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9.2. Intersections avec l’orientation sexuelle

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On nous a expliqué comment il est possible de porter un « double fardeau » quand on se révèle gai, lesbienne ou bisexuel(le) tout en divulguant en même temps un trouble mental. Certaines personnes ont dit que le stress qu’elles éprouvent en raison de la discrimination fondée sur leur orientation sexuelle a contribué à leurs troubles mentaux et à leurs dépendances. Les personnes lesbiennes, gaies et bisexuelles (LGB) courent davantage de risques d’être aux prises avec certains troubles mentaux, notamment la dépression, l’anxiété et la toxicomanie[58]. Ces troubles ont souvent trait à des expériences de discrimination[59]. Les jeunes LGB sont plus enclins à avoir eu des idées suicidaires ou à avoir tenté de se suicider que les jeunes hétérosexuels[60].

Nous avons entendu des préoccupations à propos de stéréotypes selon lesquels les personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles sont considérées comme « malades mentales », même si l’homosexualité n’est plus classée comme une maladie mentale dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR). Certaines personnes nous ont parlé de propos homophobes de fournisseurs de services de santé mentale ou nous ont dit que leurs fournisseurs de services manquaient de compréhension quant à leurs expériences liées à l’orientation sexuelle.

J’ai été référé à un psychiatre à [un hôpital]. Lorsque je lui ai mentionné que je suis gai et que je voulais en parler, il n’était pas prêt à écouter parce qu’il n’était « pas un expert dans ce domaine »! J’ai dû attendre encore cinq mois avant de rencontrer un conseiller ouvert aux personnes gaies à [un organisme communautaire en santé mentale]. – Participant au sondage

On nous a parlé de propos homophobes tenus par d’autres usagers dans un environnement de service, avec lesquels des fournisseurs de services peuvent composer de façon inappropriée. Dans les services de santé mentale, les partenaires du même sexe peuvent ne pas être traités comme des membres légitimes de la famille, ce qui les empêche d’obtenir des informations sur une personne qui reçoit des traitements ou du soutien.


[58] Allen M. Omoto et Howard S. Kurtzman, Sexual Orientation and Mental Health: Examining Identity and Development in Lesbian, Gay and Bisexual people, Washington, DC,  APA Books, 2006; S.D.Cochran, J.G. Sullivan, et V.M. Mays, « Prevalence of Mental Disorders, Psychological Distress, and Mental Health Services Use among Lesbian, Gay, and Bisexual Adults in the United States, », J. of Consulting and Clinical Psychology, vol. 71, 2003, p. 53; I.Meyer, « Prejudice, Social Stress, and Mental Health in Lesbian, Gay, and Bisexual Populations: Conceptual Issues and Research Evidence », Psychological Bulletin, vol. 129, 2003, p. 674; cité dans W.B. Bostwick, Mental Health Issues among Gay, Lesbian Bisexual and Transgender (GLBT) People, National Alliance on Mental Illness, 2007. Accessible en ligne : NAMI www.nami.org/TextTemplate.cfm?Section=Fact_Sheets1&Template=/ContentManagement/ContentDisplay.cfm&ContentID=54036, consulté le 5 août 2009.

[59] Pour un examen de la documentation, voir Dean L et coll. « Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender Health: Findings and Concerns », J. of the Gay and Lesbian Medical Association, vol. 4, no 3, 2000, p. 101.

[60] Elizabeth Saewyc et coll. Not Yet Equal: The Health of Lesbian, Gay, & Bisexual Youth in BC, Vancouver, C.-B., The McCreary Centre Society, 2007, p. 31.

 

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