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Parce qu’on Importe! Rapport de la consultation sur les droits de la personne, les troubles mentaux et les dépendances

Les gens portent beaucoup de jugements à propos de nous. Ils nous traitent de « paresseux » et de « fous ». Ils pensent que nous « manquons de motivation », que
nous devrions « essayer davantage » ou tout simplement « cesser d’être déprimés ».

– People Advocating for Change through Empowerment (PACE)

Les stéréotypes sont des suppositions faites à propos de personnes en raison des qualités présumées du groupe auquel ces personnes appartiennent. Quand des personnes en stéréotypent d’autres, elles ne s’attardent pas à la vraie personne. Tout au long de la consultation, on nous a dit à quel point les personnes se heurtaient à des stéréotypes négatifs considérables qui peuvent entraîner de la discrimination. On nous a aussi parlé de la « discrimination systémique » qui vient du fait que les institutions élaborent des politiques, procédures et processus de prise de décisions pouvant exclure ou marginaliser certaines personnes en raison d’un handicap.

Il existe de nombreux stéréotypes répandus à l’égard des personnes aux prises avec des handicaps psychosociaux. Le fait que toutes les personnes aux prises avec des troubles mentaux sont violentes et imprévisibles est un de ces stéréotypes. En réalité, la plupart
d’entre elles ne le sont pas.

Chaque fois qu’il y a un incident et qu’ils en parlent dans les médias, et qu’ils disent « maniaco-dépression » ou « trouble bipolaire » ça veut seulement dire que je ne peux maintenant plus l’annoncer aux gens.

– Participant(e) à la table ronde de Toronto

Selon beaucoup de groupes, don le bureau de l’ACSM de Sudbury-Manitoulin, les médias jouent un rôle important. Ce qu’ils disent peut véhiculer des stéréotypes et façonner l’opinion publique. L’ACSM recommande aux médias d’élaborer une approche équilibrée de reportage sur la santé mentale, en s’assurant d’inclure le point de vue des usagers/survivants, membres des familles et fournisseurs de soins. L’association recommande aux médias de se reporter aux lignes directrices sur la couverture médiatique responsable élaborées par des organisations comme l’Association des psychiatres du Canada et le Centre de toxicomanie et de santé mentale.

Nous avons aussi souvent entendu que les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ou des dépendances faisaient de plus en plus l’objet de mesures de sécurité en raison de stéréotypes. Par exemple, un fournisseur de services a parlé du fait que des hôpitaux demandaient couramment au personnel de sécurité d’être présent si le dossier du patient faisait état de troubles mentaux.

D’autres stéréotypes et préjugés sur les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de dépendances incluent le fait qu’elles :

  • manquent de crédibilité
  • sont incapables d’évaluer correctement les situations
  • sont incapables de prendre des décisions concernant leur propre vie
  • sont responsables de leurs problèmes en raison de leur « manque de force morale »
  • manquent d’intelligence ou d’« humanité » comparativement aux autres.

De plus, les maladies physiques peuvent être jugées « plus légitimes » ou plus « dignes de soutien » que les troubles psychiques ou les dépendances.

On nous a dit que les personnes aux prises avec des dépendances sont généralement perçues de façon plus négative que les personnes aux prises avec des troubles mentaux. Cela peut être dû à des présomptions relativement à leur responsabilité par rapport au handicap et à leur participation à des actes criminels.

Les personnes atteintes de schizophrénie ou aux prises avec une dépendance aux drogues peuvent se heurter à des attitudes particulièrement négatives de la part d’autres personnes en raison de croyances relatives au danger qu’elles représentent, à des comportements antisociaux, ou à des s risques leur étant associés.

Au Canada et dans le monde entier, le fait de déclarer un problème de santé mentale ou
une dépendance peut être tabou. En raison des stéréotypes, beaucoup de personnes ont dit qu’elles avaient peur de dire aux autres qu’elles avaient un problème de santé mentale ou
une dépendance. D’autres ont dit que le fait de divulguer de tels problèmes avait causé des difficultés, comme le fait :

  • d’être étiqueté
  • de perdre son emploi
  • de perdre son logement
  • de faire l’objet d’un traitement inéquitable en matière de services.

La peur que cela se produise peut aussi empêcher certaines personnes d’obtenir du soutien pour un problème de santé mentale ou de dépendance.

On nous a dit qu’il était nécessaire de faire de l’éducation publique afin d’éliminer les stéréotypes et de sensibiliser la population aux droits de la personne, aux troubles mentaux
et aux dépendances. Une des façons efficaces de changer les attitudes négatives à propos
des troubles mentaux est d’avoir des face-à-face avec des usagers/survivants.

On nous a dit toutefois que l’éducation à elle seule n’était pas suffisante. Pour changer les comportements et éliminer la discrimination, il faut respecter les droits de la personne.

Pour obtenir un exemplaire complet de Parce qu’on Importe! Rapport de la consultation sur les droits de la personne, les troubles mentaux et les dépendances, consultez le site Web de la Commission ontarienne des droits de la personne, à l’adresse www.ohrc.on.ca/fr.