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La discrimination fondée sur la croyance

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[Jamila] :
Bonjour, je m’appelle Jamila.
[Alain] :
Et moi, je suis Alain. Bon… vous voulez savoir comment le Code des droits de la personne protège contre la discrimination fondée sur la croyance. Le Code des droits de la personne reconnaît la dignité et la valeur de chacun en Ontario.
[Jamila] :
La protection contre la discrimination fondée sur la croyance signifie que le Code protège le droit d’avoir librement des convictions et de pratiquer librement des convictions fondées sur une croyance dans certains domaines de la vie, par exemple le logement, des services comme l’éducation et les soins de santé, l’emploi et aussi dans le domaine des contrats et de l’adhésion à des syndicats ou des associations professionnelles. En vertu du Code, un groupe constitué en fonction d’une croyance pourrait limiter ses membres à des personnes qui partagent la même croyance. Nul droit protégé par le Code n’est absolu. Les droits peuvent être limités s’ils entrent en conflit avec d’autres droits de la personne.
[Alain] :
Cela prête un peu à confusion !!!
[Jamila] :
Voici un exemple. Le Code ne protège pas des pratiques fondées sur une croyance si les membres du groupe incitent à la haine ou à la violence contre d’autres personnes ou violent des lois pénales.
[Alain] :
Donc, que vise la protection contre la discrimination fondée sur la croyance?
[Jamila] :
Le motif de la croyance inclut des croyances religieuses et non-religieuses qui ont une profonde influence sur l’identité d’une personne, sa perception du monde ou son mode de vie. Les protections visées par ce motif s’appliquent également aux personnes qui n’ont pas de convictions fondées sur une croyance ou qui ne pratiquent pas des coutumes fondées sur une croyance. Donc, une personne peut être traitée différemment en raison de sa croyance ou elle peut être confrontée à de la discrimination même si elle n’observe pas une croyance.
[Alain] :
Pour qu’il y ait violation du Code, il suffit que la discrimination fondée sur la croyance constitue un seul des facteurs qui ont joué un rôle dans la décision de ne pas embaucher quelqu’un ou de refuser de fournir des services ou de louer un appartement à quelqu’un. Toutefois, si vous êtes harcelé parce que vous n’observez pas une croyance particulière, cela pourrait aussi constituer de la discrimination. En outre … la discrimination peut être causée par une politique ou une pratique. Par exemple, une politique qui exige des employés d’un lieu de travail d’être « rasés de près » peut être discriminatoire, , à l’égard des employés dont la religion leur demande de se laisser pousser la barbe même si son intention n’était pas de l’être.
[Jamila] :
Voici quelques exemples de discrimination fondée sur la croyance : Harceler quelqu’un parce qu’il observe ou n’observe pas une croyance. Traiter quelqu’un différemment et injustement à cause de sa croyance. Établir un profilage fondé sur la croyance, qui est semblable au profilage racial.
[Alain] :
Parfois notre perspective de certains événements est influée par des stéréotypes ou des préjugés envers des croyances différentes. Voyez ce qui se passe dans les médias et l’impact de leur couverture de certains événements internationaux et locaux sur des attitudes comme l’islamophobie, l’antisémitisme et la xénophobie.
[Jamila] :
Lorsque la religion, la race et l’ethnicité sont inter reliées, les minorités religieuses en Ontario risquent d’être exposées au racisme, à la discrimination et au harcèlement fondés sur un croisement entre le motif de la croyance et d’autres motifs protégés par le Code, comme l’origine ethnique, le lieu d’origine et l’ascendance.
[Alain] :
Parlons un peu plus de la xénophobie et de l’islamophobie. La xénophobie consiste en des attitudes et des comportements de méfiance et d’exclusion à l’égard de personnes qui sont considérées comme des « étrangers » ou des « marginaux ».
[Alain] :
L’islamophobie est plus précise. Elle peut inclure le racisme, les stéréotypes, les préjugés et la crainte, ou des actes d’hostilité, envers des personnes qui sont musulmanes ou qui observent l’islam. On parle d’islamophobie lorsque des Musulmans, ou l’islam en général, sont décrits en des termes négatifs et partiaux, par exemple, lorsque des Musulmans font l’objet de profilage racial ou de stéréotypes qui les considèrent comme une menace à la sécurité du Canada, ou aux valeurs du Canada. Trop souvent, ces images sont acceptées comme étant « normales ». C’est ce qui fait que l’islamophobie se répète.
[Jamila] :
Ses conséquences? Les Musulmans sont traités injustement, évalués négativement et exclus de postes, de droits et de chances de progresser dans la vie et dans des institutions. Cette animosité peut se reporter sur d’autres communautés racialisées qui sont ciblées en raison de leur apparence. Nous avons vu ce qui peut se produire lorsque des personnes qui ne sont pas musulmanes sont « perçues » comme étant associées avec l’islam. L’un des premiers actes criminels qui a suivi les attaques du 11 septembre a été une attaque à la bombe incendiaire contre un temple hindou à Hamilton que les agresseurs ont pris par erreur pour une mosquée. En général, plus une personne ou une communauté est « visible » et « différente », ou si ses pratiques fondées sur sa croyance sont perçues comme l’étant, plus elle risque l’opprobre et l’exclusion.
[Alain] :
L’islamophobie, comme l’antisémitisme, porte souvent le blâme sur tous les membres de la communauté religieuse … les rendant tous responsables collectivement d’un acte répréhensible ou haineux exécuté par une poignée de personnes. La discrimination fondée sur la croyance est un problème réel dans la société d’aujourd’hui… et la meilleure façon de l’éliminer est de la comprendre, et de la reconnaître. Si vous pensez avoir été victime de discrimination, contactez le Centre d'assistance juridique en matière de droits de la personne, ou le National Council of Canadian Muslims, NCCM. Les deux fournissent des services en arabe.
[Jamila] :
Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de la CODP, à www.OHRC.on.ca/fr.

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