ont indiqué que les professeurs de droit et de criminologie et leurs étudiants, les associations de juristes ethnoculturels et les cliniques juridiques pourraient être de possibles alliés susceptibles d’être des vecteurs de changement.

Les recherches de la CODP dans les domaines des interventions policières insuffisantes et du recours à l'intelligence artificielle se sont inspirées des suggestions des membres du GCC. En outre, la CODP prendra en compte les conseils des membres en matière de sensibilisation et de formation lors de l'élaboration des plans de communication et de promotion de l'orientation stratégique.

“Quelle expérience formidable! Oui, veuillez consulter nos travaux : http://policerecordhub.ca/ et http://johnhoward.on.ca/download-category/research-reports/ … Merci @OntHumanRights @RenuMandhane et #OHRCommunity”

JohnHowardSociety @ReducingCrime

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Pauvreté

Dans son Plan stratégique, la CODP déclare qu'elle veillera à « [f]aire progresser la législation sur les droits de la personne en clarifiant la manière dont la discrimination systémique engendre et perpétue la pauvreté, ainsi qu’en luttant contre la pauvreté sur le plan des droits de la personne ». On a demandé aux membres du GCC de trouver des activités auxquelles la CODP pourrait participer de sorte qu'« être libre de la pauvreté soit reconnu et vécu comme un droit humain fondamental en Ontario ».   

Les membres du GCC ont proposé plusieurs actions liées aux stratégies municipales et provinciales de réduction de la pauvreté. Ils ont suggéré que la CODP appelle à recadrer les stratégies à l'aide d'une approche fondée sur les droits. Ils ont également conseillé à la CODP de suivre les progrès réalisés dans l'atteinte des indicateurs existants et d'envisager de mettre au point ses propres indicateurs fondés sur les droits. 

Les membres ont préconisé que la CODP fasse le nécessaire pour que les personnes qui vivent dans la pauvreté connaissent leurs droits. Ils ont proposé de concevoir des documents et d'autres produits pédagogiques en langage clair afin de promouvoir la compréhension des engagements que le gouvernement a pris en ratifiant les documents internationaux portant sur les droits de la personne.

Les membres ont suggéré que la CODP fasse la lumière sur les incidences personnelles et sociales de la pauvreté en proposant un espace sûr où les personnes ayant vécu dans la pauvreté puissent raconter leur histoire. Les membres ont noté que l'initiative pourrait s'inspirer de la Poverty Truth Commission écossaise qui réunit des personnes vivant dans la pauvreté et des décideurs clés pour s'efforcer de surmonter la pauvreté.

Enfin, certains membres du GCC ont discuté de la nécessité pour la CODP de chercher à intervenir dans le litige lié au déplacement des résidents des logements locatifs de Heron Gate à Ottawa. Ils ont précisé que nombre de ces résidents sont de nouveaux immigrants qui gagnent de faibles revenus et paient des loyers abordables. Selon eux, ils sont déplacés en vue du réaménagement des propriétés.

L'année dernière, la CODP s'est engagée dans plusieurs activités, dans la lignée des conseils dispensés par les membres du GCC en matière de pauvreté. La CODP a formulé 44 recommandations dans sept mémoires au gouvernement sollicitant des protections en matière de droits de la personne, notamment dans les domaines suivants : la réforme de l'aide sociale, la fourniture de logements abordables, la Stratégie nationale en matière de logement du Canada, le troisième examen périodique universel du Canada et la législation sur la transparence salariale. La CODP a également appuyé publiquement la législation qui ajouterait « situation sociale » comme motif protégé de discrimination.

Cette année, la CODP prévoit de former un groupe consultatif afin d'orienter son travail sur la pauvreté en 2019 et 2020. Elle compte publier un bref document d'information et engager un dialogue public sur les droits de la personne et la pauvreté. Il s'agira de faire entendre la voix des personnes qui ont vécu dans la pauvreté et de chercher des occasions d'intervention juridique.

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Éducation

Dans son Plan stratégique, la CODP indique qu'elle compte « [p]romouvoir et renforcer une culture des droits de la personne en Ontario incluant à la fois des droits et des responsabilités, en mettant un accent particulier sur l’éducation des enfants et des jeunes... » Le plan engage la CODP à faire en sorte que soit proposée « [u]ne sensibilisation régulière aux droits de la personne dans le cadre de l’éducation des enfants et des jeunes, notamment dans le curriculum ». On a demandé aux membres du GCC d'examiner le guide de ressources de la CODP destiné aux éducateurs, L’enseignement des droits de la personne en Ontario, et de fournir une rétroaction sur les manières dont il pourrait être amélioré.

Les membres ont suggéré plusieurs mises à jour du contenu :

  • Des renseignements sur la raison de l'adoption du Code des droits de la personne
  • La portée des motifs illicites de discrimination
  • La procédure de dépôt de plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario (notamment les restrictions d'âge)
  • La relation entre le Code ainsi que les autres lois et instruments sur les droits de la personne aux niveaux national et international (par exemple la Charte canadienne des droits et libertés et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones)

Les membres ont également proposé d'élaborer du contenu adapté à l'âge des élèves des différentes années d'études et de mettre à jour les exemples de jurisprudence pour qu'ils correspondent aux problèmes auxquels les jeunes sont confrontés aujourd'hui. Ils ont conseillé de concevoir de nouveaux jeux de rôle et d'autres exercices interactifs, y compris de la musique et du théâtre. Ils ont également suggéré de développer, en complément du texte, des modes de prestation numériques de la formation tels que des vidéos et des applications.

Les membres ont proposé des mesures visant à augmenter les chances que le matériel valorisé soit utilisé en classe. Reconnaissant que les enseignants sont assujettis à de fortes pressions pour satisfaire aux exigences du curriculum, les membres ont recommandé à la CODP d'établir clairement dans ses ressources en quoi le contenu est en lien avec les cours spécifiques et les attentes en matière d'apprentissage du curriculum provincial. Ils ont conseillé de présenter la ressource aux candidats à l'enseignement dans les facultés d'éducation et de collaborer avec les syndicats pour se rapprocher des titulaires de classe actuels, ce qui permettrait de les familiariser au matériel.

Dans le cadre de l’élaboration de nouveau matériel, les membres ont également suggéré que la CODP collabore avec les responsables de l’équité pour les conseils scolaires, les syndicats d’enseignants, les concepteurs du curriculum et d'autres organisations concernées par l'élaboration de supports pédagogiques sur les droits de la personne.

La CODP élabore actuellement un plan visant à améliorer et à adapter le guide L’enseignement des droits de la personne en Ontario pour qu'il corresponde mieux aux besoins des enseignants et des élèves d'aujourd'hui. Elle envisage d'y incorporer les suggestions des membres du GCC sur les mises à jour du contenu, les nouveaux modes de prestation de la formation et les partenaires potentiels, en vue de l’élaboration et de la promotion des ressources.  

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C. Évaluation

Dans l'ensemble, les membres du GCC ont été très satisfaits de la qualité et du niveau de leur participation avec la CODP. Ils ont été informés à l’avance des annonces majeures et des nouveaux produits et ont reçu des invitations à se mobiliser sur les médias sociaux, ce qu’ils ont apprécié. Ils ont souligné combien il est important que le GCC continue à avoir des rencontres en personne afin d'encourager l'échange efficace de renseignements et la collaboration. Ils ont toutefois noté la nécessité de trouver un moyen de contribuer au remboursement des frais pour les participants afin que davantage de membres venant de toute la province puissent y assister.

À l'avenir, les membres ont encouragé la CODP à s'assurer qu'elle capitalise sur la capacité des membres du GCC à entrer directement en relation avec les personnes ayant un vécu et à faire entendre ces voix dans les conversations. 

Les membres du GCC ont fait preuve d'une réelle adhésion à la valeur du travail réalisé par la CODP dans le domaine des droits de la personne envers les collectivités et souligné la nécessité de le poursuivre. Ils ont insisté sur l'importance du maintien par la CODP d’une présence dans toute la province. Ils ont pris note qu'il fallait que les collectivités à l'extérieur de Toronto puissent recevoir le message relatif aux droits de la personne et bénéficier du renforcement approfondi des capacités en matière de droits de la personne. Ils ont souligné que, dans certains cas, des interactions en personne seront nécessaires pour atteindre ces objectifs de manière constructive. Il faudra réfléchir aux possibilités pour que la CODP puisse travailler avec les collectivités en ce sens.

Au cours de la discussion, les membres du GCC ont observé que, si leur travail peut porter sur différents sujets, dans différents secteurs et au nom de différentes collectivités, un même objectif les unit : faire avancer les droits de la personne, l'équité et la justice sociale. Les membres du GCC ont exprimé leur intérêt à réfléchir à la poursuite de la création de réseaux de solidarité et de la communication de leur message sur les droits de la personne au sein de leur groupe et avec d'autres intervenants, de manière plus coordonnée.

“Si contente d'être là cette semaine au sommet du Groupe consultatif communautaire de la CODP! Merci @RenuMandhane & @OntHumanRights de dialoguer et collaborer avec nous pour promouvoir les droits de la personne #HumanRights et la santé mentale #MentalHealth! @CMHAOntario #OHRCommunity”

UppalaC @UppalaC

“Honoré de participer à la discussion, aux ateliers et aux sessions de formation & merci à l'équipe formidable à @OntHumanRights d’organiser ce sommet #communitymeans #inclusionmeans #OHRCommunity”

(((ihsaan))) @ihsaan

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Annexe

Ne-maam-mweh / Ensemble, nous formons un groupe uni

Sommet du Groupe consultatif communautaire 2018

Ordre du jour

Séances pédagogiques : le 19 novembre 2018

8 h 45             Inscription

9 h                  Ouverture/reconnaissance de la terre

Fondamentaux des droits de la personne – Rita Samson, CODP

Discrimination systémique – Shaheen Azmi, CODP

12 h                Pause-déjeuner

13 h                Rétablissement des relations et réconciliation

– Lorena Garvey, Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario
   (Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres ‒ OFIFC)

16 h                Réflexions/compte rendu

– Nancy Rowe, gardienne des connaissances traditionnelles, Mississaugas de New Credit

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1er jour :  le 20 novembre 2018

8 h 30             Inscription

9 h                  Ouverture/reconnaissance de la terre

– Michael Harris, maître de cérémonie, CODP

Accueil sur le territoire

Cérémonie de purification par la fumée (facultative)

– Nancy Rowe, gardienne des connaissances traditionnelles, Mississaugas de New Credit

Accueil par la commissaire en chef – Renu Mandhane

Accueil par le sous-procureur général adjoint – Irwin Glasberg

Présentation des participants

10 h 15           Pause du matin

10 h 30           Examen des engagements et actions du rapport sur le sommet du GCC

– Renu Mandhane

10 h 45           Analyse environnementale

– Membres du GCC, Nancy Rowe, Renu Mandhane

11 h 55           Photographie de groupe

12 h                Pause-déjeuner

13 h 15           Travail de la CODP : bilan de l'année :

13 h 45           Questions et réponses des membres du GCC

14 h 20           Pause de l'après-midi

Rétroaction du GCC sur les engagements opérationnels de la CODP

14 h 35           Discussions en petits groupes

  • Réconciliation – Stratégie pour réaliser la Déclaration de l'ONU
    – Rita Samson, Darlene Kaboni             [Salle de conférence du 8e étage]
  • Justice pénale Lignes directrices sur le profilage racial
    – Shaheen Azmi, Christopher Williams  [Salle de conférence du 8étage]
  • Pauvreté – Exercice de cartographie
    – Jagtaran Singh, Jeff Poirier, Reema Khawja  [Salle de conférence du 9e étage Nord]
  • Éducation – L’enseignement des droits de la personne en Ontario
    – Dora Nipp                                 [Salle de conférence du 9e étage Sud]

15 h 50           Récapitulation – Séance plénière dans la salle de conférence du 8étage – Michael Harris

Réflexions– Nancy Rowe

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2e jour : le 21 novembre 2018

8 h 45             Inscription

9 h                  Accueil et présentation des nouveaux participants

– Michael Harris

9 h 15             Jeopardy!

(sur la Politique sur l’éducation accessible aux élèves handicapés)

10 h 15           Pause du matin

Partage du travail des membres du GCC : 1re partie
(Les noms des intervenants sont classés par ordre alphabétique.)

10 h 30           1. Uppala Chandrasekera
                           Directrice des politiques publiques, division ontarienne de l'Association
                           canadienne pour la santé mentale

2. Jeewan Chanicka et Ken Jeffers
    Surintendant, équité, antiracisme et anti-oppression et chef, culture du
    système équitable et inclusif, Toronto District School Board

3. Lisa Cirillo
    Directrice générale, Downtown Legal Services

4. Mojdeh Cox
    Directrice nationale de l'antiracisme et des droits de la personne,
    Congrès du travail du Canada

5. Kenneth Hale
    Directeur de la représentation et des services juridiques, Centre ontarien
    de défense des droits des locataires

12 h    Pause-déjeuner

Partage du travail des membres du GCC : 2e partie
(Les noms des intervenants sont classés par ordre alphabétique.)

13 h 15           6. Safiyah Husein
                           Analyste des politiques, Centre of Research, Policy and Program Development,
                           Société John Howard

7. Robert Lattanzio
    Directeur général, ARCH Disability Law Centre

8. Elizabeth McIsaac
    Présidente, Maytree

9. Juliette Nicolet
    Directrice des politiques, Fédération des centres d’amitié autochtones
    de l’Ontario (Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres)

10. Catherine Soplet
    Peel Poverty Action Group

14 h 20           Réflexions – Nancy Rowe

14 h 30           Pause de l'après-midi

14 h 45           Discussion sur le rôle permanent du GCC de la Stratégie en matière de participation communautaire de la CODP

– Introduction : Renu Mandhane

– Animateur : Michael Harris

15 h 45           Observations, remarques finales – membres du GCC

16 h 15           Réflexions – Nancy Rowe

Allocution de clôture – Renu Mandhane

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