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9.6. Autochtones

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Je voudrais voir des intervenants en santé des Autochtones accompagner les gens à certains points de la ville parce que nous ne sommes pas toujours bien reçus là où nous devons nous rendre. Je pense que les gens sont cruels envers nous et les jeunes n’ont aucun soutien pour leur permettre de se déplacer et obtenir de l’aide. 

– Participant(e) au sondage

Les gens ne se soucient pas de me comprendre ou de comprendre ma situation en lien avec mon handicap. Les autres éléments de mon identité en tant que double esprit, identifié comme homme et comme Autochtone, influent sur la façon dont les gens me traitent, avant même que je discute des façons dont je compose et vis avec le diagnostic de trouble mental et la maladie. 

– Participant au sondage

De nombreuses personnes et organisations nous ont parlé de la façon dont les Autochtones au Canada ont été affectés par une longue histoire de colonisation, de racisme institutionnalisé et de discrimination, comme le démontrent les politiques des écoles résidentielles. L’Ontario Federation of Indian Friendship Centres (OFIFC) a dit que, pour la population autochtone urbaine, cela a mené à un traumatisme intergénérationnel, à de la violence familiale, à la pauvreté, à l’itinérance, au manque d’éducation et à des incarcérations. Tous ces éléments ont de graves conséquences négatives sur la santé mentale de la population.

Les troubles mentaux comme le suicide, la dépression et la toxicomanie sont plus élevés dans de nombreuses communautés autochtones que dans la population en général. L’OFIFC a indiqué que le taux de suicide chez les Autochtones est de 2,1 fois supérieur au taux canadien, les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles de se suicider que leurs homologues allochtones[71]. Le taux de suicide chez les jeunes Autochtones de 15 à 24 ans est de cinq à six fois plus élevé que celui de la population allochtone[72].

Les stéréotypes sur la consommation de drogues et d’alcool ont été abordés lors de la consultation. Beaucoup de gens ont expliqué comment ils ont fait l’objet d’iniquités dans les services ou ont subi des remarques harcelantes ou du profilage comme risque pour la sécurité en fonction de stéréotypes sur leur identité autochtone et de perceptions erronées à propos de leur consommation d’alcool et de drogues. Selon l’OFIFC, la réforme de la santé mentale adoptée par le gouvernement provincial dans les années 1990 et ayant mené à la fermeture d’hôpitaux, a signifié que beaucoup d’Autochtones aux prises avec des troubles mentaux et des dépendances ont été désinstitutionnalisés en zone urbaine et non dans leur communauté d’origine.

Beaucoup d’intervenants ont dit que le manque de logements abordables est une préoccupation importante et qu’il est beaucoup plus difficile de trouver un logement en raison de l’intersection des identités de personne aux prises avec un trouble mental ou une dépendance, et simultanément de personne d’ascendance autochtone.


[71] Conseil national du bien-être social, Agissons maintenant pour les enfants et les jeunes métis, inuits et des premières nations, Ottawa, Sa Majesté la Reine en Droit du Canada, 2007, p. 64.

[72] Jeff Latimer et Laura Casey-Foss, Profil instantané d'une journée des jeunes Autochtones sous garde au Canada : Phase II, Ottawa, ministère de la Justice du Canada, recherche sur la justice et les jeunes, février 2004, p. iii.

 

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